I.» FnTTimr. Kpllrr .» H. de
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Il est difficile d'établir 11 quel titre cl «Unis quelle année In communniilé de Snint-Sulpice devint propriétaire de cette- maison ; imiis il est certain i|ii'en 1 6(1-5 le célèbre U Nôtre y fut appelé par M. Tronçon , supérieur du séminaire, pour embellir les jardins, et que Fénelon, qui l'avait liabilé jiendanl plusieurs aimées de sa jeunesse, y parut devant ses juces
tosfcrm* fl»
Un petit cabinet orné de roroillcs, et ipii existe 5e. encore, fut l’espèce de tribunal d’inquisition où j Bossuet, l’évéque de Chàlons et M. Tronçon inleryrogèrenl l’auteur de Télémaque sur la doctrine du quielisme et la définition de la charité. Fénelon se défendit avec l’éloquence de l’âme, avec le charme de l'imagination, plus qu’avec la lettre rigoureuse du dogme , aussi fut-il déclaré vaincu dans les v ingt-qualrc articles de ce qu’on appelle la conférence d’Issy ;
■ I n Mas.
V KKS tll.l.KS
mais il mirait pu dire comme Hoilcau : J'ai lort. ri rcpciidnnl jaune mieux avoir lort de celte manière ipie raison aulremenl 1 .
U1 cardinal Fleury, qui affectionnait la communauté des prêtres de Saint - Sulpice , allait souvent au milieu deux limiter les douceurs du repos et de l’amitié. I as séminaire lui doit la construction d’une aile, qui s'avance jusque sur la grande nie et où il s'était réservé un logement
I.a chambre qiiil habitait, et qui a été conservée religieusement, est une preuve de sa modestie et de sa simplicité'; c'est là qu’il mourut le 2t janvier 1745, à l'âge de quatre-vingtneuf ans, et après avoir régné, on peut s'exprimer ainsi, environ quarante ans. I.a douce sérénité qu il conserva jusqu'il scs derniers moments étonnait Konlenelle, qui lui dit un jour : .Mais est-il bien vrai ,
* l'if de /tarinr. jwr Louti Hjcinr.
monseigneur. que vous soyez encore heureux? Il est peu de ministres en retraite aujourd'hui qui répondissent favorablement à cette demande , et cependant il en est peu qui aient seulement la dixième purtie de ce temps de bonheur à regretter.
Près de cette maison est celle du maréchal d’Estrées , que le ezar Pierre visita dans sa retraite. Mais de toutes ces habitations , la plus belle et la mieux située est, sans comparaison, celle de Mra* de lA-pine, appartenant jadis à la belle princesse de Conli , mademoiselle de Blois , qui aux grâces de mademoiselle de La Vallière , sa mère , unissait le port et l'air de Louis XIV, son père. Elle donna, à Issy, des fêtes brillantes au dauphin. Les jeunes gens de la cour les plus éreiUés et les mieux faits , mademoiselle de Nantes, madame de Simianc, mademoiselle de Grignan et les beautés célèbres de ce temps en faisaient le charme. La Fontaine, errant sous l'ombrage de la magnifique allée plantée par Le Nôtre , sentit souvent ses méditations troublées pur le souvenir de sa lielle hôtesse : il la voyait
Mille fois plus légère
Que ne dansent aux bois la nymphe et la bergère ;
L’herbe l'aurait portée , une fleur n'aurait pas Reçu l'empreinte de ses pas.
de fïfWy.
îr sortir deVanvres, le chemin parcourt à mi-côte des champs, des vergers, d'où la vue se porte alternativement sur les deux rives de la Seine jusqu'au vallon pittoresque de Fleury. A gauche, on distingue les campagnes de Sceaux , de Fonlenay-aux-Itoses, le château de Plessis-
V K II S A 1 1. L i;s
Piquet, appartenant à la respectable famille Odier, cl un coteau d'où l'on descend à un aqueduc colossal, qui traverse la vallée. Cet ouvrage, digue des Romains , a trente mètres de haut et porte , comme sur un arc de triomplic , le chemin de fer qui passe à la vue du château de Meudon qu'on voudrait contempler plus longtemps.
