‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 96 sur 104 · I.a reine Marie-Anloinctlc a Trianon · texte numérisé non relu

I.a reine Marie-Anloinctlc a Trianon

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Le nom de Trianon est inséparable de celui de Marie-AntoineUc. Tout, dan* ce lieu, rappelle sa grâce, sa bonté, ses mallieurs. ('es arbres (pi on faisait planter sous ses yeux elèvent aujourd'hui leurs tètes dans les cieux , et cependant on croit la voir encore errer sous leurs ombrages. \ oilà bien la salle de musique où elle étudiait ses rôles, le théâtre ou elle jouait, le hameau quelle avait fait construire ; etilin la grotte où elle était assise quand on vint , le 5 octobre , lui annoncer l'arrivée du peuple â Versailles, et qu'elle put prévoir qu elle ne reverrait plus cette demeure chérie !

Louis XIV avait bâti le grand Trianon pour échapper à Versailles, Louis XV éleva le petit Trianon pour échapper au grand. L'édifice bâti par Gabriel est d'une architecture dégante, et forme un pavillon carré de vingt-trois mètres à chaque face, et eu avant des bâtiments, à gauche, sont les logements accessoires ; sur la

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A<|ict( «Tune pari ii‘ du hameau.

lin descendant île la charmante colline où est situé le cabinet de nuisi«|iie . üii

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droite commence le jardin anglais, dessiné par Hoberl , et l'un des plus agréables sans contredit qui existe, par la manière dont il est tracé et la beauté des arbre* rares qui le composent.

Kn sortant du Palais du côté de l'ouest on trouve un inagniliqiie rocher cou vert de plantes, de Ileurs et d'arbres, à travers lequel on arrive à un |»avdlnii octogone, situé au-dessus d'un précipice.

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arrive à une nappe d'eau lmrdée de l'autre cûté par un hameau célébré, bâti par la reine Marie * Antoinette et qu'elle affectionna particulièrement. Ce hameau comprend, dans de très-petites pnqiorl ions , tout ce qui constitue nu village : la ferme , le*presbylère , la maison d'habitation, la laiterie, tout cela ornée! meublé à l'intérieur avec beaucoup d’art. Le plaisir de la reine était de venir passer quelques heures dans ce Heu , souvent habillée eu bergère ainsi que les dames de la cour. Ce goût de bergère et d'imitation des mœurs de la campagne était fort à la mode à celte époque, mais il existait déjà soirs le règne de Louis XIV. Mademoiselle de Monlpensier en parle dans ses Mémoires.

Otle fabrique de mauvais goût par sa petitesse et par son invraisemblance était un tribut qu'il fallut payer à la inodedu temps. Il y avait daas presque tous les jardins, d'obligation , une tour de Marlborough; celle-ci mérite cependant un regard à cause d'un saule pleureur, planté par Marie-Antoinette l'année même où elle

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lui form* «le «initier V«*rsailles , el «pii anjoiiririiiii couvre une £r.m«le éteiulue «le terrain.

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Le goilt île joiKT la romi'die était dans liiule sa force, l a Heine lil construire or rharinanl llit'àlre , sur lri|iiel elle aimait i paraître ; mais , il Tant l'avouer, elle ne jouait |ias bien, et elle souffrait qu'on le lui dit ; elle s'en tirait par sa grâce nalurelle el sa cliarnianle figure. I.es autres rôles, mieux rendus par leronile d'Artois, les durliesses de Polignac et île ('iiiielie, M . de Vaiidrciiil surtout, comprenaient les piiVes alors les plus à la mode. Louis XVI, ou son frère le ronde de Provenee, depuis Louis XVIII , faisait l'oflire de souffleur. L'intérieur du lliéâlre est décoré avec art , el l'entrée ressemble assez à ces jolies fabriques des villages italiens.

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