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COTE DU NORD

ou

l)K LA CHAPELLE.

Parterre d'eau.

Le Midi , sous la figure de Vénus , par MASSY. Le Soir, sous la figure de Diane, par desjardins.

Regardant le sud.

L'Air avec l'Aigle, par lehongre.

Rampe du parterre de Latone

En descendant.

Le Mélancolique, par LEPERDRix.

Antinous (d'après l'antique), par LACROIX. Tigranne (d'après l'antique), par LESPACNAN- DEL.

En retour, regardant le couchant.

Un Faune d'après l'antique), par iiutrelle.

Dans le bas du fer à cheval.

Bacchus (d'après l'antique), par cranier. Faustine ou Cérès ( d'après l'antique ) , par RE- GNAUDIN.

Commode ou Hercule, par COUSTOU.

Uranie (d'après l'antique), par frémery.

Ganimède (d'après l'antique), par laviron.

En retour, regardant l'ouest.

Cérès couronnée de fleurs, par poultier.

Au bout de l’allée.

La Nymphe à la coquille, par coysevox.

Allée, transversale.

Diogène, par lespagnandel.

Un Faune, par houzeau.

Bacchante , par dedieu.

Hercule, par lecomte.

En regard , dans la demi-lune.

Papirius , par CARLIER.

En face du char.

Persée, par le pujet.

On arrive alors au Tapis-Vert , sorte de grande allée en gazon de cent pieds environ de longueur, qui présente le plus bel aspect ei que Ion pettl comparer

ANCIEN ET MODEltNE

avec la grande allée des Tuileries, orné, principales sont :

En descendant du côté du nord.

LajFourberie, par LECOMTE, dessin deMlGNART. •binon , statue antique.

Hercule tenant un enfant , par JOUVEiYET.

Vénus (d’après l'antique), par frémery.

Cvparisse , par flamen.

Artémise,*par desjarduvs.

Aristote , par slootz per.

Dans la demi-lune.

Syrinx , Jupiter, Junon, Vertumue et Silène.

comme elle, de vases et de statues, les

En descendant du cOté du midi.

La Fidélité, par lefervre, dessin de micivart. Vénus , par LEGROS.

Un Faune, par FLamen.

Didon , par rcirette.

Une Amazone , par polxtier.

Achille, par vicier.

Ino et Mélicerte, par granier.

Dans la demi-luue.

| Le dieu Pan, le Printemps, Baelmset Pomone.

Vue du Tapis-Vert et du palais de Versailles.

Ce point de vue est un des plus agréables des jardins de Versailles : le palais et l’escalier de Latone en forment le fond, et la charmante promenade du Tapis- Vert le devant. Au bout de cette allée, et toujours dans Taxe du palais, se trouve le bassin d’Apollon, le plus grand du parc après celui de Neptune, et qui faisait les délices de Louis XI V. Dans plusieurs tableaux, on voit ce prince assis dans sa chaise roulante , au milieu de sa cour et admirant l’effet des eaux. Au centre de ce

bassin est Apollon sur son char, traîné par quatre chevaux et entouré de dauphins et de monstres marins. Le peuple l’appelle le Char embourbé , comme il nomme Latone, la Reine des Grenouilles. Sans doute, si on considère ce groupe en raison du peu de profondeur de l’eau, de la lourdeur du char, il peut paraître défectueux ; mais il faut le voir au moment où un jet d’eau de cinquante-sept pieds de haut et deux autres de quarante-sept, le couvrent de vapeurs brillantes et ne laissent entrevoir les figures que pour expliquer le sujet.

A la suite du beau bassin, et dans la perspective du palais , est le grand canal qui a 102 pieds de large et 2,400 de long. Sous Louis XIV, cette majestueuse pièce d’eau était couverte de bâtiments de toutes formes , et principalement de gondoles vénitiennes qui étaient conduites par trois ou quatre cents rameurs et matelots , pour lesquels on avait bâti un village dans le bois prochain, qui a conservé le nom de Bois des Matelots. Les fêtes finissaient toujours par quelque feu d’artifice sur ce canal, et, en 1090 et surtout en 1770, pour le mariage du dauphin , on y avait établi un soleil de feu qui éclairait tous les plans , et deux cents chaloupes couvertes de verres de couleurs.

