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Bataille de Lawfeld. — An 1717.
Far Cou dk k.
L ne des dernières victoires du long règne de Louis XY fut la bataille de Lawfeld à laquelle il assista. Les ennemis étaient sur la Nètbeel les Français sur la IL le , entre Louvain et Malines ; mais bientôt les alliés vinrent occuper une forte position : leur droite était appuyée à la commanderie du Vieux-Jone, qui a une enceinte murée, ayant devant eux le village de Lawfeld , et c’est ce village que le maréchal de Saxe prit pour point de mire , et qu’il fit attaquer avec vigueur. Après une vive résistance, il s’en empara. Leroi, pendant ce temps , faisait attaquer de même l’aile droite ennemie, où étaient le général Bathiany et les Autrichiens, lorsque la cavalerie des alliés, commandée par M. de Ligonnier , fit une charge hardie, mais sans succès. Elle se retira en déroute vers la basse Meuse. Cette bataille se donna le 2 juillet 174-7. La perte des Français fut évaluée à six mille hommes tant tués que blessés , et celle des ennemis à dix mille hommes , vingt-neuf pièces de canon et beaucoup de personnes , parmi lesquelles se trouva le général Ligonnier , auquel Louis XV dit ces belles paroles, en lui monlrant le village de Lawfeld : « Ne vaudrait-il pas mieux , monsieur, songer sérieusement à la paix que de faire périr tant de braves gens? >> C’est là le sujet du tableau d’Horace Vernet.
SIF.GF. DF. YOUK-TOWN — An 1781.
Far Cor DKR.
Ce tableau représente le maréchal de Rochambeau et le général Washington donnant les derniers ordres pour l’attaque,qui fut suivie de la capitulation. Louis XVI avait reconnu l’indépendance des États-Unis, et il ne soutint d’abord que par ses vœux leurs généreux efforts; mais bientôt la conduite de l’Angleterre le força à y prendre une partactive , et le maréchal de Bochambeau débarqua en Amérique avec une division de troupes françaises. Le comte de Crasse commanda la flotte. Washington, d’accord avec ses deux auxiliaires, résolut d’assiéger lord Cornwallis dans York-
Town ; et toutes les mesures furent si bien prises, que la troisième division, partie de divers points, se réunit presque au même instant. Washington et Bochambeau investirent la place par terre; de Grasse en interdit l’accès du côté de la Chesapeak. La tranchée fut ouverte dans la nuit du 7 au 8 octobre , et , malgré la valeur des assiégés, lord Cornwallis, dont tous les efforts furent rendus inutiles par le concert et la bravoure des troupes alliées, n’eut d'autres ressources, pour éviter une ruine complète, que de capituler.
Le 19 octobre, les troupes de terre se rendirent prisonnières aux généraux Washington et Bochambeau, les troupes de mer, au comte de Grasse; lord Cornwallis fit faire la soumission par le général O’Hara.
Bataille de Flcurus. — An 1791.
Par Mauzaisk.
Fleurus, champs amis des Français, Trois fois semés par la vietoire.
Ode de Lf.biu'N.
Ce champ de bataille , déjà célèbre par la victoire de Luxembourg sous Louis XIV, le devint encore davantage par les trois journées de combats qui s’ y livrèrent en 1 794. On aurait tort cependant d’appeler positivement victoire cette lutte terrible qui eut lieu le 26 juin : elle eut de plus grands résultats qu’une victoire; mais il est certain que la Convention reçut la nouvelle qu’à quatre heures on regardait la bataille comme perdue : les Autrichiens , les Hollandais et les Anglais étaient maîtres des deux ponts sur la rivière de la Sambre, à droite et à gauche de Charleroi, et l’armée française , accumulée autour d’une grande redoute, aurait eu de la peine à opérer sa retraite par la seule porte de Charleroi, si les Autrichiens fussent parvenus à s’emparer de la grande redoute. Mais leurs efforts furent vains : le général prince de Waldeck , chef de l’état-major de l’armée autrichienne, envoya successivement grenadiers, infanterie, cavalerie se briser contre ce rempart défendu, avec la résistance du désespoir, par Jourdan, ayant sous ses ordres Kleber, Bernadotte, Lefebvre,
v i. usai u. es
( ihampiounel. Le prince de Waldeck, après une inutile allnque qu’il lit lui-même avec un régiment d'infanterie hongroise, donna l’ordre de la retraite, et ne fut point poursuivi. Il est vraisemblable (pie s'il lût resté sur la place, même pour recommencer l’attaque le lendemain, ou les Français se seraient retirés la unit , ou ils étaient obligés de se partager en plusieurs corps pour rétablir leurs communications. Celle bataille leur ouvrit pour la seconde lois la Belgique.
Il ATA 1 1,1. K l)K RIVOLI. — An 1 707 .
1*11 r Cocmkt.
Nous avons rendu compte de celte bataille dans la description des salles consacrées aux campagnes de l’empereur: c’est un des plus beaux el des plus savants faits d’armes de 1’liisloirc; et le roi Louis - Philippe, dans l’ordonnance de la galerie, a parfaitement compris qu'elle devait y tenir sa place. C’est dans les dispositions habiles qui présidèrent à celle bataille qu’on peut observer la véritable science stratégique, c’est-à-dire l’art de porter sur le point principal le plus de force possible, sans toutefois, par le calcul des marches et du temps, compromettre les positions que l’on dégarnit, l'.ivoli et Austerlitz sont, à notre avis, les deux opérations les plus habiles du grand homme dont elles assurèrent la gloire et la puissance.
Humilie de Zurich. — An 17 Fur Bocchot.
