LA VILLE
nuation, nous l'avons yu, est le boulevard du Roi. Cette dernière rue» la plus large des rues de Versailles , tire ' son nom des réservoirs qui s'y trouvaient anciennement ^
et non du réservoir dit de l'Opéra^ placé à l'extrémité de Taile nord du jardin , et dont le mur de soutènement domine la rue et se voit aussi du côté du pare. En 1S36 il y eut une rupture dans ce réservoir qui « jauge plus de 50000 pieds cubes, à une hauteur de 40 pieds. » La cour de l'hôtel des Réservoirs fut inondée « à la hauteur d'environ 2 mètres, a»
Place Boche (autrefois Dauphine). — Cette place octo* gone, la plus belle de Versailles après la place d'Armes, est située dans le quartier Notre-Dame. Les rues Hoche et de la Pompe la coupent à angles droits. Au milieu d'un parterre entouré d'une grille s'élève la statue en bronze du général Hoche, posée sur un piédestal de marbre blanc et portant cette inscription : Hogue, né à Versailles le 2k juin 1768 ^ soldai à 16 aiw, général en chef à 25 , morr à 29 , pacificateur de la Vendée. Cette statue , due au sculpteur Lemaire, fut inaugurée en 1836. — ^ M. Le Roi nous apprend (ouvrage déjà cité) qu'avant la Révolution cette place était l'un des endroits où se tenaient les chaUeehleues et le^ltoueUet. Avant 1769 il n'y avait point, à Versailles , de voitures de place. Toutes les dames de la cour avaient leurs chaises dorées et armoriées. Une société obtint le privilège d'en établir pour le service public, et elles furent peintes en bleu, pour les distinguer de celles des grands seigneurs. Ces chaises exigeaient deux porteurs. Les brouettes étaient des chaises suspendues sur deux roues, mais tirées par un seul homme.
iglUe Notre-Dame. ^ Construite par Mansart , de 1684 à 1086. Le portail, formé de deux ordres, dorique
YfiRSAlLUS.
et ioniqué, supportant xùi &OQtoa, est à'm ÈSf^ mà- Ht Ué l^tL d'ilévuttoh dè te tùtpoVè et iUrMIt dàH ¥lrm , tpn fftpf^Iltênt ridée vulgaire de colombiers, ajoute à la lourdeur de î^édifice. L'architecte eut safts doute ici à subir la volonté dé Lo*iiIb XIV : Huctais habitatiim, $*s i&êîâe la mâisbn de Dieu , né détail prendre tme ttft-
Sortance inusitée dans le voisinage du palais du rtî. L'intérieur est plus satisfiaisant. Malheureusen^nt les Vbûtôs stml trop basses, et le taïahré àutèl» trop Iwti^ obstrue le fond du chœur. Cette égBse )a été déjyôufflée % la Révolution. V Assomption du mattre autel est peinte par Michel Corneille, Dans la Chapelle qui précède la ^sacristie, k droite , y a un tableàu dè Remut » de 1739, représetitant saint Vincent de IhiA "ptèdlmi. L« èhaire , scuJptée par Cai^tTi , êst ïa tnême que sous louis XlV. Ou Yoit, dans la V chapelle à gauche, un cénotaphe élevé au comte de VeTgenfiee» ministre eôus loteis XVi, et tme plaque de mïir1)Te n^ir i ta mémoire de La Ouîà«tinîè. C'est à îTotre-ï)ame que commença , le 4 mai la procession des États généraux, ûangeau raconte dans son joultnal <iue Louto XIY allait quel^efois communier à la paroisse; il y touchait jusqu^à 1300 tnalades. Ûïi sait que la foi attribuait âûî toîs de France la vertu de guérir par simple attouchement lës^roueiies; les rois d'Jlngleterre guérissaient rëpilepsie • les rois de ttoagrïe
guérissaient la jaunisse; et cette royale thérapeutiq|ae s'étendait sans doute à d'antres maladies.
JÉgUse Saimt-louxi. B&tie en I74a^ par Hardouin ïansart de Sagomte , petilrfile dti célèbre VaMWt. lÀ IBi^
çade et les clochers sont lourds et de mauvais style. L^ntérieûr présente un bel appareil, et plaît par une
certaine unité et simplicité d'aspect, msis les fMpot^
LA VILlS
lions t&tïi Idurdèâ. iu-d&sstis de & "j^ûé ttfVh^ée, la vt^Ûté , sûpposrtânl la tribane dte orgues , est du plus mauvais goût. Dans la 3' chapellé à droite, un monument en marbre blanc a été érigé par là ville à la iM- Moite du due dé Beltry , èt scUlpté patf Pradvetimi). Ûh ïêîAiaf^Tttè aussi <ïùélqûés tableaux curieux de Tanciennê école française ; 2' chapelle à droite après la sacristie : un saint Louis , en culotte dé satin , pair le MoyM; S" chapelle : une Prédication de i^nt imi , par ftou-etefjtka&slè stylls de bergeries. Dans la chapelle de l'abside sont des vitraux composé!^ par M. Devërià èt exécutés à la manufacture de Sèvres. En revenant par rautoè eôti de l'église, 1^ chapelle t Mint PîeMtau^ è« ^ux, paar È^htt; chapellé après le transsept : saint Pierre délivré dés liens , par Deshayes (1701).
