‹ Versailles et les deux TrianonsChapitre 8 sur 21 · PARTIS CENTRALE · texte numérisé non relu

PARTIS CENTRALE

»RB1IIKE ÏTAGS.

iHalou de rAbondanec. (Plan III.) — (106. Notice du Musée.) Plafond par Houasse^ élève de Lebrun, re^

piésemaiii F Abondaiiee ; H a élé pluii^a Xois FMlwi.

— Tableaux de Van der Meulen.

j>6 là , passant k (luiçbt^ xians le saiyon (49 1 1^1. HI ; 137 , lurtied du M«aA«h m'y Toii| «iiiM qtm îm !• fiAe» qui fait miiê (50, pl. III) des gouadies, par Tan JNto# renberghe^ fi des dessins d'anciens costiimes laUiUùri» trajiçais. On arrive ensuite daoa la :

mmUm «en it^iâm méméwm». <Plaa, iU.) (la». Jir#r liea 4» Iftii^e.) Cetta salla est ridùwasIdéaoïéB; temr maïeux des voussures sont peints par Blondel, Ce travail est ^chargé et d'wf exécution mèdiocra* Â^^v»m^ aat «m firîae peinte par M* limê AatdM0«r, iq[iréMaiv tant la procetsioa dea fitata géBéraui <4 mû 17S9). Grands tableaux par MM. Alaiix et Couder f de ce dernier est Touvertura daa £ta|« généraui^ à Y^raaiilas, 6 um 17494 tai»l#att exposé eu satai de IMOi

Apiis aFOîf visité ees salles , on rentre d^ns )e «alaji de l'Abondance , et de là on passe dans le :

$Mw 4|e (PJm UI.) — (107. i^olw du If^-

$ée.) Dans cette salle étaient placées Les taUea daslûiéea à la collation , les jours d'appartement (voir plus bas Salon de Moxure), Le plafond, peint par Jlouasse , reprémiiie le Tries^riie de VéiMis. Dans uae aiete est le groupe des trois Grftces, par Pfadiêr^ exposé en

mi.

Salon de m»ue* (Plan UI.)^ (i08. Notice du Muiée.) C'était la salle de billard sous Loais XIV. —Le p/a* fond, par Blanchard^ a Diane pour sujet. La principale

curiosilé de cette salle est le buste en marbre de Louis XIY, fait par Le Bernin. Il attaqua tout de suite le

y mc^ £a^^ 4e mAéif^ ^ imp* i^)mé^ d^s c^Tew #t Ta^pect j^amboyant 4es ^Lvnfmi^ &tte0.^ }a

LE MUSÉE

fougue de l'artiste italien, qui avait soixante huit ans quand il fut appelé en France.

étalon de iflar». (Plan III.) — (109. Notice du Mtisée.) Cette pièce servit, sous Louis XIV, de salle de jeu, de bal et de concert ; elle était alors décorée de six portraits de Titien , de deux tableaux de Paul Véronèçe, et du tableau de Lebrun : la Famille Dariu^, ai^oi^rd'hui musée du Louvre. " "

Plafond. — Au milieu : Mars , sur un char tiré par des loups, par Àudran. Le compartiment du côté du salon précédent est par Jouvenet^ et çel,ui du Ciôté 4^ salon de Mercure , par Nouasse,

Dessus de porte: La Justice, la Modération, l^i Force et la Prudence, par Simon Vouet; dans cette manière claire et facile que retint de lui quelque temps Eustache Le Sueur, son élève. — Portraits du temps: celui de la duchesse de Longueville prend un intérêt particulier de l'étude passionnée que M. Cousin a récemment consacrée à cette héroïne de la Fronde, a ^ssez folle de la faveur populaire, dit M. Vatout, pour Mler faire ses couches à l'hôtel de ville; assez désabusée pour finir dans la pénitence d'un cloître une vie que l'amour et l'ambition avaient tour à tour agitée. » — Sacre et maiiagc de Louis XIV, d'après Lebrun. Le roi et Marie-Thérèse semblent s'épouser de la main gauche. Cette singularité s'expliquerait, parce que cette toile était destinée à être reproduite sur tapisserie desGobelins. Plusieurs tableaux de Versailles, ayant eu la même destination, ont été trouvés , coupés par morceaux , dans les greniers du Louvre. Les tableaux du sacre et du mariage remplacent les deux tribunes de marbre où se plaçait la musique les jours de réception.

Million de ^creure. (Plan III.) — (110. Notice du Musée.) C'était une chambre de parade pour laquelle Delobei avait composé un aipeablement merveilleux* Elle ■servait au jeu du roi les jours d'appartement (voir Saint- Simon).

