‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 93 sur 104 · I.niii, XIV à[;r ' l M“dc Mainlcnon · texte numérisé non relu

I.niii, XIV à[;r ' l M“dc Mainlcnon

Qu’en pense rolie mriUhU'/ et dans le |wrc de Versailles comme a la fameuse manicuvre de Coiupicgne, madame de Mainlenon , de sa chaise à |K>rleur, répon- (lait quelques mots et soupirail de ne |M>uvoi[ plus amuser lin monarque inamiisahle

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r lui frrni birif quitter In Irurllr, 'lisait l.onvnis A la suite il'tine 'lispule avec l.otiis \IV au sujet iI'iiup fenêtre du grand Triannn. L’incendie du Palatinal fut l'accomplissement de ces paroles, et Trianon acipiit une funeste célébrité. Il n'en avait aucune avant cette époque; c'était, dit madame de Sévigné, un pavillon au’ bout du parc de Versailles , où l'on cultivait des (leurs et tics arbres A fruits ; on l'appelait Palais de Flore , et on y venait souvent faire des collations. Madame de Monlespan s’y rendait quelquefois de son rbAteau tic Clagny. On en trouve la description dans une Vie lie Colliert publiée en Ifln.'i. Ce pavillon était revêtu A l'intérieur de glaces et de carreaux de porcelaine comme les palais orientaux , et orné A l'extérieur de vases île porcelaine, fin y voyait de longues allées d'oranger», de myrtes et tic jasmins en pleine terre. Cependant , tout agréable que fût ce lieu , le roi s'en lassa bientôt , et ayant fait l'acquisition tle quelques terres des moines tle Sainte-Geneviève, en Iflfifl, il .chargea Mansard de ItAtir tnt palais A l'imitation îles ri/ln italiennes. Commencé en 1071, il fut terminé vers la fin de la même année, et parut , ce qu'il est en effet, un édifice plein d'élégance.

Sa première destination lui fut conservée , celle dp réunir les plus Itelles plantes ,

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le» plus belles Heurs et les meilleurs fruits , il était une sorte de complément du magnifique potager erré à peu près à la même époque , et coniié également aux soins du célèbre La Qnintinie , qui créa en France et presque .en F.urope l'horticulture. Ce potager était situé dans un vaste terrain devant l'église de Saint- Louis et près de l'emplacement connu depuis sous le nom de Parc aux ( ’.erfs , el s'étendant jusqu'aux étangs Goberl. La Qiiinlinie avait développé là tout son génie; l-ouis \IV, qui voulait réunir auprès de lui les hommes célèbres dans tous les genres, ne pouvait rester indifférent à celui qui avait su vaincre la nature, non point pour la courber comme les autres à un vain luxe, mais pour la rendre féconde, abondante, riche, pour développer tous ses moyens d'êlre utile et de plaire.

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