‹ Versailles et les deux TrianonsChapitre 5 sur 21 · LÈ PALAIS · texte numérisé non relu

LÈ PALAIS

la France triomphant de TEsjiagne, par Girardon; plus en arrière sont deux groupes : à droite la Paix, par Tuby; à gauche l'Abondance ^ par Coysevox, Seize statues ornent à droite et à gauche la grande cour ; la plupart ont été placées autrefois sur le pont de la Concorde, à Paris ^ mais lelir masse trop considérable surchargeait le pont 9 et on Jes transporta à Versailles. Ces statues sont , à droite : celle de Richelieu, par Bamey; puis celles de Bayard, de Colbert, de Jourdan , de Masséna, de Tourville, de Duguay-ïrouiûi de Turenne; à gauche » celle de Suger» par SUmf; puis celles de Duguesclin» de Sully, de Lannes, de Mortier, de Suffren, de Du<iue^e, de Condé, parDan'rf (d'Angers).

Au milieu de la cour, la statue équestre, en bronze, de Louis XIV, est Touvrage de Petitot et de CarteUier. Le cheval est de ce dernier; il était destiné à une statue de Louis XV.

Des deux cdtés s'élèvent deux pavillons modernes qui se projettent en avant, ornés de- colonnes corinthiennes;

sur leur fronton triangulaire est placée cette inscription, qui indique la destination actuelle du palais : Â toutes les gloires de la France*

La petite cour carrée du fond , entre les deux pavillons, qui était celle de Vancien château de Louis XIII, a été nommée , à cause de son dallage en marbre , la cour de Marbre.

Goor de larbre.

Cette cour était de cinq pieds plus élevée que les appartements du rez-de-chaussée. On y montait par des mar« ches. Louis XIV était obligé de la traverser pour aller de

ce côté gagner sa voiture. Elle a été abaissée sous Louis- Philippe» et n'est élevée que d'une marche seulement

au-dessus du sol de la cour. Elle senrit quelquefois à des (êtes données par Louis XIV; en 1674, on y représenta

Topéra à'Àlceste, de LuUy et Quinault. Dans îa matinée du 6 octobre 1789, c'est au balcon du premier étage que Louis XVI et Marte - Antoinette se moutrèrent ini peuple remplissant la cour. Des cris se firent ensuite entendre, appelant : c La reine seule! » et elle s'àvança seule sur le balcon.

De la grande cour du cliàteau on peut gagner les jardins par les passages qui fiont au f(^nd , ROil de la raur des Princes, à gauche, soit de la cour de la Chapelle, à droite (voir plan 11 ). C/est ordinairement de ce côté qu on entre dans le Musée. La salle d entrée au rez-de-chaussée (sous le vestibule ouvert, qui sert de passage entre U cour de la chapelle et les jardins) esi à droite. Elle sert de vestibule à la chapelle (( , plan 11). Avant de nous engager dans le Mttsce^ nous porterons notre aiteinioa sur lâ chapelle.

MM cinm>clie* (Plan IL ) Il y a eu successrremeut trois chapelles dans le palais : la première ^ élefée sbua

Louis XIÎI, et qui était près de l'escalier de marbre: la seconde , qui fut bâtie sous Louis XIY , et qui était à la fdice où se trouve aujourd'hui le salon d'fiercuto; enfin, la chapelle actuelle, qui, commencée en 1699» ne fut achevée qu'en 1710; c'est le dernier ouvrcige de Mansart. « Cette diapeUe, dit Saint-Simon, qui a coûté tant de millions > si mal proportionnée , qui semUe voa* loir écraser le château , n*a été faite ainsi que par artifice. Mansart ne compta ses proporiions que des tribunes, parce que le roi ne devait presque jamais y aller ett has, «t il fit ej^rts cet horrible exhaussement par- \ dèisuale A&teau pour foitcer, par cette difformité, à ; élever tout le ciiàteau d*un étage. Sans îa guerre qui ar» i riva^ peadant laquelle U mourut , cela serait iait, » C^te ^pidle^ richement décorée , ornée de statms «t

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