‹ Versailles et les deux TrianonsChapitre 15 sur 21 · LES EAUX · texte numérisé non relu

LES EAUX

très- rarement. La quantité moyenne est estimée à 53^21151 mètres cubes, quantité sur laquelle il s'opère une réduction d'un cinquième par suite des fiitrations et de révaporation. Sur cette quantité ainsi réduite, la consommation annuelle de la ville absorbe 2 182 460 mètres cubes« On voit, d'après cela, quel est Texcédant disponible pour le jeu des eaux du parc. — On s'occupe en ce moment d'un projet d'amélioration du système des eaux de consommation de la ville de Versailles, au moyen d'un plus grand développement de puissance donné à la machine de Ifarly*

Il faut distinguer dans le jeu des eaux ce qu*on appelle les petites eaux et les grandes eaux. Les premières jouent souvent, dans la belle saison tous les quinze jours. Les secondes ne jouent même pas tous les mois. Ces dernières se composent des bassins réservés, tels que la sMe de Bah la Colonnade, les hains d* Apollon^ et surtout du bassin de Neptune. Les petites eaux commencent ordinairement i jouer vers trois heures. A quatre heures, commencent les grandes eaux; et, à partir de ce moment, outre les jeux nouveaux des bosquets , d'autres bassins , tels que ceux de Latone et d'Apollon , reçoivent un plus grand développement de leurs eaux jaillissantes. C'est alors qu'il faut savoir se diriger dans le parc pour visiter tour à tour ces merveilleux spectacles hydrauliques. Notre itiliiéraire fournit d'amples renseignements à cet égard. Du reste , la foule se porte d'elle-même et par tradition aux dîflerents bassins, et finît par se rassembler autour du bassin de Neptune, qui joue vel*^ cinq heures» Le spectacle qu'il offre alors est si merveilleux , qu'en voyant le peu de temps qu'il dure, on se prend à regretter la permanence qu'il pourrait avoir, si les folles tentatives de

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Louis XIV pour amener la riTière de l*Eure à Yentailles

avaient réussi.

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