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dans le goût rl la pratique des» jardins irréguliers , je fus temps à concevoir qu'on prit eu aimer d’autres . qu'ou pril ulre plaisir à (orturer des arbres pour leur donner l'air de mues , à enfermer des eaux si belles lorsqu'elles soûl abandon nées à leur cours nalurel ; mais, je dois l’avouer, le séjour de l'Italie m a Tait pardonner rel écart de l'imagination : les allées droites , composées d'arbres qui courbent leurs têtes pour former d'immenses berceaux ornés de statues antiques, des colonnes de marbres précieux . ont un aspect de grandeur qu'on ne trouve point ailleurs ; le soleil du midi, qui les éclaire et les anime, produit des elTets que la peinture aime à répéter. Telles sont les villa Albani, l’amphili, Aldovraudini ; tel est le grand Triauon , dont l'aspect ne donne par l’idée d'une demeure permanente, mais plulril d’un édilice construit |>our des fêtes, par son éclat et sa magnificence; il se compose d'un rez-de chaussée très-étendu, sans etage au-dessus, sans toit apparent, et sans caves sous les apparlemeuts; la décoration intérieure est riche et brillante ; le vestibule du milieu est à jour et eu colonnes de marbre rose ; il sépare la cour d'entrée et les parterres des deux principales ailes du palais , de manière à former en quelque sorte deux habitations distinctes. La galerie principale a été bâtie après coup en prolongation de l'aile droite au midi ; toutes ces pièces communiquent par leur extrémité au grand corps de bâtiment appelé Trianon-sous-ltois , et où se (tassa la dispute de Louis MV avec Louvois. On peut même supposer que ces dernières constructions lurent laites pour augmenter le nombre des logements ; elles sont cachées par de grands arbres, et n’ont de communication avec les autres qu'au centre par le vestibule dont nous avons parle.
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Le» deux point» île vue principaux , pour avoir une iitee «lu palais de'l rianon ont «'te prie , l'un de l'entrée qu'on voit à la pape IM, à rôle «lu plan . l'autre île la pièoe d'eau en lias du grand escalier.
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CeM ainsi que se dessine de tous rôlo ee brillant édifice , «loin les Hc^anles colonnes en inarbre et les ornements s'accordent si bien avec l'abondance des fleurs et les jets d'eau qui l'entourent. Son as|ieet est charmant, niais l'habitation en était incommode et déplaisante, tellement, qu'aucun souverain, depuis Louis XIV. n'avait pu parvenir à s'y fixer. Napoléon n'y resta que huit jours et n'y serait pas revenu. Il appartenait au roi Louis-Philippe , après avoir consacre le palais de Versailles à tonies les gloires nationales , de trouver encore le moyen de faire des deux Trianon une demeure royale aussi commode , aussi complète que les autres résidences, et cela toutefois sans altérer le caractère des constructions existantes. Il serait trop loup il entrer dans le detail de tons ces changements; il suffit de dire que les pièces se communiquaient sans dégagement . sans aucun de ces petits détails que commandent la dignité du possesseur et les liesoiti» de la vie . tout y avait été fait pièce h pièce, sans ensemble et comme jeté au hasard au
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tour de (leux palais séparés , communiquant par un corridor magniliqiie en marbre, mais ou le vent el la pluie pénél raient.
Voici les dispositions nouvelles qui ont été faites : l.cs deux appartements ont été réunis en fermant le vestibule par des portes vitrées ; ils ont été augmentés par le prolongement de l'aile du midi sur la partie en retour où l'on avait placé les cuisines; un appartement complet a remplace les petites pièces humides du logement de l'ancien gouverneur; la galerie en aile, qui n'était qu'un corridor, est devenue une grande et )»elle salle à manger, dont le service se fait par un couloir souterrain, qui unit les cuisines au reste du palais.
C’est ici qu'il faut rendre justice au roi Louis-Philippe, c'est que les dépenses les plus considérables qu'il a faites pour l'entretien et l'agrandissement des plais royaux sont celles qu'on aperçoit le moins et où il n'a pas cherché à se faire valoir. Si on se rappelle la manière de vivre d'autrefois, l'encombrement de boutiques et de logements de toute espèce que renfermaient les résidences royales , le peu d'ordre et de propreté qu'on y remarquait, on verrait que, dans les nouveaux travaux , l’utilité a été plus considérée encore que la splendeur et l'éclat.
M "r de Scvqjnr.