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| de la gendarmerie et des lansquenets , et res- , serra les liens qui 1'unissaieut à la république de Venise , toute -puissante alors. Confiant dans le succès, il traverse les Alpes par des chemins a Ifreux et descend en Italie; les Suisses l'attendaient, et ils sortaient de Milan puurallcr au-devant de lui au nombre de trente-cinq mille. La rencontre fut près de Marignan , le 12 août, et un combat terrible ne décida rien. Les deux partis couchèrent sur le champ de bataille; François F1* dormit sur l'affût d'un canon, ii'ayant pour étancher sa soif qu'un peu | d'eau saumAlre mêlée de sang. La bataille recommença le 14, et fut une des plus achar nées. Le roi y montra une grande vaillance i et une grande résolution. Les Suisses, enfoncés i de plusieurs côtés , se défendaient encore vaillamment, lorsque le cri vénitien se fit enten- ! dre : Saint Marc ! saint Marc ! et que parut l'Alviane, avec une avant-garde que l'on crut toute l'armée : les Suisses alors se retirèrent ; eu bon ordresur Milan. Nous donnerons d'au- I très détails sur cette bataille dans la seconde ! partie de cet ouvrage . eu décrivant l'aile du I Nord.
Pti«* d« Calait par lr dur d* Ouiae. — Aa l&K. Par Pua*.
Après la malheureuse bataille de Saint- Quentin. où le connétable de Montmorency, le maréchal de Saint-André et l'amiral C.oligny étaient restés prisonniers des Espagnols , on songea, a la cour de France, à rap|»eler d'Italie le vaillant et habile duc de Guise. Sitôt qu'il fut de retour, il pensa qu'il fallait frapper l'imagination par un coup d'état: et quoiqu'au milieu de l'hiver, le lar janvier, il se présenta devant les murs de Cala». Dès le lendemain . une double laiterie foudroyait les deux forts de Neuilly et deRishauk, qatyrotégeaient la tille; ils furent bientôt pris et le château emporté d’assaut. Le gouverneur de la ville, lord Wenworth, se vit alors dans l'obligation de capituler. Ainsi, sept jours suffirent au duc de (mise pour prendre une ville qui passait pour imprenable, et qui avait, en effet, résisté près d un an à Édouard III. Ainsi furent pour toujours et Tarées les dernières traces de la domination anglaise dans le royaume.
Ce fut un lieau jour pour Henri IV, un beau jour pour la France, que le 32 mars 1594. lorsque Brissac, trompant Mayenne et les Espagnols, éloigna de la capitale les troupes dont il redoutait les dispositions hostiles. Tous le» postes des quartiers du nord de Paris Curent | «vccupé* par la garde bourgeoise , lasse d'un gouvernement qui avait perdu les conditions de wm existence. Henri, légitime héritier du trône , en embrassant la religion catholique, avait rassuré le peuple, qui ne lui demandait pas autre chose. Dés quatre heures du malin, l'avant-garde des troupes royales avait été introduite dans la ville par la Porte-Neuve, que Brissac avait eu soin de faire déblayer : et cette même porte qui, six mois auparavant, avait vu fuir le dernier des Valois, y voyait entrer le premier «les Bourbons nui doit par Brissac . un des principaux acteurs dans la journée des Barricades. Il trouva scs troupes campées depuis la porte Saint-Martin jusqu'à la porte Saiut-Hoiioré ; il embrassa Brissac, et lui jwssa autour du corjw sa propre échar|>e blanche, j en le créant maréchal de France. Il reçut de . Lhuillicr les clefs de la ville, et marcha droit à Notre - Dame, entouré d'une nombreuse no- ! blesse et à travers la foule entassée sur les quais, dans les nies, sur les toits et aux fenêtres , et désirant vivement l'apercevoir. Sa physionomie pleine de limité démentait les calomnii* qui avaient été répandues contre lui , si bien qu'au moment où il sortait de l'église, des cris de l ire te roi ! se firent enten- ! dre de tous côtés , et qu'il fut comme porté j»ar le |M*uple jusqu'à son palais du Louvro. Le j soir il alla à la |Nirle Saint-Denis voir laisser les troupes espagnoles qui se retiraient. Ils le saluaient lot», le chapeau fort bas, <1 avec une profonde inclination. Il rendit le salut à leurs j chefs, avec beaucoup de courtoisie, ajoutant ex* paroles : • Rm>mmandcz-nH>i bien à votre i maille, allez- vous-en, à la ltoune heure, mais ne revenez plus ! •
Henri IV se trouva ulors vraiment maitre j au seiu de sa capitale heureuse et libre.