Il ne faudrait pas cependant y chercher le castel flanqué de tours et ceint de larges fossés où le seigneur de Vanvres et de Gonesse, François 1", soupirait aux pieds de la belle duchesse d'Étainpes. Ne demandez l>as non plus le magnifique édifice construit, par Philibert Delorme, pour le cardinal de Lorraine , dans lequel on voyait représentées les séances du concile de Trente, dans lequel l'ambitieux Henri de Guise rêvai! scs illusions de grandeur, et où se trouvait Henri IV lorsqu’il apprit la mort d'Henri III, et enfin le séjour de Louvois au moment de sa disgrâce , et lorsqu’il pressentit la mort qu elle devait lui causer. Ce château , devenu dans nos temps modernes un atelier de machines de guerre , fut bientôt détruit par le feu , la négligence et la cupidité ; il n'en reste plus que la magnifique terrasse et un petit château que le dauphin avait élevé sur l'emplacement d'une grotte , et que Ixmis XIV appelait une maison de financier peu digne de le recevoir. C'est lu que sc réunissait la société qu'on nomma la cabale de Meudon , occupée à placer sur le trône un prince qui ne s’en souciait pas ; qui , lorsqu'on lui parlait de son sacre prochain , se bouchait les oreilles en riant et frappait sur ses souliers avec sa canne. C’est là que Marie-Louise reçut le terrible vingt -neuvième bulletin qui put lui faire présager la chute de son pouvoir, et qu'une autre princesse attendit tranquillement que le sort plaçât sur son front de quatorze uns la couronne de Bragance. Mais il est un souvenir de Meudon autrement cher aux amis de la franche, delà spirituelle gaieté; c'est celui d’un certain curé original, qui n'y exerça que deux ans son ministère, qui , je crois, ne l'exerça que là , et dont toute la vie comme les écrits furent consacrés à une sorte de philosophie railleuse, érudite, piquante, souvent profonde, toujours gaie ; on reconnaît ici le facétieux Rabelais, le plus enfant des hommes, ou le plus malin des enfants. Rabelais, qu'on n'aime point à demi, dont la hardiesse habile sut tout dire sans offenser1 II fut un leni|>s où j'avais tou-
VNCIEN KT MODERNE.
jours un petit \olume de ses enuvres clous ma poche à côté d'un lluruee ; Us m'apprenaient tous deux à jouir de la vie. llélus ! je n'ai plus besoin que de celui qui apprend à la quitter, à se séparer de tout ce qui est clier ; Linquenda tellus , et damne, et luror placens ; et même ù renoncer à la kvtare de Rabelais , à la conversation d'un spirituel ami.
Oui , te voilà bien, mon bon petit Panurge ; te voilà bien, maître François , méditant dans ce moment je ne sais quelle scène bouffonne'; te voilà. admirable père des facéties’1. Je voudrais bien pantagruéliser quelques instants avec toi, mais j'ai peur que cela ne convienne pas à celui qui consent à me lire : il trouvera peut-être , comme La Bruyère , que tu es sublime quand tu es bon ; mais il n'ira pas aussi loin que moi , qui le trouve encore très-bon quand tu es mauvais. Contente-toi, irn ai vieux
Xomtîo i|uitl nuitiUiiis mtganmi. lotus in illia.
lion.. Snl. n.
>uganun pat«*r. artifru|iip mira».
Rt. PisQnr*. OKwr. dir.
V I. It SA I Ll. ES
compagnon. d'avoir été imité pur Montaigne, Scarron , Molière, La Fontaine, et d’étre resté encore inimitable.
Au sortir de Sèvres, et dés qu'on est parvenu à la hauteur de Vilied'Avray , on voit, à droite et à gauche de lu route, les deux chemins de fer s'approcher, tendre presque à se réunir, et on s’avance , pour aiusi dire, en trois colonnes jusqu'à Chtiville.