Théâtre (rue des Réservoirs), — Mlle Monlàmsier m obtint le pïivitégô «n et «u At Vottvèïttirt th tm» Un corridor pratiqué du côté du parc, derrière le réservoir , permettait à Louis XYi et à Marie-Antoinette de se tendre dans leut loge &m étire vus. Ole tikéAti^ ^ «lé tieslaurt en ÏS5Ù.
S4We du Jeu de Paume (rue tïorace-Yernet, Aoiilïant dans là rue de Gravelle , laquelle prend naissance à l'angle où la tue de Satoi7 vie^t aboutit m rtretm de "Sise&ttk , dans le voisinagë de ht pUi:ce d^Aritoes); lÉf^À le berceau à jamais célèbre de la Révolution française (voyez plus bas page 26). Cette salie a longtemps servi d'atelier & M. Horace Yemet, qui y a peint ises plus grandes toiles du Musée historique.
Bibliothèque de la ville (rue de la Bibliothèque, autrefois de l'Liteadance). — Ouverte tous les jours de 10 heures
à 3 heures. Elle contient 60000 volumes.
Potager du Boî. ^ Entre la rue Satory et la pièce d*eau
des Suisses s'étend ce jardia de 50 arpents, dessiné et planté autrefois par le célèbre La Quintinie , et qui offre quelque intérêt aux amateurs d'horticulture. Il y avait là , dans le principe , un étang profond , que Ton combla avec les terres enlevées pour creuser la pièce d'eau des Suisses. Sur ce fond de sable , on transporta de la terre végétale de la montagne de Satory« H. Dupetit-Thouars , dans sa NoUce sur La Quintinie , estime i i 800000 fr. la dépense qu'a nécessitée la création de ce potager. On vient de clore ce jardin, sur la rue de Satory, d'un mur de pierre de taille dans lequel s'ouvrent de loin en loin , et vis-à-vis des rues correspondantes , de larges grilles en fer qui permettent aux passants de jouir de la vue du potager, généralement fermé aux visiteurs. II a été question récemment de consacrer une partie de ce jardin à un parc d'artiUerie. Il fiiut espérer que ce projet n'aura pas de suite.
Parmi les monuments publics de Versailles , nous citerons encore : la Préfecture (rue des Réservoirs); — la
Mairie (à côté du débarcadère de la rive gauche); — VHosjnce (rue du Plessis); — le Lycée (avenue de Saint- Cloud ) ; — le bâtiment du Grand-Commun ( rue de la Surintendance, aujourd'hui de la Bibliothèque), immense édifice qui pouvait loger 2000 personnes attachées au service du château. Sous la première République, on y établit une manufacture d'armes; il sert aujourd'hui d*h6pital militaire.
HISTOIRE
HISTOIRE
Veriailiefl sons Louis ziu.
Il serait sans intérêt de suivre dans un passé lointain les recherches des antiquaires du département de Seine-et-Oise sur les origines conlestables de Yersaiiles. Si ce nam est déjà cité au xv siècle, la ville est toute moderne ; elle date de Louis XIII et de Louis XIV. Louis Xllî, qui venait continuellement chasser dans les bois du voisinage I « ennuyé , et sa suite encore plus, d'y avoir couché dans un méchant cabaret i rouliers, ou dans un moulin à vent , excédé de ses longues chasses dans la forêt de Saint-Léger et plus loin encore, fit construire à Versailles un pavillon» pour servir de rendezvous de chasse. i> (Saint-Simon.) On retrouve remplacement de ce pavillon à l'angle de la rue de la Pompe et de l'avenue de Saint-^loud.
C'est donc à la passion de Louis XIII pour la chasse , passion commune à tous les princes de la maison de Bourbon, que Versailles doit d'être devenu une résidence royale. Un siècle et demi plus tard , le 5 octobre n&9 , la veille du jour où Versailles cessa d'être le séjour des rois, Louis XVI était à la chasse au tir dans les bois de Meudon , et venait d'écrire sur son journal : Tiré à la porte de Chdlillon; tué qucdre-vingt-une pièces j quand on vint lui annoncer que le peuple marchait sur Versailles pour ramener la famille royale à Paris. Le roi ajouta à la note qu'il venait d'écrire ; Interrompu par les éoénementsl
Au lieu d'un simple abri, Louis XIII voulut avoir une
habuation; il acquit un fief où se trouvait sur le haut d'un coteau le moulin à vent qui l'avait abrité une nuit ,
et s'y fit bâtir, vers 1627, uû château entouré de fossés a Ghétif château , duquel Bassompierre disait qu'un simple gentilhomoie ne pourrait prendre Taniié. a» Cette ecAOStruction , due A Viorchitecte Lemerci^r, existe enct)re aujourd'hui avec quelques modifications; elle forme le centre du palais de Versailles; ia couleur de ses biiques la dbtmgue, Ûn c8té de la «our de iDai4>i%, îles eoih* *structions plus modernes qui ont si démesurément agrandi cette demeure royale.
