‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 11 sur 104 · I-MII 4. Vtm · texte numérisé non relu

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Le pont de Sèvres est un des plus beaux ouvrages du règne de Napoléon, et j’aime à le dire, parce que j’ai présidé â son exécution. La forme du plein cintre est en effet , pour les grandes communications, la seule qui convienne, lu seule qui ait un aspect momimculal et donne

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l’iilée de la durée. Ce pont est d’axe avec le dôme des Invalides; nous l'avons représenté en avant de File Séguin et des coteaux de Bellcvuc.

C’est une idée biznrre que d’avoir construit un immense bâtiment sur le Ixiut d’une Ile, ee qui ôle à cet édilice tout développement , toute commodité. Le voyageur demande si c’est un palais, une mamilaeture, ou une caserne , cl il finit pur apprendre que c’est un caprice.

L’ancien pont de Sèvres, construit en bois, et assez loin du pont do Saint-Cloud , n disparu ; mais il a laissé quelques souvenirs dans les événements dont il n été le témoin. Quelle est par exemple cette voilure qui

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revient au galop de Versailles? n’esl-ee pas le grand Coudé <|iii (|iiitle son eamp , prés de Sèv res , pour entrer en négociation avec l’armée de Mazurin? Non, car il serait entouré de cinquante ou soixante gentilshommes de sa maison, a cheval. C’est peut-être le confesseur I .ciel lier, qui faisait celte route tous les jours? Non, car nu contraire, celui-ci, par une fausse modestie, affectait de n’avoir que deux chevaux à sa voiture. Ah! je le vois, ce sera le grand écuyer Beringhem, qu'un parti de Hollandais osa venir arrêter, les uns disent sur le pont de Sèvres, d’autres, dans le lads de Itoulogne , en le prenant pour le dauphin : singulière mystification qui ne cessa que prés des frontières de France. Supposons plutôt que c’est la voiture de Colbert , et , avec lui , l'abbé 1a> Gallois , sire de Grimaret, qu'il enunenuit tous les jours a Versailles, pour que, (tendant la route, il lui apprit le latin. C’était ne pas perdre sou temps.

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Nous avons cherché è donner ici une idée de l’aspect des bâtiments consacrés a la manufacture de Sèvres, et, en même temps, de ses produits ^ les plus recherchés tant anciens que nouveaux, l.a forint' des premiers est maniérée, bizarre; mais la beauté de la (aile,

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l.i délicatesse et li' lini des peintures , 1 éclat du vernis, les feront toujours apprécier. Vers In lin du siècle dernier, le retour aux formes grecques s’étendit à la manufacture de Sèvres , et on y produisit des vases qui par leur élégance ne le cédaient en rien aux ouvrages des anciens. L’activité et le goût du directeur actuel, M. Brongniart, a donné h cette fabrique un nouvel essor, et ù la peinture sur verre une sorte de renaissance, line galerie de cet établissement renferme une collection singulière et unique de poteries de tous les temps et de tous les pays. On |>eut y suivre In variété des formes que In mode imposa successivement depuis l'muicc 17 itl jusqu'à présent. L’bisloirc de cette collection serait presque celle des arts en France. Nous terminons eet article par un hommage à Bernard de Palissy, le créateur de ce genre d’industrie, de plus le modèle des arlisti's cl des lions citoyens, à Bernard qui sacrifia toute sa fortune et brûla lui . même ses meubles pour parvenir à exécuter mss savantes et utib-s découvertes.

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