Pendant que les Français triomphaient dans l'Orient, qu’ils écrivaient leurs noms sur les monuments de Thehes et de Memphis, les coalises s'apprêtaient à pénétrer dans l'intérieur du pays. Une armée russe cuirait en Suissfe pour se joindre à l'armée autrichienne et envahir les provinces du midi. Celui qui pouvait empêcher cette jonction sauvait la France, el ce beau rôle échut à Masséna , qui s’en acquitta merveilleusement. Le général russe kostakow occupait Zurich , dont il fallait le débusquer; Masséna, aidé de sou chef d'étatmajor, alors Oudinot , franchit la rivière, et se présenta devant Zurich, qu’il attaqua avec
une telle vigueur, que les Busses furent culbutés, séparés en deux corps, et perdirent presque tous leurs canons , leurs bagages, leurs approvisionnements, et ne reparurent plus de la campagne.
ltnl hIIIi' ih' Hi.liinlimlon. — An tllOO. Fur Sinon*.
Les deux victoires de Hochstetl eide Marengo avaient amené un armistice, mais il fallait une nouvelle victoire pour amener la paix ; elle fut due à Moreau, qui déploya dans cette courte campagne les talents d’un homme supérieur. L'archiduc Jean marchait à travers le bois d’Ebersberg , se dirigeant sur Munich par la route de Muhldorf. Moreau l’attendit à Ilohenlinden avec le corps de grenadiers du maréchal Ney. Bichepanse, suivi de la division Decaen, se porta surMattenpot , où, en passant par Saint - Christophe , il trouv a l’avant-garde autrichienne; il s’avança en masse dans le délilé, et mit le désordre dans les rangs autrichiens, culbuta les grenadiers hongrois, et parvint à rejoindre la division des grenadiers de Ney, qui avait attaqué en front avec le meme succès. Les Autrichiens, pris ainsi et serrés des deux côtés, se dispersèrent en désordre dans la forêt : il était quaire heures du soir. Onze mille prisonniers, deux généraux et cent pièces de canon furent le produit de cette belle journée. « Mes amis, dit Moreau en passant devant ses troupes, vous avez conquis la paix ! » Elle fut en effet signée bientôt à Lunéville.
Rnt.illu a*Ali5(erli(7.. — An 180!;.
Fur Ukrakd.
Nous avons déjà donné une relation détaillée de cette bataille: nous dirons seulement ici que
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le peintre a choisi le moment où Bapp, blessé et ayant perdu son chapeau dans une charge contre la garde russe, présente à l’empereur les étendards de cette garde et les principaux officiers faits prisonniers.
BATAILLE D'IÉNA. — An 1800.
Par Mokack V krnkt .
Nous avons également rendu compte de cette bataille ; nous ne parlerons donc ici que du tableau. Le peintre a choisi le moment on l’empereur, voyant ses ailes menacées par la cavalerie prussienne, ordonne de se former en carrés. La garde impériale à pied , voyant avec dépit toute l’armce engagée, et elle seule dans l’inaction, plusieurs voix font entendre les mots : En urnnt ! « Qu’est-ce? dit l’empereur, ce ne peut être qu’un jeune homme qui ose préjuger de ce que je dois faire; qu’il attende qu’il ait commandé dans vingt batailles pour donner un avis. »
Les trophées de la victoire d’Iéna furent dix mille prisonniers , soixante drapeaux et trois cents pièces de canon , ou plutôt ils consistaient dans la perte totale de la monarchie prussienne.
Bataille lie Friedland. — An 11107.
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a L'est un jour de bonheur ! s’écria Napoléon en entendant gronder le canon; c’est l’anni-
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versairede ÎMarengo!» EL aussitôt il donna ses ordres : la gauche des Itusses, commandée par le prince Bagration , assaillie de front et en liane, se retira , culbutée, sous Friedland. Le village, attaqué alors par l’aile droite et le centre, ne put être défendu , et l’armée ennemie fut forcée à la retraite. La prise de K<r nigsberg et la paix furent le résultat de cette seconde et courte campagne de dix jours.
Bataille de Warrant. — An 115011.
Par Ho uac k Vkunkt.
Nous avons donné le plan et la narration de cette grande bataille , qui fut glorieuse sans doute, mais qui aurait pu l’être davantage, si le changement de front que (il l’empereur sur le centre de l’armée autrichienne, et l’attaque de la cavalerie eussent été vigoureusement soutenus ; l’aile droite autrichienne eût alors été entièrement coupée et obligée de se rendre. La crainte de voir arriver à sa droite le corps de l’archiduc Jean empêcha l’empereur d’employer environ trente mille hommes qu'il tenait en réserve, et la blessure du maréchal Bessières ralentit l'élan de la cavalerie. Le tableau représente le moment où Napoléon ordonne le changement de front, et où Lauriston s’élance, à la lete d’une batterie de cent canons, contre le centre de l'armée autrichienne, qui s’arrête alors, et suit bientôt le mouvement de retraite de sa gauche, repoussée par le maréchal Davoust.
Nous avons cherché à donner une idée de cette magnifique salle et des tableaux qui en sont le sujet et le plus bel ornement; mais il est une autre impression qu'on éprouve dans celte grande et noble enceinte : c’est la mémoire des hommes courageux qui ont perdu la vie pour la défense et la gloire de leur pays. Quatre-vingts bustes ou représentations d’armures présentent autant d’hommes illustres morts dans les combats pour la France, depuis les temps les plus éloignés; et pour compléter celte glorieuse collection, douze tables de bronze entre les croisées, surlesquelles sont écrits, en lettres d’or, les noms de tous les princes, anciens conné-
V I-; K S A 1 1 . L !•: S ANCIEN ET RIUDEUNE.
tables ou généraux qui ont péri de même; et celte liste est de six cent cinquante. Nous en indiquerons un petit nombre.