Le 'plafond^ représeatant Mercure sur un char qui est tiré par deux coqs, et les quatre voussures» sont peints

par /. B. C/iampas^ne. — Tableaux d'après Lebrun et Van der Meulen. — Portraits de Louis XIII , d'Anne d'Autriche, de Marguerite-Louise d'Orléans , grande-duchesse de Toscane , qui se sépara de Côme III , et revint mener en France une vie plus que dissipée, etc....

Salon d^Apollon. (Plan III.) — (111. Notice du ifu tée.) C'était autrefois la salle du Trône« Les trois pitons qui retenaient le dais sont encore en place. C'est là que Louis XIV reçut la soumission du doge de Gênes. (Ce doge répondit aux courtisans qui lui demandaient ce qu'il trouvait de plus extraordinaire à Versailles : « C'est de m'y voir. ]>) C'est là qu'il reçut encore les ambassadeurs de Siam , les envoyés du dey d'Alger ; que Louis XV reçut les envoyés de Mahomet V, et Louis XVI, ceux de Tippoo-Saëb.

Le plafond» peint par de la Fom^ ainsi que les voussures , représente : Apollon accompagné des Saisons. — Parmi les portraits il faut remarquer j n*» 2001 , celui de la princesse Palatine, célèbre par les fragments qui ont été publiés de sa correspondance si curieuse et si libre. Ce portrait est \)Q\nX'p^x Hyacinthe Rigaud. On remarque aussi, à cause de sa singulière coiffure, celui de Marie- Louise d'Orléans, fille aînée de Monsieur, mariée à Charles II, roi d'Espagne, <t qui révéla à Louis XIV le secret de la couche royale, et mourut par le poison pour n'avoir pas voulu la souiller. »

LE MUSÉE

salon de la Overre. (Plan IIL) (112. Notice du Muiée.) Ce salon , la grande galerie et le salon de la Paix qui la suit, occupent toute la façade ajoutée du côté des jardins au palais de Louis XIIL

Le plafond^ représentant la France armée de la foudre et tenant un bouclier sur lequel est Timagede Louis XIY, ainsi que les voussures , sont peints par Lébrun. Une des voussures, en face de la cheminée, représente Bellone. Dans les trois autres cintres sont représentées : TAllemagne , la Hollande , l'Espagne , épouvantées des victoires de Louis. Ces tableaux et ceux qui se trouvent dans la galerie des Glaces, n*ont pas eu peu de part, dit Saint- Simon , à irriter et à liguer toute V Europe contre le roi. En effet, dans toutes teB peintures» où l'emphase nata« relie à Lebrun s*accordait si bien avec le goût de Louis XI V, chaque nation vaincue pouvait trouver une insulte ; chacune devait chercher Toccasion de s'en venger. — Au* dessus de la cheminée on voit Louis XIV à cheval, basrelief par Coysevox , devant lequel s'arrêta le czar Pierre.

«rMMie paierie den Glace». (Plan III.) — (113. ffoltee du Muiée.) Louis XXV la fit élever à la place d'une terrasse pavée de marbre , en renfoncement entre deux pavillons. Elle a 73 mètres de longueur sur 10 mètres 40 cent, de largeur, et 13 mètres de hauteur, et elle est éclairée par dix-sept croisées en arcades sur les jardins^ auxquelles répondent en face dix-sept arcades feintes remplies de glaces dans toute leur hauteur. Les fenêtres et les arcades sont séparées de chaque côté par vingtquatre pilastres à bases et à chapiteaux dorés. Dans les trumeaux pendent des trophées de bronze doré. La voûte , en plein cintre, est symétriquement divisée en sept grands compartiments et dix-huit petits, entourés de figures al-

iigoriques, soutenant des trophées ou des gùirlatides , ifêo cette surâbcfndaneé excèisitè antortséé pBi i'èittfitei

que les grands maîtres italiens en ont fait dans ce géfltè d'ouvrages; témoin le fameux plafond de la chapelte Siitine , par MicheKAnge. Cette galerie ftit eôfiipoiéi par t^rUn, ini pieigtiit, ters «079, tes «Mndâr ttbMMt êét toile marouflée. Leé vingt -tMs figures d'enfants posées Èm la corniche^ ainsi qu'une partie des trophées, sont dttés à Cùysëf>ox. Outre les tcept ^més l^pâii^méMs du plafond , il y en a deut aux Mréffittei ê» k galiM. Tout ce fastueux travail eât exclUsitèfnênt consacré ê la gloire dé Louis XlY. Comme si les adulations dè là terre fttaièût IfadUffliàtiiés t>ôtir la prdtlâniér, Vàrtîitë, à rèxeniple des poëtès du temps, fait un dieu du mônatque; mais TEurôpe itldignée se promet d humilier i'or- ^tieil de ce iiduteau Jupiiet ^ui lat iùenàcè de la fiMdrè.