Le dur d'hughieii, si célébré depuis sous le nom du grand Coudé, à peine âgé de vingldeux ans , avait reçu le commandement des troupes qui gardaient la frontière du Nord. Ce jeune prince ne cherchait que l'occasion de se signaler, et quoiqu'il eut appris la nouvelle de la mort de Louis XIII , il n'en lit jki* moins ses dispositions pour livrer un grand comlial : il se trouva, prés de Rorroi, assiégé par le général Mélos , en présence de toute l'armée espagnole qui venait s'opposer au secours que la place aurait pu recevoir. La bataille eut lieu le 19 mai; pendant six heures «litières le sort en fut inc<Ttain ; l'artillerie fut plusieurs fois prise et reprise ; mais le due d'Enghien se portail à tous les points d'atta- «|ue, remédiant à toutes les fautes ou à tous les malheurs , et «iécida «*nfln une victoire- <|ui montra ce qu'on devait attendre du jeune héros, et rommeuça les merveilles du règne de Louis XIV.
BATAILI.K 1IK LF.NB. — A» !•««.
Les négociations du traité de Munster traînaient en longueur ; la reine Anne d’Autriche voulut en finir, et elle rassembla, du côté de la Flandre, une armée nombreuse , dont elle donna le commandement au prince de Conde. Celui-ci marcha à l’instant, espérant surprendre les Espagnols ; mais ils avaient changé de position et s étaient retranchés près de Lens, dans une position où il était difficile de les attaquer. Cependant , le général B»rk étant parvenu à mettre quelque confusion dans l'avant-garde française, Condé saisit ci* moment pour se précipiter sur l'armée espagnole. Elle était commandée par l'arcbiduc eu personne <*t par le duc de Lorraine : c'«*t contre a1 dernier «pie le prince dirigea ses efforts, mais qui lui opposa une vive résistance. Le maréchal de Granville, qui commandait l’aile gauche, trouva moins de résistance que dans l'aile droite, où se trouvait l'archiduc -, mais après des attaques réitérées, toute celle armée céda : le général Beck, U* prince de Li-
ancien et
gne et presque tous les principaux officiers furent lues ; jamais victoire ne Tut plus complète : les cunetnis laissèrent sur lecliamp de bataille trente- huit canons et près de Imite mille I mi unies.
HaUill» iIk. D»*'< — An 16.1'J.
Celle bataille cul cela de remarquable, que les Anglais furcnl les auxiliaires des troupes du roi, et que le grand C.ondé se trouvait avec les Espagnols. Le vicomte de 'Pu renne avait distribué ses quartiers autour de Dunkerque; la tranchée avait été ouverte la nuit du 4 au 5 de juin, et jusqu’au 15 les hostilité* s’étaient bornée* a quelques sorties de la part des assiégés queTurenne resserrait de plus eu plus. Mais le prince de Coudé vint camper le 13 , à la tête de l’armée espagnole , près des lignes françaises. Turcune , déterminé à combattre . sur qu’une victoire lui livrerait la ville, consacra tout le jour à disposer se* troupes pour une bataille „ el le soir s'enveloppa dau* sou manteau H se eoucha sur le sable. Le lendemain, nu point du jour, le canon avait à peine grondé, que l'aile droite de l’armée espagnole, commandée par don Juan d’Autriche, fidmisc en déroule : le centre ne tint pas beaucoup plu* longtemps ; l’aile droite opposa seule une vigoumise résistance : (’.nndé la commandait. Son cheval Tut tué sons lui ; les Espagnols etiretil six mille hommes tués, trois mille prisonniers . H Dunkerque capitula huit jours après.
\ alritfirMiira prr«r iT»uul par I r roi. — An IM*
Car Ami.
O tableau , qui occupe le fond de la galerie de* Kalailli**. est brillant de routeur H d'effet : |
MO II Eli NE. JW7
il représente un (rail important de la vie de Louis XIV. Déjà ce prince, ou siège de Douai, i avait donné l'idée de sou courage «mi montant sur le parapet, exposé ati fende la place ; mais, à \ aleneieimes, il marcha lui-niéine à la brè- , cite, avant avec lui Luxembourg , Stmiber | el Yauhan. L'usage avait élé jusqu’alors de donner les assauts pendant la nuit. Yauhan prouva que ces attaques seraient plus décisive* et peut-être moins meurtrières en étant opérées de jour : el tel fut l'assaut de Valenciennes. La tranchée avait été ouverte le 0 mars, et les travaux pousses avec une telle activité, que le 15 on était arrivé au foud du glacis du chemin couvert. Le roi, qui , pour délourmr • l' attention des cabinets étranger*, donnait des fêtes magnifiques, s’était subitement rendu aux travaux du siège, et parut à l'attaque avec toute sa maison , qui prit eti un moment la contrescarpe , la demi - lune, et entra pélemete dan* la ville avec les fin ai ds. La ville . emportée d'assaut , allait être livrée au pillage; le roi envoya Louvois pour l’en préserver.
lt«lAÎIIr Ar la Mar*«illr. — An IliVS.
Par K««. ItaVCKI*.
