LE GRAND TRIANON
Ce palais se compose d'un seul re2*de-chaussée , sans toit apparent et sans caves sous les appartements, avec deux ailes en retour d*équerre qui encadrent la cour. Les proportions de la façade sont élégantes. Au milieu, un vestibule à jour en colonnes de marbre séparait la cour des parterres et isolait les deux ailes , qui devenaient ainsi en quelque sorte deux habitations distinctes. Ce vestibule fut fermé, en 1810 , par des vitrages. « La groiide galerie ^ qui paraît avoir été bâtie après coup en prolongation de Taile droite, au midi sur les parterres, n'était qu'un long corridor isolé sur deux faces, communiquant par son extrémité au grand corps de bâtiment que Ton appelait le Trianon-sous'Bùis. Cette troisième partie du château, bâtie également après coup lorsque Ton s'aperçut de Vinsuffisance des logemeuts , n'avait d'autre abord que par
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la gdffii (outro lo loaniiud de dégagmMitoi de cammumeations faciles). On avait tellement peu pensé à satis^
faire aux besoins particuliers des différents services sans lesquels toute habitation est impossible, qu'on avait été obligé de construire après coup, au dehors, isolément, sans plan* sans régularité , plusieurs bâtiments pour y placer les domestiques, les chevaux, les voitures, etc. Ces bâtiments I jetés presque au hasard aux alentours des deux Trianons» avaient apporté une sorte de confusion dans les limites des dépendances particulières des deux palais. » (Les palais des deux Trianons. 1837.) Après avoir décrit les lacunes et les vices des distributions intérieures du grand Trianon , Fontaine énumère les tra** vaux entrepris par ordre de Louis-Philippe , pour rendre cette résidence habitable. Nous signalerons seulement l'amélioration apportée à ia grande galerie , qui , de simple corridor de passage, est devenue une salle à manger « dont le service est fait de la manière la plus inaperçue au moyen des nouvelles communications souterraines, pratiquées à grands frais dans toute Tétendue des appartements, depuis les cuisines jusqu'à l'extrémité de l'aile du frimon-totts-BoiB. Partout on est parvenu à établir toutes les petites pièces de service , dont aujourd'iiui on ne peut se passer, et qui^ très-négligées au temps de touis XIY| semblaient être un besoin presque inconnu*» Ces travaux d'utilité , et qui n'apparaissent p§s au de^ hors, ont été si bien appropriés, que le tout semble aujourd'hui avoir été fait en même temps et par la volonté de Louis XIV.
Nous allons passer rapidement en revue les différentes salles du château du grand Trianon ^ et signaler les principaux objets d'art qu'on y remarque.
Un vestibule d'entrée sert de séparation entre Taile gauebe
et le grand vestibule. La première pièce dans laquelle on entre est le Salon ; on y voit des portraits de Louis XY et de Marie Leczinska, par J. B« YanîoOf et des fleurs peintes par Jfonnoy^.
Cabinet. — 11 a fait partie de la première chambre à coucher de Louis XIV. Nous y signalerons : 12, Peinture allégorique à roccasion de la naissance d'une fille du Dauphin, par Ch. Notoire (1750).
Chambre à coucher, — Cette pièce était d'abord réunie avec la précédente, — Fleurs, par Monnayer.
Salon des Glaces, — Il a «ue sur la branche transver* sale da grand canal du parc de Versailles.
Revenant sur ses pas pour visiter les appartements de Taile droite I OD traverse le grand vestibule»
Grand vestibule. — Dans le principe , il formait un passage libre et à jour. On y remarque cinq statues en marbre : le Tireur d'épines et h Joueuse d'osseleU (d'après Tantique); iilatonte (antique); Jeune pâtre romain, par Brun (1821) ; YAmour , par Lorta (1819).
Appartements ù droite dn grand Testllmle* — Vestibule. — On y voit les deux statues suivantes : le Faune au chevreau (d'après Tanlique); Olympia abandonnée, par lîtex (1842) ; 28. Un tableau de Jupiter chez les Gorybantes , par Noël Coypel^ et des fleurs, par Monnayer et Desportesm
Avant de parcourir les salles qui oc(»ipent le prolongement des bàUments sur le parterre » on peut visiter les pièces de VaHe droite^ sur la cour d'honneur.
Salon. — 35. L'Abondance , tableau de réception à l'Académie de peinture, par Oudry.