Dans les cartducliés au-dëssbus àti HhletM ébû'i Sès inscriptions, généradètoent attribuées à Boileau et à Râciuë. — Dans certaines circonstances, comme p6ûf la técepti<m de Vanibassadeut dd toi dè PéHe, tôuis XIV fâisait irânsporti^r lè trOtie dans là grkdâè gàlêfié. 0«ita gàlerie fut témoin dé bieil des fêtes. Uhe dès plus brillantes , sous Louis XIV , eut lieu à roccasiotl dti mariage du duc dô Boùtgogiiè* « Là ^aleriè fut éèlâîréëd« ^iUttte iuille bougies , poul* tin bal dfi lés dtàieéi pai*Ui%ài iskiês en velours nôir , ètincelantes de pîerrëries. Lés hommes étaient également Chargés de diamants, tîes ûlouà irdutferent le moyen de se glisser parmi celti Hché Mseift- Mâe ; ils f volèrent beaucoup de pierreries, et èoùjèHriit tin morceau de la robe de la duchesse de Bourgoghfe, pour enlever une agrafe de diâmànts. i Louis XIV avait

voulu <iue la tour iQt tuagfaifique , la profusioù ttti Idte

LB HUSËE.

ftit eiti^dinairé. Saint-Simon dit qu'62iire s& ièBStfiie Ht tatt, il Um an «oAta iùfm Ufm»

Ailiance de i'ÂlIeinagae et de r£spagne ayec la HoUaiMle

r labteâil , àu-deftMl de l'enlfée dtt Mloa da te P«il : U âoUallâd M/ùt^U la p^iÉ et M déticbd d« l'AIlai&^(fie

et de rEspagne(l678).

F(6fofi4. Vôiei l'indidatioû des grands tabkaUXt en i^6&aEfiéB$à&t du éôlé dtt $a}én k Gttem :

tableau (oeonpiuit tom^ 1& toâte) : Pamgè du

Rhin (iG72). Cette cotnposition allégorique laisserait à peine deviner quel est le sujet , ai Ton n'y déeouvmt ie

RUti^ qtii) eofflflie éim l'Apltfe de Boikfttti ùppufénêf

ion Htrie pênthanië , âé fêlève époutanté de tant d^ai»ltttM , et laisse d'effroi tomber son gouyernail. L'abaissement de l'Hfgdea de là HoUande éat âiarqué par une figure renversée, ayant les ailes à moitié coupées dt toissilit échapper une couronne qui semble tomber hors du tableau. ^ A l'autre extrémité est figurée la prise de Maestricht en 1673.

S* tsblemi (eôté des jardiiks) t Le roi afm« sur terre et sur mer (1672). toutes les divinités s'empressent autour de Louis XIV. Neptune lui amène des vaisseaux, Mars

des ^Idftts; Yaleain lui apporte des enues^ Mereurd l«i tiu bôuelief ; Hiiierfe Va pôser sur se i*ti m

càsqué d'or; Apollon surveille la construction d'une fof* tefeâse. Au haut du tableau est la Yigiianûe^ tenant Un sablier , al à «6tA du roi U Prévô^ranoe ^ ateo un lim «t m ddmpas, tt pour aumrer qu*il prend toujcrurs ses m*

sures justes. »

a« tableau (opposé au préoédent) ; Le roi donne ies

ordres pour attaquer en même temps quatre des plus

fortes places de la Hollande. — Ce tableau, moins allégorique que les autres , représente le roi tenant un conseil de guerre avec le duc d'Orléans, Gondé et Turenne. Cependant Mars, aux armes fleurdelisées, Minerve, la - Victoire, la Prévoyance, la Vigilance, le Secret, etc., n'en continuent pas moins leur stérile cortège , si cher aux artistes du temps.

4* tableau (au milieu de la voûte , dont il occupe toute la largeur) : Le roi gouverne par lui-même (1661)« Tout rolympe semble s'intéresser i la gloire du jeune monarque , près duquel sont les Grâces, la Prudence, la Valeur et THyménée tenant son flambeau, tandis que la France est paisiblement assise et que divers génies symbolisent les plaisirs de la cour* — ▲ l'autre extrémité du tableau sont figurées TAllemagne , l'Espagne et la Hollande , avec cette inscription : a L'ancien orgueil des puissances voisines de la France. »

5« tableau (côté des jardins) : Résolution prise de châtier les Hollandais (1671). Le roi trône au milieu de son entourage mythologique accoutumé.

