‹ VersaillesChapitre 108 sur 115 · MAITRESSES DE LOUIS XIV · texte numérisé non relu

MAITRESSES DE LOUIS XIV

1 est un chapitre nécessaire a la description de Versailles qu'on voudrait toutefois supprimer, retrancher même s’il était possible, de l’histoire , c’est celui qui concerne les maîtresses de Louis XIV. Comment cependant décrire tant de magnificence, des fêtes si splendides, expliquer tant de luxe, sans parler de celles qui en étaient l’objet, de celles à qui se rapportaient ces prodigalités? L'empire des maîtresses à la cour de France commence sous Charles VII, se continue avec plus d’éclat, sous François Ier, Henri II, Henri IV; mais jamais il ne parut avec autant de scandale, autant de hardiesse, que sous Louis XIV. Cette influence s’augmenta même avec l’âge de ce prince , parce que ses choix portèrent successivement sur des personnes plus habiles à profiter de leur situation. Mademoiselle de Lavallière n’avail dominé que son cœur, madame de Montespan que ses sens, madame de Maintenon seule s’empara de son esprit, de sa raison. Mademoiselle de Lavallière n’aimait que son amant dans le Roi; madame de Montespan que le Roi dans son amant. Madame de Maintenon voulut tout posséder, tout soumettre : l’homme et le monarque, l’affection et la confiance; elle y réussit en découvrant à travers les grandes qualités du Roi un faible dont elle pouvait s'emparer,

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cl ((u’elle sut habilement exploiter, c’était la crédulité , le scrupule et la crainte d’une autre vie. Elle attendit ce moment où, sans renoncer aux plaisirs, on pense toutefois ù les borner. Sans avoir autant de charmes que ses rivales, elle osa y mettre un prix plus élevé. Plus âgée qu’elles, elle leur survécut: la première alla s’enterrer dans un cloître; la seconde mourut dans une sorte d'exil; elle, finit tranquillement sa vie à quatre-vingt-trois ans, exerçant encore sa puissance dans la retraite qu’elle avait choisie.

Louis XFV jeune et M,îr de Lavallière.

Après avoir fait quelque temps la cour à cette modeste et jeune fille, un prince aimable et aimé ne pouvait trouver une longue résistance, mais aussi celle qu’il

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