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oii vingt millions d'hommes rendent hommage :i sa mémoire. Lr stTuml » donné cette même liborlô cl les insftlulions qui la garantissent a son pr.opre pays. I.e troisième enfin a réalisé le vicu du monde entier, il a donné la lilserlô à la eonlrée la plus digne d'en jouir , à la Grèce. ■ Mais ce n’est pas assez de rendre des hommes libres, il faut encore détruire leurs oppresseurs; voilà ce qu'a fait le même prince en portant la civilisation au-delà des bornes d’Ilercule, au milieu des déserts, en détruisant , comme l'avait fait Pompée , les pirates , sans réclamer comme lui les honneurs du triomphe. Eh bien ! de ces trois souverains, le plus vertueux est mort sur l'échafaud, le plus habile a disparu dans l'oubli, dans l'indifférence; le dernier a nui scs jours dans l’eiil. Et pourquoi, grand Uieu ! pourquoi ? Parce que ces trois princes ont méconnu leur temps, leur pays, la nature de leur puissance. C’est qu’ils ont cru au droit , au droit seul , au droit humiliant , allier, qui pouvait suflire jadis , mais qui a besoin aujourd'hui de prestige , d’affection , de sympathie; fsirce que colin ils n'ont pas été île lionne foi dans Ics-institutions mêmes qu’ils ont concédées.
<‘ahiiu‘l df l.ouit XVIII, nu Tuilerie*.
I.ouis XVIII est représenté dans l'appariement on il écrivait celle même Charte Nous y avons joint le lieu où il en conçut le projet et d'où il data sa première déclaration. Les antres tableaux de celte salle concernent différentes circonstances de sa vie, son arrivée à Calais, la guerre inutile et coûteuse qu'il lit en Espagne-, et
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surtout If lu'aii tableau de Gros représentant son départ de Paris ; ou voit le suceesseur de tant de mis descendre a la fols de son trône et de son palais pour retomber dans les angoisses de l'exil. — Le venerandus majestate dolor est là dans tonte sa sublimité: mais il est dans cette même salle un tableau bien autrement reinari|uable, bien autrement attachant , quoiqu’il n'offre <|u’une pierre nue au milieu d'arbres solitaires, c’est le tombeau de Napoléon à l'Ile Sainte-Hélène, salué par les ombres des guerriers de son temps, comme dans les poésies d'Ossian. — Tombe sacrée , vous deviez être encore une fois troublée; mais cette fois ce sera |Mr la reconnaissance et l'enthousiasme d’un grand peuple , qui a obtenu enfin de ramener sur le sol de la patrie, le héros qui lit longtemps sa puissance et sa Juin*. Ilochers de Sainte-Hélène 1 vous serez privés de ces cendres vénérées; mais vous montrerez toujours avec orgueil aux générations le lieu oii l'illustre prisonnier a terminé sa vie et où son ombre semblera toujours apparaitre ! *
ToihIm'.iii tl«* Napolnm a SaUili’-IIHi'lir.
Ci lle salle esl principalement occupée |vu In tableau du sacre de Clinrles \ par Gérard , lalileau 0(1 se trouve encore le talent du maître, mais aussi inférieur a celui de David ijue le sujet qu'il avait à traiter était inférieur à relui qu'on avait eonlié au grand artiste, lin éffel aucune idée, sousCliarlcs X, ne se rattachait h celle inutile et dispendieuses''rémonie. La ressemlilanee des principaux persnnnages, chose à laquelle Ocra ni ne manquait jamais, donne quelque prix à ce grand-travail ; mais en général on lui préfère des tableaux de moindre importance qui ornent cette salle. Ceux qui ont rapport a la conquête d'Alger et à la libération de la Grèce, deux grands événements autant par l'effet qu'ils dùrrnl produire dans le moment que pur lis conséquences qu'ils auront dans l'avenir Quelque chose qu'il arrive , la civilisation aura conquis un monde entier , elle a reparu sur la terre de Itéli-
SjIIc «le Ourles X.
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saire cl de saint Augustin. Abandonnée naguère à des tribus errantes , cette terre voit aujourd'hui des villes européennes s’élever sur ses liords. las. habitants de l’Afrique, presque aussi barbares que scs monstres, vont être progressivement refoulés dans les déserts, ou , re qui est plus à désirer, adopteront les connaissances, les lumières qu'on leur communiquera. La Méditerranée, si dangereuse naguère par l'infâme piraterie, devient uu lac tranquille où la découverte de la vapeur rend mémo sans danger les calmes nu les orages. I j Grèce ! à ce nom , qui ne retrouve les souvenirs de son enfance, et pour les hommes éclairés le rêve de toute leur vie? l a Grèce est la première pierre posée d’uu empire chrétien d'Orienl. No voit-on pas dans l'avenir toutes les provinces littorales , la Thessalie , la Macédoine, se joindre au culte de la Vierge d'Athènes, et au sceptre de l'Ijcureuv possesseur du l’arlhénou? Los lettres, les sciences , les arts surtout vont reprendre leurs habitudes de tant de siècles sur celte terre qui leur est si favorable, et le nom de Charles X , peu cité dans sa terre natale, sera un jour chanté sur les bords du Céphise dans la languo d'Homère.
La Reine ei I e» Prince»»?» tbilant les Blc»»é» aui j (Mimée» de juillel
V K It S A 1 1. L li S A N C I K N K I M 0 I» K II N K. Î.V,
(ails des expéditions d'Anvers, de Coiistaiitine , de Mascara, de la Véra-Cruz , quelques événements du règne actuel. Mais il est un de ces tableaux qui, maigre son imperfection , attire les regards: c'est celui qui représente la reine et les princesses visitant les blessés après les journées «le juillet , pour ainsi dire au milieu «le ces journées ; car il fallut ouvrir les ltarricades pour «pie leur voiture put parvenir à l’Ilôlel-Dieu, et là, toutes les différences d'opiuious, de drapeaux, étaient oubliées ; leurs soins touchants , leurs secours, leurs consolations, effaçaient ces tristes souvenirs. Ces douces paroles, que nous avons entendues, u*appartienneul plus aux personnes «pii les ont prononcées, elles sont désormais du domaine de l'histoire et de la reconnaissance ; il faut que leur souvenir prenne rang au milieu de ces grands événements pour placer toujours la lionlé à côté du courage, les bienfaits à coté du malheur.
Un tableau qui se rattache particulièrement au règne actuel, et qui en a fait d'avance le programme , est la visite «pie le roi Louis-Philippe lit au champ de bataille «le Valmy, et le bonheur «pi'il eut d'y rencontrer un vieux soldat «pii y avait été blessé et «pii en habitait les environs.