6* tableau (opposé au précédent) : La Franche-Comté conquise pour la seconde fois (1674). — Toujours des aUé* gories, insaisissables pour qui n'en a pas l'explication; sans la description faite pour Louis XIV, par Rainssan, conservateur des médailles , on serait souvent embarrassé au milieu de ces énigmes. Les villes de la Franche-Comté sont figurées par des femmes en pleurs, que Mars présente au roi. a Un Hercule, symbole de la force et de la vertu héroïque > monte sur un rocher effroyable , où Minerve semble le conduire et sur lequel on Toit un lion ftirieux. Le lion représente l'Espagne , et le rocher la

LE MUSÉE

dtadeUe de Besançon* Les vains efforts qoe fit TAUe-

magne pour empêcher cette conquête sont marqués par un grand aigle effrayé qui crie et qui bat des ailes sur un arbre sec, à Tun des coins du tableau» » N'est-ce pas le cas de dire avec Molière :

Ce style figuré ^ dont on fait vanité , Son du bon caractère et de la vérité.

7* tableau (occupant toute la voûte) : Prise de la ville et de la citadelle de Gand en six Jours (1678). Louis XIY est encore représenté , tenant en main la foudre , porté

sur un nuage et précédé par la terreur. — A l'autre extrémité de cette composition, l'artiste a cherciié à figurer les mesures des Espagnols rompues par la prise de Gand.

Le plafond, outre les grandes compositions qui viennent d'être décrites « contient encore 18 médaillons qui consacrent le souvenir de quelques événements du règne.

Quatre statues en marbre ont remplacé dans les niches les statues antiques; côté des jardins : Mercure et Pâris, par M. Jaequoi (1827); en face : Vénus devant Pftris, par Dupaty; et Minerve, par CarteUier (1822).

De la grande galerie des Glaces, avant de continuer à s'avancer à travers les galeries du moBée, il faui entrer par la première perle à gaucbe visiter les appartements particuliers.

Salle du Conseil. (52, plan 111.) — (125. Notice du Mutée.) Cette salle, sous Louis XIY» était divisée en deux pièces , qui furent réunies sous Louis XV. La plus éloignée de la chambre du roi était le cabinet des perruques. Louis XIV en changeait plusieurs fois par jour. Dans ce

singulier ybiÂnage , l'àntre pièce était l€ cabinet du M ^ eàbinèê du eùniéii^ ainii iiôfaiiié patè Iioiiit UT y travaillait arec ses ministres.

C'est dans cette saile où s'étaient décidées tant et de si grandes affaires, que plus tard , en plein oonssil^ «ae courtisane , Mme du Barry , venait s'asseoir Camilièrement sur le bras du fauteuil de Louis XV, et qu'elle jetait un jour au feu un paquet de lettres encore Cachetées , qu'elle ««ail prisas aoira te mains du roi. Ce fui là, le 2d juin 1789 i dans l'tBiteasufa da la premièra oraisée , qua IL da Brézé vint tout éperdu annoncer à Louis XYI la résistance des députés sonunés de se séparer, et la foudroyante répoiisa da Mirabeau : « Nous tOTniuns ici par la TOI0&I6 du peuple , al noua ii^aa aofliraiis que par la foroa das

baïonnettes! »

On y voit une pendule curieuse, faite en iiOôpar Mo< raiid.--^Las dessus da portas, peints par ITovastf^ raprésentanl t Miuanre naissant arméa du cerveau da Jupiter;

Minerve dans l'Olympe; Minerve sur le Parnasse; dispute de Minerve el de Neptune*

l>e la sella du Gonseil on passa dans la cbimbre I eoaetier de toais XIV, et Ton peui entrer dans les peiîU àppartHhènii. foir ne pas interrompre la desef ipttoa des salles ptîbliitoes étt iattsêe «a Vmalllée, tioat teavoyons à la la de é^m desoripdon Teia-

meû des peiiis appariemmts^

CliAiiiliPe k eouehmr 4e Mvta JLt^. (53 , plàû ttf.)

«^(154. Notice du Musée.) Cette pièce devint la chambre à coucher du roi en 1704. C'est là que se renouvelait la i^érëmoniè du petit lever et du petit oeuoliari &stidiaii8a féVit fout auti« qua lui. fiéàtii^ la Qmiâ , foi da ^maaa ,

se faisant énuMérët un jour par un Français tous les dé*

L£S AmfttEMËNTS

de celle singulière étiquetle , i^édriaît ef< éclatant de rire : « Si j*étaid roi de France , je nommerais un autre roi pout fairé totites <^es choséiï-^là i ma piace. 9

« A 8 heures , le premier vaîet de chambre èn quartiôr, qui avait couché seul dans la chambre du îOi et qui â'étaii tabillè, réTéiltàit. » (Saint-Simcm.)