Ce ne fut cependant qu'en 1632 fue louis XIII défini seigneur de Versailles , par facliat qif il fit de cette seigneurie à François de Gondi , archevêque de Paris**, «moyennant 66 000 livres, eu pièces de 16 sous , » dit le ' contrat. Le vieux château presque ruiné faisant partie de ce fief fut abattu. A cette époque, les bois couvraient remplacement actuel de la place d'Armes. Une avenue tracée dans ces bois en face du château est devenue , isous Louis XÏV , la large avenue de Paris; toutefois les contre-allées n'en ont été rendues praticables qu'en
Versâmes sous Iiojila XI? .
Louis XIV , qui avait vu les splendeurs plus que royales de la lète doxmée par f ouquet dans cette résidence (le Vaux» qui Jul avait coûté 18 lofllioiis, dut se sentir liumiBé de rinfériorité de ses maisons de plaisance^ comparées à celles du surintendant des finances, de ce sujet qui avait pris pour devise : Quo non ascendam ? et qui avait failli lui disputer le cœur de La Vallière. M cette
'1. François de Gondi la tenaii, de son père Albert de Gûiidi , qui en était devenu propriétaire en 1573. Ce fief, divisé entre plu •
sieurs propriétaires, avait élé acheté et réaiii eu p^T Martial î dcLoménie, secrétaire du roi*
HlâTQiaE.
xaèxh$ année l^^l , où Fpuqim^t tui itrrêié , Tar^tp^t^ Vau ^ji^-UUiit de nauvejle^ c^trupîii>ns ^ .modeste çM»- 1^ 4e Louis XljU , perdju mUefà ^ois. Lo^U MV jongeaitrU 4éîi à fa^e de ce si^mp ^u'il e^ d^ew depuis, une des loagnificences du inonde ?. Ce n'^st toutefois que quelques années plus tard que les travaux paritefxi de yastQ.s proportions, et seulement en 1682 ^ni'jAji
QxjBL déôj^fm»n^ i^ Yej$«iiUes Ja xi^jûs»^ 4^ h Wfxcflc Ayant Louis JIV , dit M. Le Roi daits l'ouvrage déjà>Ç3Ué , le chemin 4e Paris à Versailles passait par Saint-Cloud et yjJie-d'Avray. Mais lorsque i<e m>sw^J^^ eut fixé sou aéjour à Versailleis, U touIu;^ gue la route dn^ la eapijb^ à son habitation royale fût digne du palais qu'il yeuait de créer. Une véritable armée , composée de soldats et d'ouywrs , fut répandue de Paris à Versailles. Des to^^^mugi » considérables furent exécutés ^sur las bprds de la JS^^e. On fît de très-hautes levées de terre dans Paris et le long du village d'Auteuil; un grand nombre de maisons de Sèyres SijLvmt abattues; la butte de CUiâviile fut aplaoie, et uoe route large et commode vint ei^n aboutir à cette grande avenue de Versailles, magnifique entrée de, la dejqaeui^ du grand roi. »
L'architecte Mansart ne put» malgré son insist^iai^^,, éBi^ Umt de Louis Xiy de démolir les bâtiments éleyés par Louis XIII, Pour agrandir le château, il dut l'entourer, du câité du^ardin, d'une enveloppa giû^n doublait jla fondeur 4 et étabUr à, riatériaur quatre p^jtit^ «^ives, pour conserver le jour aux façades masquées par les npu« velles coastructious ; il joignit les pavillons isolés , élevés en ayant, et fit disparaître les arcades qui fermaient ia cour de marbre (voir page 3J ). On ne peut a*empêc.lwt su entrant dans la cour d'honneur , gui la précéda i-d'^to
choqué du désaccord des constructions appartenant aux deux règnes. L'ancien château , dont la couleur rouge attire immédiatement les r^rds , semble petit et écrasé au milieu des vastes bâtiments qui l'entourent. Tandis que, du côté du jardin, la façade du château frappe par une régularité monotone; tandis que, dans ce jardin même , tout , jusqu'à la végétation, semble asservi i une symétrie géométrique , du c6té de la cour, le défaut d'ensemble et d'harmonie frappe les yeux les moins exercés.
