‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 64 sur 104 · ANCIEN K · texte numérisé non relu

ANCIEN K

B.l-illr dr |,*m(r|i|. — An 1717.

l in* des «bruiêre* victoire* du loin» règne de Louis X\ lui la bataille de Lnwfeld à Intpiellc il assista. I.es ennemis étaient sur la Nètherl 1rs Français sur la Dyle, entre Louvain «1 .Mnlines : mais bientôt le* allus vinrent occuper une forte |>ositiou : leur droite était appuyée à la roiuiuanderic du Vieux-Jonc, qui a une enceinte murée , avant devant eux le village de l.awfeld , et c'est ce village que le innnvlinl de Save prit pour |>oint de mire , et qu'il fil attaquer «vee vigueur. Apres une vive résistance, il s'en empara. Le mi, pétulant ce temps . faisait attaquer de même l’aile droite ennemie, où étaient le général Bathiany et les Autrichiens, lorsque la cavalerie des alliés, commandée par M. de Llgonnier , fit une charge hardie, mais sans succès. Elle se relira en déroute vers la basse Meuse. Cette bataille se donna le 2 juillet 1747. Iji perte de* Français fut évaluée à six mille hommes tant tués que blessés , et mile des ennemis à dix mille hommes , vingt-neuf pièces de canon et Ireaueoup de personnes , parmi lesquelle* se trouva le général Ligonnier , auquel lamis XV dil ees belles parole*, en lui montrait! le village de I avvfold : . Ne vaudrait-il pas mieux, monsieur, songer sérieusement à In paix que de faire périr tant de braves gens ? • C’est là le sujet du tableau d'Iloraec Vemel.

SI KG F. DK YOHK-TOWK — Am I7«l t*»r r*i

Ce labb‘au représente le maréchal de Knehamlteau et le général V\ asliinglon donnant les derniers ordres pour rallaqtic.qui fut suivie de la capitulation. Louis XVI avait reconnu l'indépendance des Ktnls-lluis, et il ne soutint d'alMtrd que par s«*s vnux leurs génémiv efforts; mais bientôt la mnduitede l' Angleterre le força à y prendre une part active , et le maréchal de itochaiiihcnu débarqua eu Amérique avec une division de troupes françaises. Le comte de tirasse commanda la Hotte. Washington, d’accord avec ses deux auxiliaires, résolut d'assiéger lord Cornu allîs dans York-

I MOI» KH NK. • ,Kjf)

I Town; et lotîtes les mesures fuient si bien prises, que la troisième division , partie de divers points, se réunit presque au meme instant. Washington et Kochamheau investirent j la place par terre ; de tirasse eu interdit l aceès du côté de la Chcsapeak. La tranchée fut ouverte dans la nuit du 7 au 8 octobre, et , malgré la valeur «les assiégés, lord Coroviallis , dont tous les efforts furent rendus inutiles I par le concert et la bravoure des IroiijM-s alliées, u'eut d'autres ressources, pour éviter une ruine complète, que de capituler.

Le 19 octobre, les troupe* de terre se rendirent jirtsonnières aux généraux W asliinglon et Itochamheau , les troupes de mer, au comte de tirasse ; lord Cornwallis lit faire la soumission jiar le général O’ I lara.

llnKillr Ae riiinu. — An 171*»

Mrutui, rliamp* iHililr,

T ri.i, (,.l> inwi par la «kloirr t M 'r iflf- Laani »

Ce champ de bataille . déjà célèbre par la virloire de Lti\einl>nurg sous Louis XIV, le devint encore davantage par les trois journées de combats qui s’» livrèrent en 1791. On aurait tort cependant d'appeler |>osilivement victoire mite lutte tciTiblcqui eut lieu le 20 juin : elle eut de plus grands résultats qu'une victoire; ruais il est certain que la Cmmulion reçut la nouvelle qu’à quatre heures on regardait la balnille comme perdue : les Autricbi«*ns , les Hollandais et les Anglais étaient maîtres d«*s deux |»onts sur la rivière d«* In Sombre, à droite et à gauche de Charieroi, et l'armée française , accumulée autour d une grande redoute, aurait eu de la peine à opérer sa retraite par la seule porlc de Charieroi, si le* Autrichiens fussent parvenus à s'emparer de In grande redoute. Mais leurs efforts furent vains : le général prince de Wnldeck , chef de l’étal-inajor de l'année autrichienne, envoya successivement grenadiers, infanterie, cavalerie se briser contre ce reui|»art défendu, avis: la résistance du désespoir, par Jourdan, ayant nuis ses ordres Kleber. Bernadette, Lefebvre,

v khsaii. i.i;s

( liampionnc I . I .«* prince de Wuldcf k . après nue inulilr attaque qu'il IH lui-même avec mi régiment d'infanterie hongroise, donna l'ordre de la rrlrnilo, et no fui point poursuivi. Il est vraisemblable que s'il fùl mlé sur la place, même pour recommencer l'attaque le lendemain, ou les Français rc seraient retirés la nuit , ou ils étaient obligés de se partager en plusieurs corps pour rétablir leurs communications. ( >tlc bataille leur ouvrit pour la seconde fois la Belgique.

