LES EAUX DE VERSAILLES
On a vu plas haut (page 20), dans l'historique que nous avons donné des dispendieuses tentatives faites pour amener des eaux abondantes à Versailles, que , par suite de l'insuffisance de celles fournies par la machine de Mari y, on avait dû organiser successivement un vaste système de rigoles qui, contournant les hauts plateaux, ramassent les eaux de pluie et de neige fondue, et vont les verser aux étangs et aux réservoirs creusés pour les recevoir. Les principaux étangs sont ceux de Trappes ou de Saint-Quentin, Saciay, Bois-d'Arcy, Saint-Hubert, Perray, etc. Le développement total des rigoles est de 1 57 652 mètres , sur une largeur moyenne de 20 mètres environ.
Le système des étangs fournit des eatix haïUet et des eam hassfis.
Les eaux hautes, qui sont celles de Trappes, viennent par un aqueduc souterrain de 10 772 mètres de long, et se réunissent I à Test de Versailles, dans les bassins de Hontbauron. Les eaux basses viennent de la plaine de Saclay; elles sont d'abord réunies dans des étangs, et traversent ensuite la vallée de Bue au moyen d'un aqueduc. Elles arrivent dans Versailles à un niveau de Id mètres plus bas que celles du bassin de Hontbauron* Ces eaux , soit hautes , soit basses, se distribuent : une partie directement dans la ville , ou dans le parc; une autre, amenée par des conduits, du bassin de Eontbauron au Châ* teau d'Eau ; une dernière au grand réservoir, et de ces deux éservoirs elles vont alimenter les bassins du parc. Selon un rapport de l'habile directeur actuel des eaux de Versailles, le cube des eaux de tous les étangs, parvenues à leur niveau de déversement, est de 7 971726 mètres; niveau qu'elles atteigaeut, du reste,