Du côté du jardin y Mansart avait conservé à la partie centrale une terrasse qui disparut , en 1678, pour faire place à la grande galerie (voir page 51); les ailes du sud et du nord, qui lurent successivement construites, vinrent se rattacher à cette partie centrale, et ûrent -comparer ce vaste ensemble & un oiseau aux ailes disproportionnées. Ce palais si magnifique , outre le manque d'accord général, était distribué d'une manière très-inconunode. C'est pour se soustraire à ces incommodités I insupportables des appartements du palais de Versailles que Louis XIV fit bâtir Trianon à l'extrémité du parc ; il y trouva un refuge contre Versailles; plus tard il en chercha un autre mieux approprié à ses goûts au château ' de Marly.
Ce fut par les jardins que commencèrent les grands travaux d'agrandissement qui firent de Versailles la plus ^ somptueuse des résidences royales. Le Nôtre fut chargé
• de cette direction ; le parc , dessiné par lui, devint le chef*
* d'œuvre des jardins fraiiçais.
Cependant, quand les allées eurent été plantées, les bassins construits, on s'aperçut , un peu tard,^ que , grâce ) à la situation élevée de Versailles , l'eau prise des étangs i du voisinage était insuffisante pour alimenter les bassins
HISTOIRE
el les jets d'eau* Afin de remédier à ce manque d'eau,, on imagina divers projets : le premier et le plus hardi ,
proposé par Riquet, auteur du canal de Languedoc, consistait à amener sur les hauteurs de Satory une portion de la Loira , en la prenant près de Briare. Par ordre de Golbert, l'abbé Picard commença en 1674 les études de nivellement. Mais le projet dut être abandonné ; on s'aperçut qu'afin d'avoir une pente suffisante pour amener Teau de la Loire , il faudrait la prendre à la hauteur de la Charité» c'est-à-dire à 50 lieues de Versailles.
Une machine immense, inventée et construite par le Liégeois Rennequin (voir Tarticle que M. de Prony lui a consacré dans la Biographie universelle , tome XXXYil),, fut établie à Harly. Elle mettait en jeu 221 pompes et devait faire monter les eaux de la Seine à la hauteur de 154 mètres sur Vaqueduc de Marly^ long de 643 mètres, et ramener à Versailles. Les travaux durèrent 7 ans et coûtèrent 3 674864 livres K Quand Ueau de la machine de Marly arriva à Versailles, en 1683, on ne tarda pas à s'apercevoir qu'elle serait insuffisante ; et comme , à cette époque» on venait de construire le château royal de Ifarly , elle fut réservée au service de cette dernière résidence. On n'a commencé qu'en 1741 à en rendre une partie à Versailles.
Cependant l'eau manquait toujours à Versailles ; tous les esprits travaillaient pour trouver le moyen d*en faire venir. Enfin, on entreprit de détourner la rivière de TEure et de l'amener à Versailles. Louvois chargea Tacadémicien Lahire de faire les nivellements. Les travaux forent commencés et poursuivis activement auprès de
f. ^entretien de la macbine de Marly, de im à i792» acaùté 7242950 livres.
yême éê âeMim, dMlnfe i devenir lâ fenimé ie
Louis XIV.
On Creusa un canal de 40000 mètres, depuis Pontgoiû jîmtpCi Bérchère-le-M«iigoi; lé Ht du Cànal detait B^vàif i métré* dé Utgenf ét 3 iflétiréa dé profondeur; Tagné* duc, pour tràterser la vallée de Maintenon , devait avoir 50^ liiètreô de longueur et 242 arcades. — On lit dané Mé léflfé dé Racine à Boiléan , à la date du 4 adûf 1687 : oc J'ai fait le voyage de Mainténon et je suis fort content des ouvrages que j'y ai Vus; ils sont prodigieux él digneâ en vérité de la magnificence da roi. Les aN tfSdes (ttti doivent Jôiildfé Ié$ deux montajrnéa vis-à-vIs été Maintenon sont pf esqtié faitéé t il y en a 4S ; elles sont bâties pouf Téternité. Je voudrais qu'on eût autant d'eau à faire passer dessus qu'elles sont capables d'en porter. B y â( là pitia dé 30000 hommea qni travaillent. » A ces indications nous ajônterotia on dernier détail i «eVaubàn, calculant que toutes les bêtes de somme de la Séaoeé miaea en réquisition n'auraient pas auM pour elrargér Us mfttériaut de oe giga&tésque monument , ma-
tériaux qui n'existaient qu'au loin, avait creusé un canal dé 12 kilomètres et à 9 écluses, d'Épernon à Maintenon, par la vallée de la Guesle, tout exprès pour apporter les i&àifses dé pierre de gréa. Un autre canal de SS kilométrés ^ du Moulin-Neuf, près de Saint-Priest , jusqu'à MaiU-* tenon , fut établi pour amener la pierre à chaux. »
OU a beaucoup discuté sur le montant des sommes que eoâtâ la tentative faite pour amener la rMèrè de l'Eure
à Versailles. Ces dépenses ont sans doute été fort exagérées par Saint-Simon et par des historiens plus récents , peu favorables à Louis SIV. Un écrivain moderne qui ,
JII&ftttIkB.
