‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 81 sur 104 · JARDINS DE VERSAILLES · texte numérisé non relu

JARDINS DE VERSAILLES

Clicfil'trtmr d'un tir.iml roi, ik l.e Ni»lrr cl in». ... yue Limii» . la nalurr el l'art onl riubclli.

bruit. Jardina, l.

ut sous l'acception ordinaire du nom de jardin qu'il laul le superl»e entourage du palais de Versailles , la nature, ce point à la magnificence , prend un caractère parlicuistpiets façonnes en murailles de verdure ; ses bassins encadres dans des marbres précieux, ornés de gerbes d'eau, de cascades régulières. peuplés de statues et de grands vases , semblent autant de galeries d'appariements, de salles en plein air, dépendant du palais; et c'est bien ainsi que Le Nrtlre l'avait considéré lorsqu'il y exécuta les premiers travaux. Il trouva le jardin «le Louis XIII compost1 «le deux bosquets, coupés dans l'intérieur du bois, et séparés par une avenue vis-à-vis du château, avec plusieurs Itassins au milieu de la terrasse. Il se borna à développer ce plan sur une échelle immense; l’allée étroite «levant le château devint un large espace pris sur les liostpiets ; et , sans attendre l'approhation de Louis XIV, il tra«;a remplacement «lu Iwssin «le Lalone el celui d'Apollon. qu'il unit par le vaste lapis vert el qu'il prolongea par le grand canal

vkhsaiu.es

Voici pour le point «le vue principal. Cela posé , il perça dans le luis . des deux côtés , deux autres avenues parallèles à celle du milieu, de trente pieds environ de largeur ; ceile du Roi et celle des Prés ; puis deux autres encore A la môme distance, mais qui seearlent un |>cu à mesure qu'elles s'éloignent du château. Il coupa ces allées |«ir quatre autres transversales d'une largeur à peu près semblable, ce qui lui donna iouzr bosquets , dont il se proposa de varier les dessins et les ornements. Voilà ce que nous avons cherché à bien faire comprendre dans le plan ci-dessous : nous avons désigné les Iwsquels par des chiffres, suivant l'ordre de la description que nous en donnerons.

1 lloiquct d'Apollon.

2 Quinconces du nord.

3 Bosquet des dômes.

4 ï.a Colonnade.

5 Quinconces du sud.

fi Salle de liai.

7 Bosquet de lu Heine.

8 Bnwjuet du Miroir.

9 Bosquet du Hoi.

10 Bosquet de rObôlivqur.

1 1 Bosquet de l'Etoile.

1*2 Bosquet du Rond- Vert,

Celle division du terrain elait déjà faite, ou dans les fêles que lattis \ I V donna celle année

tlti moins tracée en 1664, puisque , les courses dç tapîtes etirenl lieu

• * • ANCIEN ET MüDEHNE. 4.15

daiLs une des strions (le l'alite du I\oi, asle théâtre où fut représentée In l*rhirex*r it'Hliüe dans une section de nkfttre cAté. Les elianirenients (pii eurent lieu depuis et uu oii retrouve dans le programme des fêtes de I0G8, et plus tard de 1774, consisj l’rent seulement dans l'ordonnance de ces difTcrenls compartiment* , dans la masse def eaux qu'on y lit venir,* les liassins qu'on y forma et les différents sujets qnoSPVoulnt y représenter pour motiver le mouvement îles eaux.

Il n'est donc pas difficile de comprendre le système entier de ees jardins , et dans l'expllratiiin rapide que notifiions en donner, nous suivrons une division qui n'a pas encore été adoptée , mais qui nous parait très-commode et très-facile à saisir. Ainsi nous diviserons notre examen en trois parties, qu'on |M>iirra suivre aisément sur le plan ei-eontre, et sur celui que nous avons donné paire 80 de cet ouvrage; il comprend : I" tonte la jsartie centrale depuis la terrasse jusqu'au liout du grand canal, ainsi que les liosquets numéros I. 2, 3, 4, 6 et 6, qui lui sont contigus, et dont une partie formait l'ancien jardin île l.ouis Mil ; 3* les Imsquets à gauche . y compris l'Orangerie ; 3" les bosquets à droite, y compris le bassin de Neptune.

