‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 75 sur 104 · I-j .Moulu» a , apoitiT ilrs succès «le Napoléon · texte numérisé non relu

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I.a fortune avait co(>oiiclaiil donné il Napoléon des gages éclatants de sa fidélité; elle Pavait élevé de victoire en victoire au faite de la grandeur et de la puissance. il dictait des lois à «jualrc-vingt-cinq millions de

sujets ; la nation française était la plus grande des nations européennes, et son empereur, toujours victorieux , était le premier entre tous les souverains. Celle salle montre la situation la plus élevée de sa fortune.

Marie-Louise a quitté Vienne le 10 mars, et avant son départ elle a fait ses adieux et distribué des bijoux à ses frères et a ses sœurs?. Le Î8, elle est arrivée à Compïègne, un groupe de jeunes tilles lui a offert des fleurs. Enfin . le 2 avril, dans la grande galerie du Louvre , lopte ornée de fleurs , d'étoffes de soie et d'or, de tapisseries des Gobclins, en présence de quatre rois, d<* cinq reines et de la cour la plus nonil reuse et la plus brillante, le cardinal Fescb bénit l'union de Napoléou’et de Marie-Louise.

Toutefois la guerre ne se ralentit point eu Espagne et elle va commencer dans le nord ; cinq cent mille hommes marcheront sur la Russie; le 21 et le 25 juin la grande année a passé le Niémen ; le 17 août elle est aux mains avec l'armée du général Wiltgenstein sous les murs de Smolcnsk ; par une double victoire à Smoleusk et à Polotsk , elle se fraye la route de Moskou ; mais elle n'y doit entrer qu'âpres nue bataille sanglante ; le général Kutusof les attend a la tête d’une année nombreuse. L'attaque commence le 5 septembre a quatre heures du soir; mais c'est surtout le 9 qu'elle est terrible et décisive. A six heures du malin , le feu commence , la mousqueterie s'engage. Ncy , protégé par soixante pièces de canon , s'avance sur le centre de l'armée ennemie ; mille bouches à feu vomissent la mort des deux côtés ; cependant l'armée impériale russe offre une masse compacte que rien ne peut désunir ; enfin , une charge heureuse dirigée par Murat et Caulaineourt, se fait jour a travers ces épaisses phalanges; elles sont ébranlées, ouvertes et bientôt mises en déroute; plus de cinquante de leurs officiers-généraux ont péri avec trente mille hommes; mais nous aussi, nous avons des perles à déplorer, nos meilleurs généraux sont tués ou blessés, et le soir trente mille hommes ne répondent pas a l'appel. Enfin , nos soldais sont dans Moskou.

Ici s'arrête la plus grande destinée qui Tut jamais dans les temps anciens et modernes. Entré dans toutes les capitales de l'Europe , allié a trente Césars , père d’un enfant qui aura le monde pour héritage , parvenu a ce point de gloire et de puissance., qu'il s’arrête, qu'il ose reculer devant le possesseur d'un pays barliare, qu'il revienne jouir de sa gloire, de son bonheur, et il n’y aura pas de destinée semblable a la sienne. Mais non , il s'obstine El le momie répète :

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Pncstat velox fort mu ttdem.

Lr» dernier» efforts • pré» de (Haye.

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o 'Angleterre triomphe ! lue sixième coalition est formée : la l'i usse et la Suède •O

— se sont réunies à la Itussie ; la Bavière ta abandonner la cause de la France ; toute l'Allemagne est agitée sourdement , déjà apparaissent tous les symptômes d une éruption terrible ; si l'Autriche reste alliée de la France, si du moins elle

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garde I j noulralilé . (oui espoir n’est pas perdu encore v et Napoléon veut Frappet un grand coup pour imposer-aux lidélités ébranlées. Il s'approche de [eipsick , l’année ennemie est prés de la , elle domine les hauteurs de i.utzen . elle attaque ntéme nos soldats à l’improvisle , et nos soldats sont presque lous eonserils , car il est à peine resté assez de vieux militaires pour former les cadres. Napoléon a été obligé d’enlever a la marine ses soldats aguerris; mais laissez ces conscrits respirer l’odeur de la poudre , qu'i's entendent la voix de l'empereur, et bientôt ils feront des prodiges. A Ratilzcn , ce ne seront plus des conscrits ; h Wurtzen , ils auront égalé leurs devanciers ; Napoléon aura retrouvé ses invincibles soldats : avec eux , il n’y a rien qu’il ne puisse encore tenter. Mais l'Autriche l'abandonne . lui ôte son appui ; f Allemagne entière se soulève. l,os deux journées de Lcipsirk . celle de Hanau le ramènent sur le sol de la patrie. La , le lion retrouve une nouvelle force , il étonne ses ennemis trois fois plus nombreux. Les noms île Champ- Aubert , de Monlmirail , de Montereau , de Çlayc même, brillent comme le coucher d'un soleil ardent ; ce sont les derniers efforts à la porte de la capitale , il la veille, du dernier départ. Voil'a donc où se termine la plus étonnante destinée ; celui qui avait envahi tontes les rapitales.est envahi dans la sienne , celui qui avait attribué les revers de ses ennemis h leurs fautes est victime des siennes-, il a éparpillé ses forces dans l'Europe entière, et pendant qu’il arrête des masses imposantes sur les bords de la Seine avec une poignée de soldats , il a 500,000 hommes l'anneau bras dans l'Europe. Voilà oit conduit l'aveuglement de la fortune , et l'ivresse du bonheur.

l'avilluti de Sdinl-Ooon.

» Charte , ce lien, cet anneau dans la cluiine des temps , celle puissance devenue en un iuslanl si magique qu elle renverse, comme l'arche sainte,

I imprudent qui use y porter la main, la Charte fnLdue sinon au génie, du moins à la sagesse de Louis WIN ; elle sera le plus hcl

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