sw eepmt û$mgB»mt beaueo^» d^airtre^» a enfSMprt» de jaitlfi«7 à k feéslfiM d# MftinlciMHi «t Lmf» nv, (mit
pouvoir affirmer qtie, sons compter les acquisitions de terrains y les dépenses occasionnées par ces travaux ne ft*ètertreat qu^à pirès de d miUiona. Ouoi fifii en soii|. il est îiiste de feire raaar^er qtte eette imime Mait
core considérable pour le temps, et qu'elle eût pu d'ailleurs trouver un emploi beaucoup plus» utile, lors même que \m ^«vaux entrepria n'eutaeni paa çempilèteineiLl eiorkil
lUis ce qui fat hars de doute , parée que le fiut est atl-* testé par des contemporains très-favorables au roi, entre autres par Mmes de La Fayette et de Sévigné, c'est que ees tra?aûs entraînèrent des malbeure d'un autre genre, el beaucoup plus déplorables qu'une perte d'argent, ûa imagina d'employer les troupes aux travaux de terrassements En iWkj le chroniqueur de la cour, Dangeau, | porte, par jeur, le nombre des soldataqui y iiavaiUaimt à 22 000 hommes , et celui des cherauir à l^dOCK L'année précédente, il porte le nombre des travailleurs à 36000. « On employait , dit Mme de La Fayette , des troupes à ce pvedigieiix deasein peur ^avancer de giietfuea mnéei k$ p2df>fn du tôt , et on le faisait ayee moins de dépenses et moins de temps que Ton n'eût osé Tespérer. La quantité dea maladies que causent toujours les remuements des terres mettait les troupes qui étaient oampées à Main*tenon , où était le fort du trarail , hors d'état d'aucuns services; mais cet inconvénient ne paraissait digne d'aucune attention^ ausûinde la tranquillité dont on jouis-' M«l« 9 Yoioi ce que Mme de Sèvignè écrit k Buasy*Ba« iHitm, àia date du 12 octobre 1679: «Le roi veutaUerè Versailles; mais il semble que Dieu ne le veuille paa, par rimpoesibiUté dii iaicie que le» iAtmeata soient ^ état da
le recevoir et par la mortalité prodigieuse des ouTriers , dont on emporte toutes les nuits des chariots pleins de
morts. On cache cette triste marche , pour ne pas effrayer les ateliers et ne pas décrier Tair de ce favori sans mérite* Vous savez ce bon mot de Versaiiles. » Ces inutiles tentatives où périssaient des milliers de soldats pour avancer de quelques années les plaisirs du roi , durèrent plusieurs années; « et non-seulement les officiers particuliers, mais les colonels, les brigadiers et ce qu'on y employa d'ofBciers généraux , n'avaient pas ^ quels qu'ils fussent , la liberté de s'en absenter un quart d'heure. » La guerre, enfin, interrompit les travaux en 1688. On ne fut peut-être pas fâché d'avoir un prétexte de les aban« donner sans honte. Ils n'ont jamais été repris. Sous Louis XV, ces travaux tombèrent dans la propriété du maréchal de Noailles* Mme de Pompadour obtint de lui la permission d'y prendre des matériaux pour la construc* tion de son chftteau de Grécy. D'autres après elle obtinrent des permissions semblables. L'aqueduc deMaintenon, dont on admire encore la jeune ruine, atteignait une 1 longueur d'environ 1300 mètres lorsque les travaux fu- I rent interrompus. (Consulter l'ouvrage de M. Le Roi, ' bibliothécaire de Versailles : Des eaux de Versailles considérées dans leur rapport historique et hygiénique. 1847 , 1 vol. in-8.)
Après tant de travaux si tristement avortés , on se ré-' duisit à un plan beaucoup plus modeste, et qui réussit enfin, ou à peu près. On songea à utiliser les eaux des étangs situés sur le plateau qui s'étend de Versailles à Rambouillet; et, a par un vaste système de rigoles' et d'aqueducs souterrains présentant un développement de 60 lieues, on parvint à recueillir et à transporter à Ver-
HISTOIRE
Milles , eomma cela se fait encore , les eaux de pluie et
de fonte de neige qui tombent sur une surface de 8 à 9 lieues de long sur 3 ou 4 de large. » (M. de Noaiiles, Hùknrê de Mme de Maintenons t. II, p. 87.) Le sol des j Jardins de Versailles est une sorte de parquet recouvrant I
des voûtes souterraines , ayant sous le parterre jusqu'à / & mètres de hauteur » des aqueducs et des milliers de tuyaux.