Mais, |>our bien juger cette division et s'en rendre compte, il serait bon, avant de la |>arcourir, de se placer un moment à la fenêtre du milieu tle la galerie îles glaces, ou seulement sur le perron île la terrasse, dans l'axe des deux bassins. Cesl de là que umts avons pris la vue générale à vol d'oiseau qui précède ; on y voit les Imsquels de toute la partie centrale , et on distingue les fabriques qu'ils renferment . c'est-à-dire , les lieux liassins du parterre d'eau ; à droite et à gauche, les deux fontaines de Diane , du l'oint-du-Jour ; au milieu , la fontaine de I .atone , le lapis vert , le liassin d'Apollon et toute l'étendue du grand canal encadré par des Itois à l'horizon; enfin . dans les deux parties latérales, le bosquet d'Apollon, le quinconce du nord , les dèmes; la salle de liai , le quinconce du midi et la Colonnade.

Kxaminnn* d abord les subdivisions qui composent la partie centrale, et les d'arts qui les décorent.

TERRASSE DD Cil AT l; A C.

(Quatre statues d'après l'antique sont adossées au mur : Silène, Antinous, Apollon pythien et Baccluis; plus loin, deux vases de marbre ornés de has-relieh, représentant l'un la victoire des impériaux sur les Turcs avec le secours des français, |st> Colsevox, l'autre, la Réparation de l'Espagne à I avilis XIV en Hitîî. C'est ici le lieu île faire une oliservation qui concerne toutes les statues : c'est que toutes celles qui sont copiées de l'antique ont une sorte de négligence et d'à peu près qui déplaît, et qui fait que toutes mauvaises, toutes maniérées que sont les statues modernes, on s'en accommode davantage, parce qu elles sont elles-mêmes et ne font pas regretter la supériorité de leur modèle.

^plSijL se eontpos^de ilen\ grands bassins obfïturs , contournés aux quatre angles el Istrdts par «lesta- Mettes de marbre blane sur lesquelles reposent vînglipiatre iiiagiiiliqiies grotipes eu Itron/e , fondus par les Kellers. Au bassin du nord, en descendant dçja terrasse, la Garonne et la Dordogne, modelées par Coisevox et fondues pat les Kellers. A l'attire bout , I .v Loire elle Loiret, par Lehongre. Au bassindti sud, le lilttbie.

par Tubi.et la .Saône , par l'Ixspignola. A l'autre lioul, ida Seine par Regnaudin . la Marne, par Maguier. Sur

Côte droit du parterre d'eau.

On voit Mir le devant la Maine de la Garonne, et dan* le fond la loiitaiiie de Diani-.

VKKSUU.es A N CM- N HT M ODKIl N K.

i.Yî

les loup» cùtés, sont huit nymphes ou naïades. grou|>écs avec des Autours ou «le> Zcphirs ; huit groupes de trois enfants chacun jouant avec des oiseaux ou des couronnes de Heurs, lotis d'une admirable exécution. Ces statues prouvent que la sculpture était plus avancée tpie les autres arts; on y trouve le faire large de l'école de Michel-Ange avec un choix de contours que donne l'habitude qu'avaient alors les artistes de copier l'antique. Du milieu «le chacun «le ces bassins s'élance une gerbe «le vingt-neuf pieds de hauteur, qu'entourent seize jets formant corlieille.

On s'avance au milieu de ces badins, vers le parterre de l,atone , mais il faut s'arrêter un moment devant la fontaine de Diane, une des plus gracieuses fabriques des jardins de Versailles.

Celte cliarmante coin posi lion, connue sous le nom de Itass^^le Diane, esi un uullange heureux de belles ligues d'architecture, 4c groiqies de sculpture, ei

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