te lit et fameublêment de cette chambre étaient Tœuvre de Simon Délobel, tapissier, ?aiet de chambre du roi. II eiuployà douzé ànâ pour confectionne]^ dfi tràTUil , qtii prit rang, dit M. Vatout, parmi les merveilles dit ieffîpà; il était cohsacré au triomphe de Vénus. On tcfit encore àur le dossier : l'Amour endormi sur des fleurs, au milieu des nymphes. Plus tard , ^and s'éveillèrent les scfupulés félilîéux , «e ia cdurfé-t>ôiÂtë Délobel foi écbftngée contre un couvre-pied brodé par les demoiselles de Sàint-Cyr. On y voyait le sacrifice d'Abi-ahatli (il forme aujourd'hui )ë éiei du lit) ét le sacrifice dlphigénie ; ainguliet ràpt»ro- Ëheâènt qui fdvèlé la doublé liiapitâtion de Mîtie fie

liadUtetLon èt de Kacine I »

lè lit à été retrouvé dans les dépôts de la couronne : \ ié eouvrè-tiied , tendu jiendant là Révolution, aptès atoir | traîné quelque temps , en deux lûôriièàtli » ëà Alleifitgâe et en Italie, et avoir été vainement offert à Louis XVIII et âChàrlès X , fut racheté par Louis-Philippë. La balustrade a été égaleméùt retrouvée au Gaide-Meuble ; on A'a éu qn*k la faire redoter. L'étiquette détendait dë la franchir sans la permission du toi; on raconte qu'en 17 14, le premier président de Novion s'étant permis de s'avancer près du lit dé LOiiis XIV , qui était 8oufifhait« le duc d'Aûiûont, premier gentilhomme de là éhaiubre, le i\H par sa robe et lui dit : * Où alie^-YOUs? Sortez. Dei gen$

comme vous n'entrent pas dans la balustrade ^ si le roi ne les appelle pour leur parler. »

De chaque côté du lit ou voit aujourd'hui deux tableaux de la sainte Famille, des écoles italienne et flamande ^ que des guides distraits ont le tort d'indiquer quelquefois aux visiteurs comme les tableaux de saint Jean par Raphaël, et de David par le Dominiquin, qui y étaient placés du temps de Louis XIV. Le tableau du Dominiquin le suivait dans ses voyages à Mariy , à Saint-Germain et h FontainebleaUt U fait a^jourd'hui partie du musée du Louvre.

Le portrait de la reine Anne d'Autriche, par Mignard^ y était déjà sous Louis Xi Y. Les autres portraits ont été placés à répoque de la restauration du château , et représentent des membres de la famille royale. —Sur la fausse cheminée est un buste en marbre , par Coysevox , de la duchesse de Bourgogne, prise d'après nature.

Flafond. — Jupiter foudroyant les crimes, par Paul Véronise. Cette peinture , provenant du palais ducal de Venise , a été placée sous Napoléon I". Elle a été agrandie , et les figures ont été espacées pour remplir remplacement. — Au-dessus de la corniche sont les quatre Êvangélistes , par Valeniin.

«Le prie-Dieu, la couronne et les insignes de la royauté posées sur un coussin, les bougeoirs qui se trouvent sur la cheminée n'ont aucune valeur historique* » {Notice historique du musée de Versailles.)

C'est dans cette chambre, dans ce lit, que mourut Louis XI Y» après un règne de 72 ans. Aucun souverain n'a couché, depuis lui, dans cette chambre.

I*e cérémonial suivi en pareil cas était le suivant : Le roi mort, le premier gentilhomme se présentait à la

LES APPAftI£M£Ni'S. 61

croisée qui donne sur la cour de marbre, en criant trois fois : Le roi est mort ! Puis , brisant sa canne , et en pre*

nant une autre, il reprenait : Vive le roil

En même temps, on plaçait raiguille de Thorloge du palais sur l'heure à laquelle le monarque avait rendu le dernier soupir* Elle y restait immobile jusqu'à la mort de son successeur. Cet usage fut observé pour Louis XV; mais après lui, des six monarques appelés à régner sur la France, Louis XYi, Louis XVil, Napoléon, Louis ZYIIIi Charles X» Louis-Philippe, un seul, Louis XVIII, est mort sur le trône : c'est pour lui que cette cérémonie fut accomplie poiur la dernière fois, en 1S24.

flaUe de racU-de-liiBiif . (54 , plan m.) — (123. Notice du Musée.) Cette salle est ainsi appelée de la fenêtre ovale, ou œil-de-bœuf, pratiquée au plafond. C'était Tantichambre du roi; c'était là que les courtisans Tenaient attendre le lever du maître.