Ces jardins , enfin pourvus d'eau , furent peuplés de statues dues au ciseau des plus habiles sculpteurs. Le parc de Versailles se divisa en deux parties, le grand et le petit : ce dernier se composait du parc actuel; l'autre , qui renfermait plusieurs villages , était entouré d'un mur de neuf lieues de longueur.
Les trésors de la France allaient s'engloutir dans ces fastueuses fantaisies d'un pouvoir souverain sans contrôle et sans limites. Il n'est pas resté de traces certaines des dépenses que durent entraîner les créations de Versailles, dépenses si énormes que Louis XIV lui-même en fut effrayé et brûla les mémoires des ouvriers. On est donc réduit aux conjectures; de là des appréciations si diverses. Le comte de Bussy , dans une lettre à Mme de Sévigné , parle d'une dépense de 100 millions , et cela à la date du 14 octobre 1678, quand on accomplissait en- * core de vastes travaux. Mirabeau fait monter ces dépenses à douze cents millions; d'autres les évaluent à plusieurs milliards. En opposition avec cette dernière exagération, quelques-uns de ces apologistes complaisants du pouvoir absolu, qui ne font jamais défaut en France, ont cherché à établir que ces dépenses avaient atteint un chiffre bien moins élevé qu'on ne le croyait généralement; mais le chiffre auquel Ils s'efforçaient de
tes alittiBnr, daiis te bot d'imttktier
core trop énonne pour ne pas être la eondaSiDatioil én gouvernement politique d'un pays où le caprice despotique du souverain pouvait détourner des sonuues ans» I ceE»îdèfable» au profil â'im lure stérile et tout per^
l sonneL
Depuis 1682, Yersailles, devenu la résidence presque permanente de la cour, fut témoin de bien des cbnge-' ments dmrs, iê sfngulîèree trsnsforniatioiit* A la eour brillante et voluptueuse où avaient régné successivement Mmes de La Yallière , de Moniespan, de Fontanges, succéda la cour plus sérieuse, en apparence du moins ^ de Mine de Matuleiion. le temps des fiâtes était passé; celui l des victoires passa bientôt. En 1709 , le palais fut dé- ^ pouillé d'une partie de sa magnificence. Le trône d'argent et de précieui meubles d'argent Aassil furent eaToyés à la Monnaie, sacrifice peu productif qui fut payé parla victoire de Denain. Vieux, attristé, abandonné de la fortune ) Louis XIY put entendre souvent « vers la fin de son règne, les plaintes âes malheureux qui, pendant la fà* mine et la misère de ces dernières années , venaient , aux portes mêmes de son palais , accuser l'excès de son ambition et sa fastueuse imprévoyance. Il j mourut, le septembre 1715, léguant à la France, avec un roi de
cinq ans et un régent débauché, une dette de quatre milliards et la banqueroute en perspective. Le cadavre de ce roi si brillamment entouré aux jours de sa splendeur 6it transporté sans pompe à Saint-Dents.
^ VenudUes seua Leuis ZV et Jas^u'A nés Jours.
Louis XIY arait recommandé en mourant de mener I« jéitno fùi à Vincéitnes ^ dent Tair seittMait pltis pur it
HISTOIRE
pîus favorable à la santé chancelante de l'enfant. Quant au Régent, il résida à Paris , au Palais-Royal, qui devint y centre de^ 6dBXidàles de eette èpaqute fameuse; Yer^ saiiles fut abandonné pendant sépt ans.
Latrîs XV ne tînt hahîter ce théâtre des pompes de la monarchie que pour y abaisser honteusement la royauté, et avec elle, par i!ite friâte eolidaiité, la France. Ver* aailles, sous Mme de Pompadour, ne fut plus qu'un boudoir ^ Il devait tomber plus bas : sous Mme du Barry ee ne fut plus qu'uoe petite maison. Le palais subit des transformations conformes à la vie cachée que voulait mener le souverain : ses vastes pièces furent converties en petits réduits. Cependant quelques additions y furent faites^ Bu 1753, l'architecte Gabriel y construisit une salle de spectacle, et, vers 1773, le pavillon parallèle i la Chapelle, et dont le style d'architecture fait avec le reste des bâtiments un contraste inharmonieux qui frappe les regards quand on arrive par la cour d'honneur. Ce pavifion $e rattachait â tm projet de restauration générale
^ni fut interrompu par la mort de Louis XV.