BXTAfM.F DF. MVOU. — A» I7W Par I'asmikv.

Nous avons rendu compte de celte bataille dans la descriplimi des sali» consacrées auv raiii|uignes de l'empereur; c'est un des plus beaux et des plus savants faits d'armes de l'histoire; et le roi l.ouis- Philippe, dans l’ordonnance de la galerie, a parfaitement compris qu elle devait y tenir sa place. C'est dans 1rs dispositions habiles (pii plaidèrent à celte bataille qu'on peut observer la véritable science stratégique, c'est-è-dirc l'art de |N>rler sur le point principal le plus de force possible, sans toutefois, par Ircalcul d» marches et du temps, compromettre les posil ions que l'on dégarnit. Hivoli et Austerlitz sont, à noire avis , les deux opérations les plus habiles du graud Imiume dont elles assurèrent la gloire et la puissance.

UZurWfc. — A» Mm P»r Don mot.

Pendant que les Français triomphaient dans I Orient . qu'ils écrivaient leurs noms sur les monument* de Thèlies et de Meni|>his,les coalises s'apprêtaient h péwHttT dans l'intérieur du pays. Une armée Misse entrait en Suisse pour se joindre a l'armée autrichienne et envahir les provinces du midi. Celui (pii poux ail empêcher cette jonction saurait la France, et ce l»eau rôle échut à Masscua , qui s’en acquitta merveilleusement. Le général russe koslakow occupait Zurich , dont II fallait le débusquer ; Masséna, aidé de sou chef d'état major, a|oi> Oudinol , franchit la' rivière, et *e présenta devant Zurich, qu’il attaqua avec

mu* telle vigueur, que les Busses furent eul butés, siqiaix*» en deux corps, et perdirent près- (pie tous leurs canons , leurs bagages, leurs approvisionnements, et ne rc|>arurmt plus de la rauqiagne.

Itntaillr Jlr llnlimUn^rli. — An UNO r.rS.nori*.

Le* deux victoires de Ilochstctt et de Ma. rengo avaient amené un armistice, mais il fallail une nouvelle victoire pour amener la paix ; elle fut due à Moreau, qui déploya dans cette courte cnnqiagne Us talents d'un liomme supérieur. L'archiduc Jean marchait A travers le Imis d* Fbcrslierg , se dirigeant sur Munich par la route de Mulddorf. Moreau l'attcndil à llohenlindi-u avec le corps de grenadurs du maréchal Ney. Bichepanse, suivi de la division Decaen , se porta sur Mattempol , où . en |»assant par Sainl - Christophe , il trouva l'avant- garde autrichienne ; il s'avança en niasse dans le délilé, et mil le désordre dans les rangs autrichiens, culbuta les grenadiers hongrois, et parvint à rejoindre la division des grenadiers de îScy, «pii avait attaque en froid avec le même succès. Les Autrichiens . pris ainsi et serrés des deux côtés , se dispersèrent en désordre dans la forél : il était (pialre heures du soir. Ouïe mille prisonniers, deux généraux et cent pièces de canon furent le pro doit de cette belle journée. • Mes amis, dit Moreau eu {tassant devant ses Irotqics, vous ave* conquis la paix ! * Elle fut en effet signée btentiit è Lunéville.

SaUillr <CAn<lrrlil«. - An 1*0.

Car

!\ous avons déjà donné une relation détaillée de celle liataillc : nous (lirons seulement ici que

A N Cl K N KT

le |m ihIh- a choisi le moincnl «mi Itapp, blesse | et a);ml |M*nlu «ou chapeau dans une charge ennlre la garde rus»*, proente à l'empereur |<*s Hendards «le c«'lle cartle el le» principaux « fUciers fails prisonniers.

IIAT.XlI.t.K DIKNX — .Km IKK l'»r lluuci Venant.