Un tableau (peint par Nocret) que Ton y voit encore, reste comme l'une des plus curieuses preuves de cette espèce d'idolâtrie dont on entourait Louis XIV , et à laquelle il se prêtait complaisamment. Il y est représenté , ainsi que sa famille , avec les emblèmes des divinités de roiympe. Voici les personnages de ce travestissement mythologique : Louis XIV, en Apollon ^ un peu au-dei^sous : Marie-Thérèse, en mire des Amours; debout, derrière le roi : Mademoiselle de Montpensier, en Diane; Monsieur, en étoile du matiii qui va saluer le soleil; à sa gauche : Henriette d'Angleterre / en Flore; près de celle-ci: Anne d'Autriche, en Cybèle; dans le fond dtt tableau : les filles du duc d'Orléans, Madame de Guise, Madame de Toscane et Madame de Savoie, sous les figures des trois Grâces; Mademoiselle, reine d'£spague yOuZé-

^hyre; la reiiie d'Angleterre, mère tlâ ^4^^! 5^§§^ pv^ ig Mmmfi li^sA un trid^.

Cet étrange tfbleaa wni i^fUfm» cowevdt^tV^^vtiQn paradoxale de Saint-Simon; aS^ jlç rçi laV^U ÇfW' 4ia}^i^9 il li^ serait fait adorer. »

4 une iBxirépàUé de la pfèce e^t un pe^t ffxodèle bimxe de la sjtatue équestre de Louie ^^Y ^ ps^ f e tt|ol ^ qj^ r<>& ypit dans la cour du palais.

ne le a«lle de rfilMrde-tottr ee pm entrer, du c6té offp^ I

Un couloir ouviaiU sur la stalle ^ l'OEil-de-Bcftof cqjxxpi^ njque avec l'appartement de la reine, (Voir page 86.)

4^ Uusfy.) Cette pièce eeryit {leadaiit m certain temps ^

sajle à manger du roi pour le grand cQUvert; les fils et petits-iiis de France «avaient seuls le droit d'y pri^xdr^ pldSiÇia; /elle devint ensiute 1» «elle dee yi^letç de pjied. On y VAil une bataille d'AAelles ^ par Piètre de Cartone , el , sur la chejminée, une bataille, de Parrocel, ainsi que des tableaux de V<m der Meulen. Le tablea^u 2068 : InstitHîiw de Tiordfe inditaÎA^ ^e SeMtjt-Louie > 10 mi mh offre un intérêt perticulier , parce qu'il représente Louis XIY dan^ sa chambre à coucher; il a servi, en t&^i de iljNU^<^e pour la restauration de .çettç f}\^ïiù)XSf

Oji;i paeçe de là daoe ila $alle d^e X^eide».

(Thei^i csar4ie«. (56, plan IIL) — (120 NQlic,e dti Jfusée.) Cette salle, située au haut de l'escalier de ^ftarbtTe , était destinée aux gardes cg^ppsant la 4Kieiî)Sfe'^ 4^ roi. ^Ue iCoii^ifËat ([uelgùiji' tal^I^ux. Vn Ubleau cnriew , ?0W , repréae^ite le carrousel donné p^r Lauis Xiy de-

LES AI>PARTËH£NTS.

Revenons sm* nog pas, en traversant les trois salles prccédcntes, et rentrons dans la grande galerie des Glaces. A gauclic, au fond de celte galerie, nous entrons dans le Salon de la PaiSy qui fait pendant ai iSa/on d$ la Guerre, placé à loutre Mrtaité de la gtlem.

tsalon de la ip^x^ (Plan III.) — { 1 14- flotice du Musée.) L'intention était sans doute de faire contraster le» allé* gories pacifiques de cette salle ayec celles qui ornent le salon de la Guerre. Mais, dans les tableaux des voussures, fui ^oi;it Tœuvre de Lebrun ^ on re^QuvQ ^ partie le xoêq^ oip^eil iQsultant pour les étrangers , gui offensa si fort les rois de l'Europe. Vn des tableaux , ooo^nii^ dit la des!* çription quasi officielle de Rainssan , représente la Holimie à §enQU^ , recevant sur $on bouclier des flèches (fn'ttji Àmwr lui apporte oisec des Jbrojikehes symbole des provinces que le roi avait conquises sur elle et de la paix qu'il hii a donnée. Sur les autres voussures sont figurées ; rËsj^^e, Vf^md%n^ ejt l'JSjmope çhi^^eime e9 paix»

Au plafond on voit la France sur un char tiré par deux couples de tourterelle^ que des Amours mettent sous le joijf , isjt qui portent de.s j^édailles .armoriées , pour désigoer le madage du Dauphin avec la princesse de Bavière çt celui de Mademoiselle avec le roi d'Espagne.

Sur }.a cheminée est une peinture agréable et facile de UMoynei figurait Louis XIV donnant 1^ paix à TEurope..