La viile qui avait vu ces effroyables excès de la royauté devait en voir aussi la première expiation ; et ce fut Tin* ibinuné Louis XVI qui , sans avoir hérité des vices de ses
ancêtres, en subit le châtiment. Nous ne rappellerons que pour mémoire l'affaire du collier , dont les principales scËiies se passèrent dans les bosqnets de Versailles , et dont le scandale fut si fatal au prestige du trône. Pendant Tannée 1789 , Thistoire de Versailles se con-
1. M. UoSy bibliothécaire de Versailles, a publié, d'après un manuscrit conservé aiîx urcliive» de la préfecture de Seinôet-Oise, le relevé des dépenses de Mme de Pompadour pendant sa faveur ; elles s'élèvent au chiffre de 36 ^24 140 IJfM»»
fond avec celle de la Révolation. C'est dans le Jeu de
Paume de cette ville que l'Assemblée nationale se réfugia et refusa de se dissoudre. A i'mtérieur de l'édifice, on lit ^ encore cette inscription :
« Les représentants des communes de France ^ constitués en Assemblée nationale, le 17 juin 1789, ont prêté ici , le 20 du même mois , le serment qui suit :
« Nous jurons de ne jamais nous séparer , et de nous « rassembler partout où les circonstances Texigeront, « jusqu'à ce que la constitution soit établie et affermie c sur des fondements solides*»
Au-dessons de cette inscription , on a ajouté celle-ci : Ils l'avaient luaé : ils om accompli lbub sermen t«
On peut voir , dans toutes les histoires de laEévolutiDn». le récit des journées des 5 et 6 octobre , où la royale demeure de Versailles fut violée par le peuple de Paris , quelques gardes du corps massacrés ^ le roi et la reine obligés de venir s'installer à Paris avec l'Assemblée nationale. Cette insurrection avait été provoquée par le banquet qu'avaient donné quelques jours auparavant les gardes du corps dans la salie de thé&tre du château*
Depuis cette époque , Versailles n'est plus la résidence des rois. La Convention fit faire Tinveiitalre du mobilier, I qui fut vendu. Cette ville fut négligée par Napoléon , qui, à Sainte-Hélène ) la traitait de mile bdiarde , et se reprochait le peu de dépenses d*entretien qu*il y avait faites* Il s'était fait présenter des projets de restauration-, mais , découragé par les difficultés, effrayé des dépenses ^ « il regretta I en le maudissant , dit M . Fontaine , que Louis XIV,
HISTOIRE
dans cet amas d'incohérences, lui eût laissé son faste i utiliser / et la Révolution , ses excès à réparer.
Le retour des Bourbons semblait promettre à Versailles de meilleurs jours ; mais la grandeur des dépenses nécessaires pour approprier le château aux exigences de la monarchie nouyelle effraya Louis XVIII et Charles X. Cependant 6 millions furent consacrés à réparer les façades du château , à restaurer les peintures et les dorures , et à élerer xm parillon correspondant à celui construit sous Louis XV , et dont il a été parlé plus haut.
Louis-Philippe a rendu au palais de Versailles son ancienne splendeur* Il Ta débarrassé des petits logements qui Tobstruaient. « Le palais , dit un historien de Versailles , dans Tancien régime et depuis , était habité par un nombre considérable de familles qui avaient divisé en deux ou trois étages la plupart des grandes salles. La saUe de 1830 contenait yingt-sept chambres. Les corridors /autour de ces salles, recevaient les immondices de tous les ménages. On se ferait difficilement une idée de la saleté y du désordre qui régnaient à Versailles^ dans l'ancienne cour. » U fallut abattre tous ces planchers et ces soupentes pour retrouver les salles spacieuses à rétablir. Ces détails sont confirmés par M. Fontaine , archi- 1 tecte. « Qui pourrait croire , dit-il , que les corridors , ToAtés en pierre , du rez-de-chaussée et du premier étage des aiies du nord et du midi , qui sont devenus de magnifiques galeries de statues , étaient autrefois consacrés ^ aux plus sales- et aux plus dégoûtants usages? » Louis* Philippe fit entièrement restaurer le palais. Il le meubla , il y créa des galeries nouvelles et immenses (voir Galerii des hataÂlleB). Après Tavoir restauré, il a donné une noble et patriotique destination à ee château , débria4'un
S^^dé^nmi^ impossible : il a ÙH un JPUB^lôiii^
f^EBoàê Mmmiota ée mire faistrim.