I.e muguilique château de I .ou vois àChàville a été remplacé par plusieurs habitations, qui , se joignant au village de V ille-d Av ray, composent une des plus agréables situations des environs de Paris. bientôt on arrive à Virollay, et à une suite de coteaux en vergers et de prairies coupées de haies vives et de jolies barrières en bois : c’était naguère le haras de l'infortuné Kieussce. On se croirait ici transporté dans quelque comté de l’Angleterre , dans ces milliers de prairies couvertes de bestiaux, qui ornent et enrichissent ce pays. — C'est surtout lorsque le temps est orageux et que le soleil se fait jour à travers les nuages et frappe quelque point de ce paysage , que l'illusion est complète. — En effet, je ne sache point un homme qui , ayant habité quelque temps les campagnes de l'Angleterre, n’ait conserve un souvenir agréable de cette contrée, à la fois si positive et si roman
AÎS Cl EN ET MODEHXE.
tique , si élevée en intelligence et cependant si pleine de doux sentiments, de tendres émotions, où la jeunesse et la beauté ont autant l'aspeet de la candeur.
Le liams de M. Rieusscc, a la porte de Paris, offre une de ces industries que les gens du monde et les propriétaires riches devraient multiplier à l'infini. Est-il rien en effet de plus beau au milieu d’une campagne , d'une prairie , d’un parc , que ce noble animal , compagnon de l'bomme dans toutes les situations de sa vie, à la guerre, à la citasse , auprès de son bubitation? Mais qu’il acquiert encore de prix lorsqu'il peut déployer en liberté son auduec , sa grâce , les belles proportions qu’il a reçues de la nature et qui le rendent supérieur à tous les autres animaux 1 ! Il est alors tel que l'Écriture, que l'antiquité nous le représentent, fier, noble , indompté , mais eu même temps familier, doux . reconnaissant, suivant son muitre comme un chien, se couchant au milieu des enfants et prenant garde de les blesser; c'est ainsi que nous l’avons trouvé dans le désert, prés de la lente des Arabes, faisant société avec eux", se laissant conduire par celui qui le monte avec une simple corde, et s'arrêtant si son guide tombe ou s’il descend.
Ce goût des belles races de chevaux devient souvent une passion ; on aime à la retrouver telle dans la vie du célèbre Alliéri , qui voyageait avec ses chevaux , disait-il , comme avec des umis. On rit de son indignation lorsque, pour passera Calais , il les voit suspendus par des cordes, ou serrés les uds contre les autres 5 et les matelots marchant sur leurs dos comme sur un parquet. Quand aurons - nous en France des étalons qui rapporteront à leur maître quatre ou cinq millions , qui joindront l'élégance à la beauté, qui nous délivreront de cet impôt que nous
* Bi rroi».
* l;u jour entre autre*, voyageant avec une tribu do Anesé», nous entendîmes du bruit dan* la tente «les femme», élnigni'e dr la ndtre Je m'informai du rajet. et le chef vint me dire que cela venait «le ce que mon lil* avait demandé Cacheter une Jeune Jument «|ue le* femme* aimaient particuliérement et «|u elles craignaient «le perdre. Le chef ajouta «ju'il uc pouvait la vendre, nui* qu’il offrait à mon fil* «le la lui donner et d'y joindre cinq chameaux *11 voulait rester avec lui et épouser une «le se* tilles. — Le» belles races de chevaux vont peut-être aujourd'hui plu* rare* encore dan* l’Orient qu'en Europe, et il est «mi Angleterre* «les milliers de jument» qui, si elles étaient transportes dan* le désert, feraient l'admiration «le# Arabe* et seraient vendues trcs-rlirr.
‘ Conte si non fussent vivi corpi. ma la continuai loue «lel pavimrato.
yu» fit /il fit ri, cap. 12.
payons à l'étranger pour notre cavalerie, pour nos courses et pour nos plaisirs? C'est quanti ou imitera l'exemple du malheureux Kieusaec.