Cette salle servait 4e salle de jeu. Il sV est perdu des sommes folles. On raconte que Mme de Montespan , dans une nuit , perdit 400 QQO pial^gles .a\i biribi. On j a même volé gup^guefo^s.

Ctembre de la Reine* (Plan IIL) — (115- f^ùiieis ^ TMs jre^neç j Marias T>âii>e , feçnne de

Louis XIV , Marie Leczinska » femme de Louis XV , Marie*» Antoinette, femme de Louis XVI, ont couché dans cette

chambre. La duchesse de Bourgogne y mourut. Marie- Antoinette y mit au monde Madame, depuis duchesse d'Angouléme, et fut suffoquée par le flot de curieux qui, selon l'étiquette autorisée , se précipitèrent dans la

chambre.

Un souvenir plus émouvant reporte ici Tesprit à cette nuit du 6 octobre 1789, quand, vers quatre heures du matin , au cri poussé par un garde du corps : c Sauvez la reine , ses jours sont en danger 1 deux femmes de chambre , qui veillaient dans un salon voisin, accoururent auprès de Marie-Antoinette. S*élançant hors de son lit, elle courut, à demi nue, par le coulojr (o, plan III) corn- ' mumquant avec i'Œil-de-Bœuf , se réfugier auprès du roi, qu'elle trouva dans la salle du conseil (52, pl. 111), salle voisine de la chambre où il couchait (a, plan III). La porte du passage par lequel se sauva la reine existe encore à gauche au fond de la pièce, mais elle est à moitié coupée par le portrait de la dauphine de Bavière. On voit encore les pitons qui soutenaient le dais du lit.

Aux voussures , quatre peintures en grisaille , figurant la Fidélité y VAbondance , la Charité j là Prudence . sont de Boucher, — Au-dessus des portes, côté du salon de la Paix : la Jeunesse et la Vertu présentent deux princesses i la France, par Natoire; en face : la Gloire s'empare des enfants du prince ; peinture d'une agréable couleur, par Delroy (1734). — Parmi les tableaux et les portraits, nous signalerons : 2010. Défaite de l'armée espagnole y par Van der Meulm et Lebrun; le duc de Bourgogne , par Hyacinihe Rigaud»

eiilon de lA Relue. (Plan III.) — (110. Notice du

Musée.) Le cercle de la reine se tenait dans cette pièce. Son sî^e était placé sur une estrade, sous un dais, dont on voit encore les pitons d'attache. C'est là que brillèrent les élégantes beautés , les grandes dames de la cour de Louis XIY, avant que Louis XI Y allât s'emprisonner dans les appartements de Mme de Iflaîntenon.

Flafond: Mercure protégeant les sciences et les arts, et, dans les voussures , Sapho, Pénélope, Aspasie : les peintures sont dues à Michel Concilie.

On voit plusieurs tableaux et des portraits, entre au« très ceux du duc de Berry et de la duchesse de Berry, fille du Régent, tristement connue par sa vie licencieuse.

Mien du granil «ouvert de le Belne^ on eoMm ehambre de la Relue* (Plan IIL) — (117. Notice du Musée,) Cette salle servait au grand couvert de la reine, auquer le public était admis. Marie Leczinska dînait ainsi tous les jours. «Marie- Antoinette, dit Mme Gam^ pan, observa cette coutume fatigante tant qu'elle fut dauphine. Le dauphin dînait avec elle, et chaque ménage de la famille avait tous les jours son dîner public. Les huissiers laissaient entrer tous les gens proprement mis* Ce spectacle faisait le bonheur des provindauz. A Theure des dîners, on ne rencontrait dans les escaliers que de braves gens qui , après avoir vu la dauphine manger sa soupe, allaient voir les princes manger leur bouilli, et qui couraient ensuite à perte d'haleine, pour aller voir Mesdames manger leur dessert. »

Flafond* — Saint Marc couronnant les Vertus théologale» , par Paul Véroniee. Ce tableau , provenant de la salle deB Dix au palais ducal à Venise , a été placé sous Napoléon I". a II a été agrandi sur les côtés , dit la notice, et les parties ajoutées ont été peintes par Gérard, n 241 ' «

Le saint Marc, par son mouvement, fait penser à celai du célèbre tableau de Tiatoret ; Miracle de taifU Mare* — Dans les vou$sureê , des héroïnes de Tantiquité et des divinités mythologiques forment un singulier entourage à saint Marc et aux Vertus théologales. Si ce contre-sens ne doit pas être attribué à Louis^Philippe » il semble que le roi qui a restauré Versailles ait pris à tftche de l'aggraver, en donnant pour compagnie nouvelle à révangé- Ûste les portraits de plusieurs des maltresses de Louis ^Y, M mes de Soubise , de La Vallière , de Montespan.