IA la fin de septembre, Câlinât, dont l’armée s'étail peu à peu renforcée , descendit des hautes vallées alpestres dans !<■* plaines du Piémont , et marcha aux allié*, qui se trouvaient aux environs de la Marsaiile. près de la petite rivière de CcüiiIs. Leur année, sous les ordres du prince Eugène et du romle de j Schomberg, formait une ligne de ludaillons el j d’escadrons entremêlés. L'infanterie française i chargea fantassins et cavaliers, la Iminimctte au Ixml du fusil , et culbuta tout ce qui se trouvait devant elle, bien soutenue, du reste, par la gendannerie ( aul muent la maison du roi i, que conduisaient le duc de Vendôme el son frère le grand prieur. La v ictoire hit com- | plète : les ennemis perdirent dix mille homme*, tués ou pris, leurs canons et plus de cent étendards. La* protestants réfugiés , qui j formaient tin corps sous les ordrc*de Schom- Iverg , se firent hacher. Cette victoire fut la première enlevée à la baïonnette: à Stein-
5AH V l ; It S A
kcrquc, cil 169?., la plu» grande partie de l'infanterie française «Mail encore armée de piques et de mousquet» à mèche. La pique ne disparut entièrement qu’au commencement du dix-huitième siècle; la combinaison de l'arme hlauche et de l'arme a fini donna à l'infanterie une pré|>ondérance qu'elle n'avait pas.
IM. h S
resté presque. seul debout de toute sa nombreuse famille, n’éprouvait plu» et n’inspirait plus d'enthousiasme. Le» finances étaient épuisées ; Eugène et Marllmrough menaçaient la Kranced'une invasion; les places frontière» cédaient les unes après les autres , lorsque Louis remit à Villars le commandement de ses trou- |x*s. Elle» étaient bien inférieures en nombre
feuillr Ar Vills-YirMM. — An 1710.
e.r Aura.
Iahus XIV avait été forcé de rappeler en France les armiVs qui avaient combattu en , Espagne pour la cause de Philippe V ; mais, à la demande de son pctit-Ms , il lui avait envo)é le duc tic Vendôme, dont la réputation, ébranlée par la malheureuse campagne de Flandre i!708), devait recouvrer, sou» le ciel d'Espagne, l'eclat dont elle avait brillé en Italie. Vendôme détruisit bientôt le» dernières e*|>é rance- de Chartes III , le concurrent de Philippe V. Vainqueur de l'habile général autrichien Stahremlterg, il assura la couronne d'Espagne su.* le front du i»etit-lll» de Louis XIV. Ce fut à Villa-Viciosa que Phi- ; lippe V attaqua l'aile gauche des ennemi» et la mil en déroute; la lutte fut plus longue ci plu» acharnée à l'aile droite , mais Vendôme l’emporta ; Philippe V et Vendôme couchèrent sur le champ de bataille, sur h* drapeaux ennemis dont on leur avait fait un lit.
Vlataitl» Ar IWn.u., — An 17 IV.
H.r AutL
Les lH*lle» destinées de la Franc»* avaient cessé; son roi. acrahlé d'années et de souris.
à celles des alliés ; mais le prince Eugène, coudant dan» sa fortune , étendit trop ses ligne* depuis Marchienncs jusqu'à Landrecies. Villars, tenant en main son armé»*, feignit de marcher au secours de l.andircies: mais revenant brusquement vers l'Escaut, il le passa à Neuville, et fondit sur les r»*lra»ichemenls de Denain, où le général hollandais devait assurer le» communications entre Marchienncs et landrecies- Les lignes sont forcées ; U*s dix-sept bataillon» qui les défendaient, pris ou jetés dans l'Escaut; le comte Albcrmalejait prisonnier; et lorsque le prince Eugène arcourt pour réparer ce désas- Ire, il a la douleur d'en contempler les efTets, sans v pouvoir remédier.
Il.i.ill.' ilr Knalrn.iy. — An 171-1 Car lion ara Vanna*
Nous donnons un détail circonstancié de celle bataille dans la description de l’aile du Nord, ce qui nous dispense de la rapporter ici. Ce tableau , d'ailleurs, représente le mol ment qui suivit la victoire, lorsque le mar»^
I chai de Saxe , épuisé »le fatigm* , se fil porter «levant le roi, ci lui dit : « Sire, j'ai assez vécu : j je ne souhaite de vivre aujourd'hui que pour voir Votre Majesté victorieuse. ■ Louis XV embrasse le maréchal , <*t parcourt le champ de hnla i Ile , ordonne qu'on prenne soin égaleiiH*nt de tous les blessés . Français «*t etrangers, et passe ensuite devant le front de tous ' les régiments, qu'il remercie de Unir belle »•»«► duite. M. Horace Vcrnet a mis dans son ta- I bleau plusieurs scènes touchant»*». Toute <*clte composition , sur un f»m»l clair , »*st un »l«*s | tableaux les plus agréables de la galerie.