De Viroflay on aperçoit déjà les abords de la ville royale; les roules s'élargissent; je ne sais quelle grandeur s'annonce de toute part, bientôt on entre dans une des trois magnifiques avenues qui alioulissent au palais de Versailles et que nous indiquons sur la petite carte qui finit ce chapitre. Le palais ne laisse d'abord apercevoir que ses toits dominés par un drapeau ; il se découvre bientôt successivement jusqu'à ce que la masse entière apparaisse aux regards. Embellissons ees abords assez arides , assez monotones . par le souvenir du grand roi qui les a si souvent parcourus; imaginons qu'il arrive environné de scs gardes, conduisant luimème sa voiture, ainsi qu’il avait coutume de le faire, et se préparant à entrer dans ce palais qu'il a créé et où il a voulu que tout fut d'accord cil élégance et en grandeur.
£on origine, ees aocroMScmcr.w cuocessili
•|uoiMlai".
Vint;., .fin., cil. (Il .luln*fiiit «h-* cabane*.
V i- y « loin >ln ni:i^iiili<|iio pillais de Louis XIV et de la vie fastueuse que
ce nioiiai'i|ue y 5» ‘ menait, à l'existence de nos premiers rois,
' "i qui n'avaient pour toute demeure qu'une C.;. i ’illelle de pelile affaire et auatn sergent pour leur administrer ce qu'il leur fallait'. Ces chefs de nations
• Chronique «If Saint- Ooms.
FmplamiM-iil de Ymaillr*.
V KK8AILI..ES
barliares, ccs princes chevelus , eu Irainniit leurs chariots dans les Gaules, y trouverait encore le luxe des Humains; mais I habitude du pillage et de lu dévastation détruisit bientôt ce l'este de grandeur, qui lie devait plus se reproduire, fin effet , où voit-on dans les temps modernes des maisons de campagne ornées de trois cents colonnes 1 de marbres étrangers1, des uppurtements dont les plafouds, les murs et jusqu’au parquet3 étaient couverts d’or et de pierres précieuses4, où des eaux limpides arrivaient par des tuyaux dans toutes les salles5? où trouve-t-on des toits s'élevant dans les airs à plus de soixante-dix pieds* et supportant encore des bosquets et des bassins d'eau vive’?
Le moyen Age vit disparaître ces merveilles et se construire à leur place des enceintes détours à l'imitation des camps; la demeure des chefs , sous le nom de Donjon , était ou milieu comme la tente du préleur, ne se distinguant des autres que par un peu plus de luxe intérieur ; l'entrée était également défendue pur deux tours : ainsi la royauté se trouvait reportée après deux mille ans au sceptre pastoral du désert ou à la chaumière des rois d'Argos. Lady Macbeth, comme Audromaque, montait au haut de su tour pour voir combattre son mari dans la plaine*, et Frédégomle se plaignait qu’on lui volAt ses jambons *; comme Pénélope, qu’on lui mangeât ses bœufs.
Charlemagne eut bien une sorte de luxe à Seltz et à Aix-la-Chapelle
1 Ter ccntum stat purlici» al ta columnis. Muer., Itb. il
Pendent innutneris fasligianlxa columnis. Stick. Ep.
* Lungeque petit»
Marrooribus. Jtiv.,Mt. 14.
1 Auro parictr». auro laqueana, auro fulgcntia caplta coiunmarmn. Hieromnis adGaudenttum.
• Super gemmas cl muniUa calcant A pu. . lib. iv.
Et dignas digilis coulendcrc gemma». Stat. i» Tibw .
» Per eu ne ta cubilia lymplias. Stat., de E. Gar.
• Scdcsquc ad sidéra mittunl. Claldie*.
La liait leur des maison* de soixante-dix pieds fut réduite, sous Auguste , h soixante. Au*., v, Ep.
» Incoiminibus minora et navigia. Val. Max., Ub. IX, cap. 1 1 SiH., ép. 412.
Ces profusion* singulières ne ac trouvaient pas seulement dans les palais des empereurs et des citoyens riches, ma» chez des consuls, connue Cicéron et Seau rus, et même chez le philosophe Sénèque, Et docti senec.T ter nutneratida domi». Mart., Ub. IV, ep. 4t.
