‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 31 sur 104 · V.NCIllN I I MOI» K U N !.. lîi · texte numérisé non relu

V.NCIllN I I MOI» K U N !.. lîi

b \ l-I.E DU COXSEII. ( V 5 du PU. ).

\ VI *|(p« nid lie II «Ir Bru» I* ntiiUiirr d»« |t»pulrt do Tirn, Ir |H jinllrl

ette salle, (,ui suit immédiatement lu chambre à coucher de I.onis \IV, n'étuit, du temps de ce prince, que le tiers de ee qu'elle est aujourd'hui ; il la fit agrandir vers la lin de sa vie, «et Louis XV, en 1750, y réunit les cabinets des Perruques et des Thermes, dont il fit abattre les «toisons. C'est ici que le grand roi, assis seul près d'une table couverte de velours vert, écoutait les rapports qui lui étaient faits, non plus comme Mazarin en jouant avec sa fauvette ou sa guenon , mais avec le sérieux et la dignité dont il ne se départit jamais, il ne prenait ses décisions qu'apres avoir reçu et écouté l'avis des ministres et des princes debout autour de lui ou légèrement appuyés il la cheminée, lorsque le grand fige leur en faisait un besoin. C'est dans celte pièce qu’il proclama roi le due d'Anjou, ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, et c'est ii cette même place que son arrière-petit-fils se v il pour

VEBSAII.I.ES

la première lois dispuUT scs droits cl su puissance. I.c malheureux Louis XVI y reçut M. «le Brezé lorsipi'il vint lui apprendre la résislancc îles députés à ses ordres et la réponse hardie de Mirabeau, l u violent mouvement de colère se manifesta sur son visage; mais, prenant bien tiit un air plus calme, il s’assit et se fit représenter ho liste des députés, et a chacun di>s noms il répétait : ■ Mais celui-là n'csl pourtant pas un factieux. • Il n’avait pas l'idée de la situation de la France et du mouvement des esprits.

Celte salle, décorée avec goût et magnificence, n île plus quebpies meubles d’un travail précieux''; une porte 011111' de pinces s’ouvre de celle pièce sur la grande galerie, cl c'est par là que le roi se rendait a la chapelle.

' F.ttlio attires, la iioudulo d'Adam Serrai*,* faile on iTnü. On y voit doux cin|.« oli.'iniani oi ballant dot ailes ù eliaquc heure, et doux esclaves fra|i|Min lot lient ot vur dos glnlxt «pii nmiiciii; puis une porte s'ouvre à doux battant», il en sorl tin imago 01 la statue do làiiiisiXIY onurniiitéc par la victoire. (tans la révolution <*n avait subdilué à colle slalueoollo dcUrulii».

ANCIEN ET MO l> K II NE.

ClOtlIIRE A COCCIIER IIK MM IS XV {*•« dupU%)

vu vis, peut-être, son vit» in nu présenta mitant que Louis XV île contraste dans le caractère et la vie privée ; paraissant avec noblesse et dignité devant les ambassadeurs, et livré aux goûts les plus communs dans son intérieur; jaloux de son autorité vis-à-vis de sa femme, de ses enfants, et s'abandonnant aux caprices de ses maîtresses; appelant son peuple sa famille , et ne vivant que pour quelques favoris. Telle lut la longue carrière de ce souverain qui fut salué dans sa jeunesse du nom de Bien-Aimé, et qui eut» peine quelques serviteurs pour accompagner son cercueil.

