‹ VersaillesChapitre 74 sur 115 · Y K K SAILLI'; S · texte numérisé non relu

Y K K SAILLI'; S

kerque, en 1692, la plus grande partit! de l’ infanterie française était encore armée de piques et de mousquets à mèche. La pique ne disparut entièrement qu’au commencement du dix-huitième siècle; la combinaison de l’arme blanche et de l'arme à feu donna à l'infanterie une prépondérance qu’elle n’avait pas.

fijitnille île Villn-Viciosn. — An 1710. Par Alai-x.

Louis XIV avait été forcé de rappeler en France les armées qui avaient combattu en Espagne pour la cause de Philippe Y ; mais, à la demande de son petit-fils, il lui avait envoyé le duc de Vendôme, dont la réputation, ébranlée par la malheureuse campagne de Flandre il"08), devait recouvrer, sous le ciel d'Espagne, l’éclat dont elle avait brillé en Italie. Vendôme détruisit bientôt les dernières espérances de Charles III, le concurrent de Philippe V. Vainqueur de l'habile général autrichien Stahremberg, il assura la couronne d'Espagne sur le front du petit-fils de Louis XIV. Ce fut à Villa-Y’iciosa que Philippe V attaqua l’aile gauche des ennemis et la mil en déroule ; la lutte fut plus longue el plus acharnée à l'aile droite, mais Vendôme l’emporta ; Philippe V et Vendôme couchèrent sur le champ de bataille, sur les drapeaux ennemis dont on leur avait fait un lit.

Les belles destinées de la France avaient cessé ; son roi . accablé d'années et de soucis.

resté presque seul debout de toute sa nombreuse famille, n’éprouvait plus et n’inspirait plus d’enthousiasme. Les finances étaient .épuisées; Eugène et Marlborough menaçaient la Franced’une invasion; les places frontières cédaient les unes après les autres , lorsque Louis remit à Villarsle commandement de ses troupes. Elles étaient bien inférieures en nombre à celles des alliés ; mais le prince Eugène, confiant dans sa fortune, étendit trop ses lignes depuis Mai-chiennes jusqu’à Landrecies. Villars, tenant en main son armée, feignit de marcher au secours de Landrecies; mais revenant brusquement vers l’Escaut, il le passa à Neuville, et fondit sur les retranchements deDenain, où le général hollandais devait assurer les communications entre Marchiennes et Landrecies- Les lignes sont forcées ; les dix-sept, bataillons qui les défendaient, pris ou jelés dans l’Escaut; le confie Albermale.fail prisonnier; et lorsque le prince Eugène accourt pour réparer ce désastre, il a la douleur d’en contempler les effels, sans y pouvoir remédier.

llntnilli- île Fnntènny. — An 17 CI.

Par Hobacr VrnNKT.

Nous donnons un délail circonstancié de celle bataille dans la description de l’aile du I Nord, ce qui nous dispense de la rapporter { ici. Ce tableau, d’ailleurs, représente le moment qui suivit la victoire, lorsque le maréchal de Saxe , épuisé de fatigue, se fit porter devant le roi, et lui dil : « Sire, j’ai assez vécu ; je ne souhaite de vivre aujourd’hui que pour voir Voire Majesté victorieuse. » Louis XV embrasse le maréchal , et parcourt le champ de bataille, ordonne qu’on prenne soin également de Ions les blessés , Français et étrangers, et passe ensuite devant le front de tous les régiments, qu’il remercie de leur belle conduite. M. Horace Vernet a mis dans son tableau plusieurs scènes touchantes. Toute cette composition , sur un fond clair , est un des tableaux les plus agréables de la galerie.

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