Une maison passait pour être petite lorsqn’eUe ne couvrait pas les quatre arpents , qui faisaient vivre cjncirmaïus. Val. Max. lib. IV, c. i.
* * Homère. Iliade, ch. u.
* Frédégonde accusait Nectaire d'avoir volé ftChilpéric plusieurs jambons , lergoramulta.
(«RRGOI1K DI TOI RS , lib. XIII , C. XV.
\ > C I K N ET MUDEIIMi.
Kl
où il àvui( fait lrnus|>orter lin riches objets qu’il avait pu recueillir iliuis ses conquêtes; mais les détails qu'il nous donne lui-même de ses métairies dont il faisait vendre les herbes, ce qu’on sait de la vie qu'il menait, de son costume, de la manière dont son lils voyageait, prouve la simplicité et la rudesse de ces temps. Un siècle plus tard, les princes et lin grands vassaux étendirent leurs demeures et entourèrent leurs hnbilnlions de jardins, de métairies. Tel était le château de Vincennes, où le sage Charles V réglait l’ordre de son chevaucher; celui de Chinon ou de Meungsur-Yèvres, où Charles VII perdait son royaume dans les fêtes, tandis que Louis XI défendait le sien au Plessis-les-Tours, en faisant pendre les curieux qui approchaient des fossés1. Cm manoirs n’avaient pas seulement les formes des forteresses, ils en avaient les moyens de défense ; on y soutenait de longs sièges’. Le retour des croisades, les souvenirs de l'Orient, du luxe des empereurs grecs et des sultans apportèrent quelques changements à la décoration intérieure de ces édifices, mais peu à l’architecture. Il fallait que l'Italie, cette terre éternellement classique des lieauxarts, eût développé aux regards français ses merveilles ; qu’elle fût devenue l’école de ses conquérants avant de devenir leur tomheau, et c’est ce qui eut lieu au retour de Charles VIII , de son aventureuse expédition. Alors naquit en France le goût de l'architecture grecque et romaine, mêlée d’abord aux formes gothiques, tel que dans le château de Gaillon , mais bientôt après , pure, élégante , majestueuse , tel que dans les châteaux de Blois, de Chaumont , de Chambord, de Chenonceaux, qui embellissaient les I tords de la Loire, cltef-lieu alors du gouvernement et de la nationalité.
Le règne de Paris sur la France n’était pas encore arrivé; cependant à mesure que celte ville acquérait de l'importance, les souverains semblaient vouloir s’en rapprocher et y établir le siège de leur empire. François I" embellit Fontainebleau, et lit bâtir le château de Madrid, dans le
4 Lesquels f.irti tient laides contorsions et grimaces, les bons bourgeois. Jmk !>K Truies, 1 133.
1 «Tout à (environ de la place du Plcss»-lo-P.irc ( qui étoit le lieu où il sr tenoit , dit Phili|ipe de Conimtnrs, il fit faire un treillis de barreaux de fer ayant plusieurs pointes . «t aussi quatre moineatn tous de fer bien espacé et par où l'on pouvoit bien tirer à son aise, et était chose bien triomphante, et routa plus de vingt mille francs , et a la fin y mit quarante albatcstrirrs, qui . jour et nuit étaient en ces fossés avec commission de tirer à tout homme qui en approrhrroit de jour on de nuit jusqu'il ceqot'la porte fftl ouverte le malin. • Pu. ne Commise* . tome XII.