Nous avons suivi en ligne directe l’axe des jardins de Versailles , il nous reste à examiner les deux côtés de cette même partie centrale.

Attenant au parterre de Latone, est le bosquet d’Apollon, ou plutôt un immense rocher qu’on a taillé de manière à y placer le célèbre groupe d’Apollon et des nymphes , chef-d'œuvre de Girardon , qui , depuis deux siècles , a plusieurs fois changé de demeure. Il orna d’abord la grotte de Thétis , et fut, comme elle, chanté par La

ANCIEN ET MODERNE

Fontaine. Plus tard, on éleva pour lui un ridicule baldaquin en métal doré. Enfin, il repose aujourd’hui dans une place qui lui convient , et à laquelle il convient. Celte belle fabrique est due au talent de Robert, qui était alors, c est-à-dire en 1778 , à la mode pour dessiner les jardins irréguliers et les petits monuments qui devaient

Intérieur des Itains d’Apollon.

les orner. Ici il s’est véritablement surpassé, et ce rocher , d’où coulent des eaux abondantes au milieu d’arbres et de plantes de tous les climats , est d’un admirable effet, et qui contraste avec les autres parties des jardins. Le groupe d’Apollon, comme on sait , représente ce dieu au moment où il vient de terminer sa course. Les nymphes le reçoivent. A quelque distance sont les groupes de ses chevaux, qui sont aussi d’un beau travail.

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Celle seconde vue présente I intérieur du rocher, et nous avons placé sur le devant un diner que le facétieux Robert donnait à sa société un ou deux jours avant que sa composition fût ouverte au public.

Intérieur (les bains d’Apollon.

Le groupe d'Apollon et des nymphes qui l'entourent peut donner lieu à plus d'une observation sur le goiït el la sculpture de ce temps, sur l’extension que l’on donnait à cet art el que les poêles encourageaient par leurs éloges. Une longue pièce devers de La Fontaine est consacrée à celui-ci ; nous en citons quelques passages :

Le Dieu se reposant sous ces voûtes humides Est assis au milieu d'un chœur de Néréides:

Toutes sont des Vénus de qui l'air gracieux N'entre point dans son cœur et s arrête à ses yeux;

Mais qui pourra dépeindre en langue du Parnasse La majesté du Dieu, son port si plein de grâce;

Cet air que l’on n'a point chez nous autres mortels Et pour :pii l'âge d'or inventa des autels

ii bosquet d'Apollon , on passe au quinconce du midi , qui n'a rien de remarquable (pie huit termes, exécutés, dit-on, sur les dessins du Poussin. On arrive alors au bosquet des Dômes, nom qui provient de deux petits bâtiments en marbre fort élégants, mais qui tombent aujourd’hui en ruines; on n'y retrouve plus que la suite des charmants bas-reliefs qui les décoraient, dus au ciseau de Girardon et Guérin. Du bosquet des Dômes, on doit passer entre le bassin d’Apollon et le Tapis-Vert, pour visiter le premier bosquet de la ligne opposée , et connu sous le nom de la Colonnade.

Au milieu de cette salle de verdure est un superbe groupe en marbre blanc , ouvrage de Girardon; il représente l’enlèvement de Proserpine par Platon. Sur le piédestal rond sont sculptées en bas-reliefs les diverses scènes de cet enlèvement ; la jeune Proserpine cueillant des fleurs avec ses compagnes , et Cérès, une torche à la main, cherchant partout sa fille chérie.

L’artiste a puisé ses inspirations dans la description d’Ovide.

Tout autour de la salle règne un péristyle composé de trente-deux colonnes répondant à autant de pilastres de très-beau marbre.

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