On voit encore les portraUs,de Louis XIY , par Lebrun , du comte de Toulouse et du comte de Vermandois, «ce fils si beau de Mme de La Vallière , que les historiens ont Youlu faire passer pour le masque de fer. » £t entre autres tableaux : 2027, Le duc d*Ai^ou déclaré roi d'Espagne, par Gérard (Salon de 1824), un des meilleurs tableaux de ce peintre habile ; 2025 , Réparation faite par le doge de Gènes , par HaUëi 20261 Mariage du duc de Bourgogne, par Antoine Dieu.

malle de» garde» de la Beine. (Plan III.) — (113. ^oUce du Mt^ée,) C*est la porte entre la salle précédente et celle-ci qu'entr^ouviirent les femmes de chambre de Marie-Antoinette^ le 6 octobre 1789 au matin , et qu'elles se hâtèrent de fermer au verrou , quand elles eurent entendu le cri de détresse du garde du corps qui la défendait. C'est ici qu'il fut massacré. La foule armée de piques s*était introduite dans le château par l'escalier de marbre dont le palier vient aboutir derrière la salle des gardes de la reine.

Noël Coypel a peint au plafond : Jupiter entouré de figures allégoriques , et dans les vousmres : Ptolémée rendant la liberté aux. Juifs; Alexandre Sévère faisant

L£ MUSÉE

distribuer du blé; Trajan etSolon. — Parmi les portraits U faut remarquer : 2036 , le joU portrait de la duchesse de Bourgogne , par Santem. A l'aide de ce portrait et du

buste de Coysevox, de la chambre de Louis XIV, on peut retrouver complète la physionomie de cette princesse qui fut les délices de la cour de Louis XIY*

Cette grande pièce fut une salle des gardes| Iiouis XV et Louis XVI y tinrent des lits de justice.

On laisse ici les souvenirs de la vieille monarchie et Ton entre brusquement dans Thistoire des temps lao* demes*

Salle au Sucre* (Pian III.) — (140. Notice du MuséeJ) Flafoiid. — Allégorie du 18 brumaire, par Callet, — Dessus de portes : le Courage, le Génie, la Générosité, la Constance, ouvrages médiocres de Gémrd* 2190* Sacie

de Napoléon, par David (salon de 1808).

2191. Distribution des aigles, composition théâtrale, par Damd, — Bataille d'Al^ukir, par Gros^ Cette fou^ gueuse peinture , reléguée dans un grenier à Naples , put être rachetée, en 1824, par l'artiste, grâce à l'entremise de la duchesse d'Orléans (depuis la reine Amélie); elle fut acquise , dit la notice , en 1633, par la liste civile, moyennant 25000 francs.

liallc. (57 , plan III.) — (144. Notice du Musée.) 2240. Bataille de Hondschoote, toile pleine de lumière , et 2241 . Bataille de Watignies, par Eug. lamL

Mlle. (58 , plan m.) — (14^. ffoltce du Musée,) Cette pièce, alors sans communication avec les deux précédentes, était le grand cahinet de Mme de Maintenons dont rappartamenl contigu occupait les pièces ISd et 184 du plan II (voir page 89). — 229. Bataille de Fleurus, par Bellangé (Salon de 1836).

Mie te MM. (59, plan IIL) - (145. Noiteê du Musée.) Salle des Cent-Suisses , sous Louis XVI. — 2246. La garde nationale part pour Tarmée , par Léon Cogniet.

Nombreux portraits de guerriers illustres.

Afsnt d*eiitrer dans la galerie de l'aile du sud on peut aller visiter plusieurs petites pièces dites :

Salle des Aquarelles. (60, plan III.) — (146. Noiiee du Musée.) Elles formèrent l'appartement du duc de

Bourgogne; puis du cardiaai Fieury et du duc de Peuthièvre.

Ces salles contiennent entre autres une nombreuse collection d^aquarelles^ par Bageîti^ capitaine ingénieurgéographe de Tarraée d'Italie; par Dauzats , et par SU méon Forf; vues curieuses des Portes-de-Fer (û"2671, 2576); et deux dessins d'J^abey (2487 , 2489).

Revena dans la salle (59, pU III) qui relie la partie centrale da palais à l'aile da midi, on traverse le palier de Vescalier de$ Princes (Gi, pl. 111), ainsi nommé parce qu'il desservait les appartements de Faile du midi occupée par les princes du sang, et l'on entre dans la magnifique galerie des Batailles. — Les personnes qui voudraient ne visiter que les galeries de Taile du sud pourraient entrer sous le vestibule au fond de la cour des Princes, et monter directement par Vescalier des Princes à la ^a* ierie des Bataillsi.

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