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\ KUSAII.I.ES
bois de Boulogne. Henri IV éleva Saint-Germain ii l'entrée d’une forêt sauvage, où, dans sa jeunesse, dit la Chronique , on lavait vu courre le cerf avec Martini de Loniénie, seigneur du hameau «le Versailles . situe nu milieu des liois. C’est en galopant rôtc h côte «le iv brave homme, tué depuis à la Sainl-Barllielemv, ipi'il devisait avec cette gaiete maligne, celle profondeur d'idées , celte simplicité qu'on n’a connues qu’à lui. .Ses parties de chasse sont devenues célèbres an théâtre et dans l'histoire anecdotique du temps; elles ne le furent pas moins sous son timide et mélancolique successeur Louis XIII , qui ne trouvait que dans la solitude le remède à cet ennui , à cette tristesse qui l<‘ dévoraient, tin jour qu’il avait suivi le cerf (dus tard que de coutume, il se trouva surpris par la nuit près d’une petite élévation , sur le chemin qui croise la roule de Saint-Léger, il s'y arrêta et |iassa lu nuit dans un moulin, cl ses gens et sa meule s’abritèrent «lans un cabaret de ronliers. La fraîcheur du matin, la solitude de ce lieu plurent à celle Ame capricieuse et triste; il y réel trouvant ce gîte trop incommode, il y lil cnn-
lii-nri II ilniwdil du» le» l«»i»dr irnsillr»
ancikn kt moiikknk. ks
slruirc un pavillon ilont il reslc encore quelques vestiges ilmis une rue de Versailles. Il attendait quelque ooensiou i|ui lui |Ki‘init de fitire une déjiense plus considérable; cette circonstance ne tarda pas à se présenter : le renouvellement de la Ferme des tabacs lui valut un pot de vin de six cent mille francs . et c'est à peu près la somme que lui coûta l'acquisition d'une étendue de terrain assez considérable |n>ur bâtir un château et dessiner à travers les bois un |>elil pare régulier1. Ces acquisitions comprirent d'abord le fief de Jean de Soisy 2, où su trouvait le moulin vers l'année 1025 ou I <i2t . et plus tard le domaine et b; manoir seigneurial de Versailles, appartenant à Jean François deGondi*, eu faveur duquel révéebé de Paris avait été érigé en archevêché. Louis XIII choisit (tour bâtir le château la petite élévation ou se trouvait le mou-
Les jardin* lie I.<hiU \lll «.hum»! aient pnucqtaleim'nl t-n deux grands bosquets non plantés. mai* priidaus l'intérieur du liai*. l'n de ce* bosquets, pemi un l'année 163g, fui ap|K?lé Bosquet «lu l mii l’hin, ni l'honneur du prince ipn* la tri ne venait de inctlrc au monde après une si langue stérilité.
* Ou n'a pa* la date de ce contrat, et cVxt san*» aucune preuve que l'abbé Lelieuf. et apres lui le* autre* historiens, lui donnent la date de 1027. U. Kckanl p.33 1 en ailoptant ce chiffir, avoue repi ndaui que tou* U** litres antérieur* & I0-V2 ont été détruits ou dispersé*. Or , le maréchal Ila*s< iinpienv, dan* le discours qu'il prononça à l'assemblée «le» notable* convoquée il la fin de 1626, parle déjà ■ lu château de Versailles connue d'un édiitre alors terminé ce qui fait *up| Miser à Itloiidel avec raison qn'il fut construit en 1034.
» Versailles posstVlait de* te dixiéme siècle un tief et un manoir seigneurial «Mué sur te pt-ni liani du coteau qui regarde le bois de Katorjr , sur l’emplacement affecte plu* tard au labyrinthe, maintenant le Bosquet de la Heine, de grand* travaux M’avaient pas encore rabaissé ce terrain alors aussi élevé tjoe le parterre d'eau. Plusieurs grandes ferme* acqulte* à diverses époque* étendaient ce domaine jusqu'au village de Chois? -au-thnif, que Louis MV enclava dans son grand parc. Le plus ancien litre. Mknilioiinant Versailles, est «Je 1037. Le laltorieiix ablie Lcbcuf a exhumé delà poussière des Charte* et de* Cartulaire* le nom de quelqucs-im* de* seigneur* qui l'avaient possédé, on y voit un lingue de y maillet , un Oui et un Jean de Soisy, un Pierre, qui réjiouditati fameux Petit dans le plai- # doser contre le duc de Bourgogne en I *0S . ami de Gerson et envoyé aux deux concile* «le Constance et de Faste; le dernier fut Jehan de Versailles , capitaine des francs-an lier* sou* le règne de Charles VII.
LISTE UES SKtCNEt HS (M INISMISSH HS UK VERSAILLES IU P! IS 1057.