Salon de l’F.mpire
8 Suite des Gardes du Roi
Plan «le l'escalier de marbre et des salle* qui l’entourent
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Celle pièce, lu première en sortant du grand escalier, était destinée aux gardes composant la maison du roi. I.à étaient rangées les pertuisanes, les carabines sans baïonnettes, les hallebardes. On y rencontrait un jour les gardes de la Manche en hoquetons blancs, semés de papillons d'or ou d'argent, avec la devise du roi. Un autre jour c'étaient les gardes écossaises et françaises, avec le justc-au-corps , la bandoulière d'argent plein. Dans un coin de la pièce on voyait des tables sur lesquelles chaque matin des valets déposaient le vin du guet, c'est-àdire vingt-quatre bouteilles de vin et autant de pains. Vous lie trouvez plus rien de tout cela ; mais regardez les parois des murs: les onze tableaux
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i|tii les décorent rappellent le courage el le dévoilement de ces soldats d'élite il qui nos rois confièrent en différents temps la garde de leurs personnes.
Là c'est 01*0) 1 dont ils s'emparèrent en vingt-quatre heures, sous le commandement de Monsieur frère du roi, pendant que d’autres compagnies sous Tii renne et (.onde emportaient Bunck etWcsel; ici ce sont les mousquetaires, avec leur habit d'écarlate et leur sou lire vesle bleue galonnée d’or, conduits parle marquis de Rochefort, et qui prenaient possession d'L'trecht; un bouclier décore leur étendard, avec cette devise : Quu ruis, Iclhum. Aussi braves, plus braves peut-être encore étaient les gendarmes et les chevau-légers, vêtus à pou pris du même costume, et avec lesquels le maréchal de Luxembourg vainquit à Flcurtis et à Ncrwiuden; mois c'est surtout à Lrns, où la maison du roi culbute l'une après l'autre les trois lignes ennemies, renverse soixante-douze escadrons el leur prend quatre étendards, actions pour lesquelles une médaille fut frappée avec celte légende : ITrtus mi/iium prtrlorianorum . Ces prétoriens ne dégénérèrent point dans les temps plus modernes; ce sont eux qui gagnèrent la bataille de Fontenoi, et qui plus tant, sous le nom de garde impériale. Turent la terreur de l'Europe et son admiration.
' Prit*1 d'Orsoy (5 juin IG7i). — Prise d’Ulrrchl (ôojuin I67i). — Prise de Gray ( J8 février IG74 J.
Prise de DAIe (S juin IG74). — Prise de Salins ( IG juin 1G74 ). — Prise du fort de juin (juin IG74 J.
Siège de Limbourg. — Bataille de CamtI ( fl avril IG77 ) — BalailJe de Un nus (t" juillet IG90). — Bataille de Ncr«inden («juillet IGOR).
Capitaine* des garde* *ous le» différents régnes.
V N C I E N ET MODERNE
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SALI. F. HKS VU. ET> UE PIKI» N* 1 .lu fl.ii. fm- 140
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Quand on s»1 représente ce qm- lui Veuilles depuis l(>50, où Louis XIII vinls’y établir, jusqu'en Itî8t, sous le ivgne de Louis XIV, on n'esl pus étonné que celte salle, iiiijourd'liui une simple anlielmmbre, n'occupàt autrefois un rang iiuporlanl dans lu distribution des appartements. En effet, elle servait alors de salle de lad, de coneert et de grand
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X rouvert. C'est la où Louis XIV, entouré déjà de j sa nombreuse famille, accordait il quelques personnes distinguées In faveur de s'asseoir à ses côtés, car ses enfants ou petits-enfants avaient seuls ce droit.
Le lundi vers midi un grand mouvement avait lieu dans eetle pièce, line table couverte d'un lapis de velours vert y était placée, et, debout près d'un fauteuil, un secrétaire d'état recevait tous les placeLs adressés au roi et auxquels il était répondu exactement au bout d'un temps très court. C'est là également qu’on expédiait les brevets , les décorations, les places, les [M'usions ; mais uussi les lettres de cachet, terrible instrument de police et trop souvent de vengeance et d'oppression'.
Cette salle, sur la On du règne de Louis XIV et sous les règnes suivants, fut destinée aux valets de pied chargés de reconnaître les personnes qui se présentaient pour entrer dans l'OEil-de-Boeuf*.
Quelques tableaux de Parrocel et de Piètre de Cortone sont restés à la place qu'ils weupaient, mais au-dessous règne une suite d'esquisses de Van der Mculcn liés intéressantes. Ce sont les ébauches de tous les tableaux que ce grand peintre a faits pour Versailles et plusieurs autres qui n'ont point été exécutés en grand, tels que l'Intérieur de la chambre ii coucher de Louis XIV, qui a servi a la resta il ration de cette pièce.
• C'est aussi dans celte salle que les courtisans venaient soliciter, après le repas du roi, de faire partie des voyages de Marly,cn disant: «< Sire, Marly; »el le lendemain un valet Ideti montrai! la IM** de ceux qui avaient obtenu celle préférence.
* Nous avons représenté uu valet bleu racontaul quelques événements de la guerre, car à celle époque ils suivaient, soll & pied, soit U cheval, les princes au milieu de» rumba K
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