‹ VersaillesChapitre 49 sur 115 · Mllc d'Alenyon · texte numérisé non relu

Mllc d'Alenyon

(0. Mllc de Montpensier.

Cette salle, riche d’ornements dorés, de sculptures , de corniches et de reliefs, a deux croisées, et est désignée dans dans les différents ouvrages de P. Menanteommela chambre du lit, et la place de ce lit est indiquée dans le fond, vis-à vis l’entredeux des fenêtres. Ce fut là que coucha le due d’Anjou lorsqu’il fut proclamé roi d’Espagne, et ( qu’il reçut les hommages de la cour. Elle servit souvent aux loteries que donnait la duchesse de Bourgogne, et que nous avons cherché à retracer. Le plafond, peint par Philippe de Champagne, ^ représente Mercure comme dieu du Commerce; il est sur son char tiré par des coqs ; dans l’attique, Alexandre, Auguste

V E li S A I L L E S

-ir.i)

et IMolémée ; cl au-dessus des portes des allégories peintes par Le Sueur, et relatives à la naissance et au sacre de Louis XIV.

Les tableaux qui décorent celle salle sont : lu la visite que lit Louis XIV a l’Académie des Sciences , le b décembre 1081, au sujet de la fondation de l’Observatoire, qu’on aperçoit dans le fond du ta-

bleau; il était accompagné du Dauphin, du prince de Coudé, et d'une partie de sa cour. Il visita d’abord la bibliothèque, puis le laboratoire, ou M. Duclos exécuta en sa présence plusieurs expériences sur l’eau de mer et sur le verre; mais le roi admira surtout la machine astronomique pour calculer les éclipses, et le savant M. de Cassini la lui expliqua.

Le tableau principal, celui qui garnit tout le fond, est le renouvellement de l’alliance de la Suisse avec la France. Déjà dans la salle des Gardes on a pu remarquer un petit tableau représentant la réceplion de ces ambassadeurs, mais d’une manière plus familière, sans

A N C I K iN i:i MUUICKNIi.

tout le cérémonial, et telle qu'elle a dû être faite sous Henri IN’ et sous Louis XIII.

11 est intéressant de comparer ees deux compositions, dont l’une est simple, et l’autre empreinte de toute la cérémonie religieuse.

- Sa Majesté, précédée des Cent-Suisses de sa garde, arrivant à la

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porte de l'église, y fut reçue par les principaux du chapitre, Elle se plaça au milieu du chœur sur un tapis couvert de velours rouge, semé de fleurs de lis d’or, sous un riche dais, accompagnée de Monsieur , du prince de Coudé et du duc d’Enghien. Les ducs et pairs et les maréchaux de France avaient la droite, et les quatre premiers gentilshommes de la chambre venaient après. Les ambassadeurs des cantons ayant pris leurs places et le roi les ayant salués, la messe a laquelle toutefois les députés des cantons protestants n’assistèrent pas, fut célébrée par l’évêque de Chartres. Quand ils furent revenus, les secrétaires d’état montèrent sur l’estrade où était le roi. En même temps le sieur de Lionne, qui avait le département des affaires étrangères, porta le traité sur un carreau semé de fleurs de lis d’or, et le secrétaire de l’ambassade des Suisses, le même traité sur un autre carreau ; et après que le sieur de la Barde, ambassadeur du roi auprès des cantons, eut parlé sur ce sujet, le cardinal Antoine, de France, s’approcha du prie-Dieu du roi et y tint le livre des évangiles, sur lequel Sa Majesté mit la main , en même temps que l’un des ambassadeurs pour tous les autres y posa la sienne. Alors le doyen du conseil (M. Dormcsson), en l’absence du chancelier, lit la lecture du traité.

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