('.elle salle, dont il avait fait sa chambre, fut longtemps, et pciitlaul

les six ou sept premières années de son règne, In salle de billard; il coueliuil alors duos In chambre n coucher de l.ouis XIV; mais lorsque les scrupules de In reine, les séductions d'au très femmes l'entra inèrent dans des intrigues amoureuses, il changea sa manière de vivre et voulut au moins diminuer le scandale en s’exposant moins aux regards. Qui ne commit la longue liste de ses maîtresses qui commence par quatre sunirs et liait par une créature dont on ignore le nom, mais qui lui donna la maladie dont il mourut? Le I" mai 1 77-4 le roi revint malade de Trinnon; on le plaça dans l'alcôve; mais pour avoir plus de facilité il le servir, on lui dressa un lit au milieu de la salle, et ses vertueuses lilles vinrent lui prodiguer leurs soins au péril de leur vie; car la maladie de leur père était la petite-vérole. Elle lit de rapides progrès, et ce prince, si brillant encore de santé quelques jours avant, était dans un tel état de décomposition que personne ne pouvait plus rester uupi-ès de lui. < Au moment où il n'y eut plus d'espoir, dit madame Csmpan, toute la cour s'était rendue au château; l’CEil-dc- Ikvuf était rempli de courtisans, le palais de curieux. Le dauphin ava il décidé qu’il partirait avec la famille royale au moment où le roi rendrait le dernier soupir. Les chefs des écuries étaient donc convenus avec les gens qui se trouvaient dans lu chambre du roi que ceux-ci placeraient une bougie allumée prèsd'une fenêtre, ctqu'ù '■**- l’instant où le mourant cesserait de vivre, l’un d'eux ' éteindrait la latugir. La bougie fut éteinte. A ce signal, les gardes-du-corps, les mousquetaires, les écuyers, les pages, montèrent ii cheval. En un clin d'œil tout fut prêt pour le départ. > Le rluiteau resta désert; tout le monde s'empressa d'éviter la contagion que personne n'avait plus intérêt à braver. Quelques vieux serviteurs ùs

VNCIKN Kl MOIlKMM' 17.'.

ouvriers l estèrent seuls auprès «lu corps, qu'on jeta bientôt apres ilniis une cuisse <le voilure préparée n In liùlc en forme de corbillard, et des chcvnux de poste entraînèrent il Sniut-llenis le dernier des rois qui devait \ trouver son lonilienu.

i.nro vv

Le portrait de Louis XV, jeune et revêtu du manteau royal, esl placé dans l’alcôve, à côté d'un grand tableau du sacre de cc prince il Itcims, en 1722; les autres sont ceux des excellentes princesses que nous voyons au chevet de son lit; il lu vue de ce portrait fait au moment où Louis XV, rétabli de sa maladie il Metz, excitait dans la !•’ rance

«‘litière une sorte d'adoration . on se demande comment ces sentiments furent si rapidement changés , et on en trouve l'explication dans une petite porte de celte même alcôve <|ui conduit à l'appartement de madame Dubarrv.

Cette salle a été agrandie par la réunion de deux petites pièces aliénant à la cour des Cerfs; elle est ornée avec un soin minutieux par MM. Dangouloil et 1 tel bel; c'est le type de la sculpture ornementale plus soignée encore et plus élégante sous le règne de Louis XV que sous 1 jouis XIV.

\ N <: i h n [•: i mookkm:.

Sil.LE mes ICMtl IE*.

I «Mi-* NV *««■ mal .|«- P-Miip «lotir . N* 7 «Im n«N ,

>e magnifique pendule indiquant l«*s jours, les mois, les années, les phases de la lune et le cours des planètes, a donné le nom à cette salle, où les ministres tenaient ordinairement conseil.

Elle renferme un méridien fabriqué, dit-on, par Louis XVI; on v voit aussi plusieurs tables en mosaïque représentant le parc de Versailles en 1736. « C'est, dit la chronique, dans cette salle que Louis XV signa et remit à madame de Pompadour la confirmation de l'arrêt du Parlement de I7(>2, qui expulsait les jésuites du royaume'. • M. le due

• Le Parlement. dan* troi* arrêts, avail I® frappe la doctrine «le* jésuites du root de regiciile ; i* avait ordonné la «lealnictinn de leur* livre* ; 3® avait interdit aux pères renseignement. |c ministres hésitaient & prononcer leur dissolut on. et lesevéïpies consulté* Turent d'avis de leur conservation, a h majorité «le 40 sur 8t. Enfln le G août Wü. le Parlement, toutes les rHainlni», réunies, ordonna la dissolution «le la soriélé. et le roi la signa.

Page 1