!Nou* avons (paiement reiulu eomple de «vite lialadle ; nous ne parlerons donc ici <|ue du talileau. Le peintre a choisi le mu j nient où l'empereur, voyant hs ailes uh,oacees t (Mil* la cavahric prussienne , ordonne de se former eu carres. La carde impériale A pied , I voyant avec dépit tonie l'armée engagée, et ! «Ile seule dans l inartion , plusieurs voix fout . entendre les mots : En (iront ! • Qu'esl-cef dit l'empereur , ce uc |H*ut être qu'un jeune homme qui ose préjuger de ce que je dois faire; qu'il attende qu'il ait coiiuuaudt? dans vingt balai lh*s pour donner un avis. •

Les Iropluvs de la victoire d'iena furent dix mille prisonniers, soixante drap«*au\ et lr«H» eeuls pièces de canon , ou pluUil ils consistaieut dans la perte totale de la monarchie prussienne.

lUC.ilIr .1.- Kricdlan.l — .X» Un J

Pit Hoa«r« Vhk«t.

• (. est iiii jour de ImxiImsii' 1 «'«tria Napoléon «mi entendant gmmler le «mwmi; c'est I auni-

MODKIt NL :»7|

versoirede Marougn !• Kt aussitôt d donna ses ordres : la gauche des It lisses, commandée par le prince Bagrutiou, assaillie de fioul et en Hanc, se retira , rulluilec , sous Krxdlaiwl. O village, altaqué alors par l'aile droite et le ceulre, ne put être défendu , el l'armée ennemie fut fiorax* à la retraite. Iji prise de Koiiigslx*rg «4 la paix In mil le nSultat de celle seconde et courte campagne de dix jours.

Bktaillr dp M'arrim. — Al» IMW Far lloa e. a XVaftkf

Nous avons donné le plan i*t la narralxm de celte gronde bataille , qui fut glorieuse sans doute, mais qui aurait pu l'être «lavait - ' tage, si le changcmt*nl de front qui* lit l'eiupe-

Ireur sur le centre de l'armée aulriehienne , et ralla«|ue «le la cavalerie eussent ele vigoureusement soutenus ; l'aile droite aulriehienne eût alors élé entièrement coupée et obligée de se rendre. La crainte de voir arriver h sa droite? le corps de l’aichiduc Jean ciiqx'x'ha l'empereur d' employer environ Imite mille homtiM'S qu'il tenait en réserve , el la hh*ssure du nuirérlial Bessières ralentit l’élan «b* In en valerie. Le tableau représente le moment où Napolnm ordonne le ehsugenH'nl de front, el «ni Laurisbm s'élance, à la tête d'une halbrie de mit canons, contre le centre de l'armée nulnchh'nix*, qui s'arrête alors, et suit bientôt le mnuvdiicnt de retraite de sa gaurhe, re- |Mnissée par le maréchal Dax oust.

Nous avons cherché à donner «ne idée de cette magnifique salle el des tableaux qui en sont le sujet el le plus bel ornement; mais il est une autre impression qu'on éprouve dans celle grande et noble enceinte : c'est la mémoire des hommes courageux qui ont perdu la vie pour la défense et la gloire de leur pays. Quatre-vingts bustes ou représentations d'armures présentent autant d'hommes illustres morts «laits les combats pour la France, depuis les temps les plus éloignés; et pour compléter celte glorieuse collection, douze tables de bronze entre les croisées, rftir lesquelles sont écrits, en lettres d'or, les noms de tous les princes, anciens conné-

V Kit SA II. I. K S ANCIKN KT Mil I) K II Mi.

labiés ou généraux <|ui ont |éri île ménie : el celle liste est «le six cent ciiiquaiiti- Mous en iiiilii|ucri>ns un petit nombre.

j IHIXfKS UK IA NUSU1

I HÜIILI vt mvx. I I Kiilw-rt Ir Port.

Ililgurstlf Bourgogne. • llugnes tlf Franrt’.

Robert il»1 France.

Pil'ITV tlf Fl.'IIMf.

I *lii li PI m' il* Artois.

BoIn -ri d'Artois.

Philimif d'Évrt-ox.

Charles «|f Valois.

Pierre tlt- TieMirltoti.

Kollfli lI VllJlHI. ,

Jacques tlf Ittiiirluiit. 1 ! Pierre de Bnurtioii.

1 Pierre tlf I IfflU.

V nl< aine- «If ltoiirgog. I l'tiilipiM* tlf lhiur^t”.

Jean u Alençon.

laOllt*> »lf liulirlM.il.

Jfan tlf Pmii.

<ianvalii(l« Ihvux.

CUidk'ilr Monta"ii.

Charlvsde Bourgog.

François «|«- Bourhuti.

Bertrand «If Bourbon. ' Claude d'Orléans.

Jean de Buiirltoii.

luloiur de-iioiirlioii.

liillnilf llrrm. ,

! Itenr de Courtenav.

Page 1