‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 23 sur 104 · PL · texte numérisé non relu

PL

«In *• -liLu r li ni r< ■«•.

si Lion cl le ...mi des |>ersoi.nnnes i|..i y ligurenl. A» détour d'une de res nreades et il triners line des vo.Ues on upcrçnil l'ancien et uu.anilii|ue escalier de uu.rhre.

<à'(esealiere\islaitdéjnsoi.s l.ouisXIII, n.oinsorné sans don te, et nous axons su|i|H.sé i|u'A.l..ed'Aulriel.e yeoud.iisit un jour l.ouis XIV, pour

AIXCIKN I I MOIIKIINK.

I tri

visiter l'habitation construite par son |>crc. l.c jeune prince porte déjà la canne de ooiniiianilement qu'il eut toute sa vie, ainsi qu’on le voit sur plusieurs tapisseries de ee temps, entre autres, à l'époque du mariage, h Fontainebleau, de Marie de Gouragues, en 1(145; il descend, entouré de grands seigneurs de ce temps, vêtus dans le beau costume du règne de Fouis XIII.

Nous supposons Louis XIV jeune homme, conduit par Colbert, prenant possession du château de Versailles; il examine les travaux qu'il a ordonnes : le magnifique revêtement en marbre de tous

veksaiu.es

les murs, In balustrade rem pinça lit une cloison qui obstruait le jour; la même décoration était répétée vis-à-vis et ornée de tableaux peintsà fresque, l'areliiteeturepar Philippe Meunier, les fleurs par Blnin «le Fontenay, et les ligures par Poisson.

DEUXIEME PAI.1KR )>K l.’ESC.ALIP.R DE II \HRRK J. ou.» \|V alliiil iu-d«ltul «lu gtaod Cainlr.

Cet escalier n'est pas seulement célèbre par sa beauté, mais aussi par ses souvenirs. C'est appuyé sur sa balustrade en marbre que I-oiiis XIV attendit le Grand Condé qui, affaibli par l'àge et les blessures, ne montait que lentement, et a qui il adressa ces belles paroles : • Mon cousin, ne vous pressez pas; on ne peut pas monter très vite quand on est chargé comme vous de tant de lauriers. »

l^i dernière scène historique de cet escalier laissera un souvenir plus profond, plus durable encore que les autres, car elle marquera la nouvelle ère de Versailles, ce jour qu'il sera impossible d'oublier.

\NCIEN ET MODERNE.

où le mi Louis-Philippe, dominât le liras il su tille, lu reine des Dettes, et ù sa bello-Glle, madame In dueliesse d’Orléans, monte l'eseulier de Versailles, et liicntôt, entouré de douze cents personnes invitées et prises parmi toutes les notabilités du puys, inaugure le monument consacré il toutes les gloires de In France.

INABGUÜATIOS DU fAI.AIS DK VEIAAIU.ES, U 10 nui lui

Fête des arts et de l’imagination, a dit un historien' , triomphe de l’honneur nntionnl , apothéose de tous nos grands hommes; gage d'al-

' iules Jniiin

VKRSVIL1.ES

lianee entre des partis qu'un même eulte peut désormais réunir dans un même temple; sublime leçon de magnanimité et de toléranee donnée parle roi d’une révolution à ses partisans et à ses adversaires, l’inauguralion du palais de Versailles fut une merveilleuse réponse à ceux qui défiaient la liberté française d'être féconde et la royauté constitutionnelle d'être puissante.

L’escalier de marbre communique aux appartements du palais par quatre ouvertures : la première, à droite, sert d'entrée à la salle des gardes de la reine; la seconde, vis-à-vis, au salon de l'empire; la troisième, aux petits appariements de madame de Maintcnon; la quatrième, aux appartements de Louis XIII el de Louis XIV. On jugera mieux de ces dispositions par le plan qui termine ce chapitre. Ainsi, en tournant à gauche, on se trouve dans un petit vestibule ou passage, marqué n° 2, qui donne, par une ouverture sur l'escalier et par ses fenêtres, sur la cour de marbre. C’est de cette pièce , comme point de partage, qu'on pénètre , à droite, dans quatre petites salles, jadis l'appartement de madame vie Maintcnon, consacrées aujourd'hui aux événements de 92 et 05 ; et à gauche, dans l'antichambre des appartements de Louis XIV, appelée salle des gardes et que nous allons décrire.

Page 1