‹ Vers oubliésChapitre 25 sur 34 · LE BIJOU · texte numérisé non relu

LE BIJOU

Un livre était ouvert, grand comme l'ongle rose Qu'un sang vif fait briller à chacun de vos doigts : De sveltes ornements burinés avec choix Avaient fait d'un peu d'or une mignonne chose.

C'était ce qu'on appelle un médaillon en prose. J'allais inattentif; soudain je l'aperçois, Et voilà que je reste œil ouvert, bouche close; O surprise, c'est vous, vous-même que je vois!

Il me le faut, entrons. Mais l'étrange disgrâce !

Ma bourse fut toujours moins large que mon coeur ;

Je m'inclinai devant un sourire moqueur.

Le précieux bijou fut remis sous sa glace :

Mes yeux l'y vont chercher souvent. Pauvre rêveur

Hélas ! je lui voulais donner une autre place

SOIR d'hIVF.R. 67

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