Nous emprunterons, sur ce sujet, quelques détails à un écrit de M. de Kontalivet : Le roi Lmiâ-Philippi^ ^
m VsU ^ik; Paris , ia£«.«£& mi « b poiwép à'éMiif
faillit triompher. La résistaoïce éDergique du roi, aidée 46 i'iJipiuioii de quelques-uns des miiûi&|ire^« t»^gmÊSfL projet. L(mi^Piuli|ipie xésotot al(W3 àéà «aum pour jours raoeieiifie demeure de son jueul, ^ de ia loettre hots de l'atteiûte des révolutions, par la grandeur d'une 4esliMtioa ftowalle. Le vaste musée 4^ Vei^fsayi^s Itettm yOTflftneUe ^ Louie-PJbili{««. Liiiiwéizie â « discuté le plan de toutes les salles, el des galeries, qui contkuueat plus de 4000 tableaux et portraits , et en*-
de totts tes «owenics glorieux fmx k |N^s^ il ae imi-
iait devant aucun acte de l'impartialité ,1a plus hardie. Pour Tunique satisfaction de léguer à r£tat -cet immeiM^ datuusée^ jUoîiis^Miiptpe a censaicu^ â98 visûk)s i^ti^daiiw i nrâm 4 '{ûed Ions les travaux de Tiwlswartteu dirigés
par Farchitecte du palais , M. Nepveu. Les sommes dépensées par le roi , pour la création qu'Uavait tanlà c^E^ur^
is'élèvaiit an^toc i 23494000 fcani»» , gui ee^déoemipeseat ainsi : ^relien des bfttimei^ et du sjfslima des^eauz :
2G40 0Û0 francs; travaux neufs : 12 4.19000 francs; com- ^aandes, acquisitions et jcestauratiâQs 4e |»aintui:e et de seul^nre : 6 626 0(H) francs ; acquisltioas »t ^^taui»^^ tdu meUMer : 1 819000 Iranes. L'emplacement d'un nouveau musée , consacré à la gloire politique et aux vertus
^^^^ilfiSi ^toijt désigné dans la partie -du j^aiiUs qui s'ét^
sais obslaolc à la réalisation de cette pensée. »
iiuilte pfLciel «a Aucaa lemps aussi vaste muâée liki^ èA MttBMié «[ i»ar«iiisi hssdûriqiies d'au pao^teu Pourquoi cette glorieuse création n'a^-elle pas tonte lip sympayûes d'admiration qu'die -devrait exciter? Il sémite ifm MS pekztiiras, qui «eUacent sos grandeurs mr liantes^ soieai d^aysées dasi et parais de Tapatiiéofie de Louis XIV ; que ia foi et le patriotisme fassent défaoït éaoïs râme 4es ¥mteufs, comme k génie de T artiste a isà^mmi^éiiMéàïïB ta «ornes. iUa «ixqp fcand woteedeymlms, xapUtoment «xéeaâées pour 191^ les salles , sont saas aucune espèce de valeur ^au point dte tme ée 4'art maei hissi qu^ œâsi de ràistcôfia. auraient dû être successîmmtf raaoopi&Géesdafts œ nmie . qu'elles déshonorent. Elles ont contribué à répandre une opinion défavorable sur la valeur artistique de cette immense collection, opinion qui serait injuste si elle deve- HHHtrep sMIue. Ouire leor -cnrtoutè Instoricpie, les galeries de VersaMes ^rfTrent de» oïj€ft8 d'Aude plekars d'intérêt pour les amateurs de peinture , et pour ceux npd s^ocGftpent plus spéciidemeEt de TkisKHre de Y^ctie Itençaise.
LE PAUI5.
3« fflfllâs de Versailles comprend irois corps de bâtimaH loiiscqnK *: mae fiartie ceoUcaieiet deux ^aiJyds. SHi HiM àm jar^, â «w T^^ards titne li|^ 4']]M ^ande étendue ( 415 ma. 27 cent. , sans ncon^ter les façades en retour) , sur laquelle s'avance le corps cen-
*id.Oux;Wé de la grande «mr, ûoiïàmée.aji^^eiois amr
des Minùttei^ an contraire , non-seulement on ne peut pas en embrasser toute Tétendue , mais, à cause des deux
pavillons qui se projettent en avant, il ne présente que des ligues qui fuient et des parties rentrantes ; une cour centrale, la eour Jloyate, dans la portion comprise entre les deux ailes (au fond est la petite cour de Marbre)^ et deux petites cours latérales , la cour des Princes à gauche, et la cour de la Chapelle j à droite. Les architectes Gabriel et Peyre firent, sous Louis XV et sous Louis XVI , des plans pour cacher cette mauvaise ordonnance, et donner de ce côté au palais un grand aspect monumental. Ce dernier complément de la restauration de Versailles devait aussi couronner un jour les travaux de L ouis- Philippe ; mais les événements n^ont pas permis de donner suite à ces projets, qui d'ailleurs eussent encore entraîné de très-grandes dépenses.
Cour du Palais.
Cette cour fut créée par Louis XIV ; mais elle a subi plusieurs changements depuis. On consultera avec intérêt les tableaux du musée n^ 755 et 716 bts, qui montrent rétat du château vers 1664 et 1722 (voir ci-dessous le Musée). La porte de la grille était à l'endroit où est placée aujourd'hui la statue équestre de Louis XIV. Les personnes qui n'avaient pas le privilège d'être admises dans la cour Royale a trouvaient à rentrée des chaises bleues (voir ci-dessus, p. 11)) qui les transportaient pour six sous jusqu'aux vestibules des escaliers de marbre» » Une grille dorée sépare la cour de la place d'Armes. ÂXti deux extrémités sont deux groupes en pierre : à droite, la France victorieuse de TEmpire , par Maroy ; à gaucbOi