Chambre de T.oui? ÏIV
51 Salle de l'Œil-de-Bœuf .
Après avoir visité les salles des Croisades, on rentre dans la galerie de sculptures, qui ramène (à droite) au vestibule de la chapelle ; là, on prend le petit escalier (plan II) à gauche de la chapelle, et on arrive au premier étage, à un autre vestibule de la chapelle, où s'ouvre une porte donnant accès à la tribune du roi (plan III). Ici, ainsi qu'au rez-de-chaussée, deux galeries adossées s'ouvrent à droite : Tune de peintures, du côté du jardin ; l'autre de sculptures, derrière celle-ci; c'est dans la galerie de sculptures que l'on entre d'abord.
PREMIER ÉTAGE
Deuxième galerie de sculptures.
(Plan II.) — (96. Notice du Musée.)
Cette galerie contient la suite des bustes et statues des rois et des hommes illustres. Au milieu se trouve l'entrée de salles de peintures, assez mal désignées sous le nom de galerie de Constantine.
Salles de peintures. — Galerie de Constantine.
1" salle (20, plan III). -— 1958. Bataille de Balaklava, par le capitaine d'état-major Valentin JumeL 1946 bis. Bataille de Solferino, par le même. (Sans n^.) Batailles de l'Aima et de Magenta, par le même. 1944. Rentrée du prince Président à Paris, par Larivière, (Sans n°.) Ouverture des Chambres par Napoléon III, aux Tuileries, par Muller. Portraits des maréchaux Regnault de Saint-Jean-d'Angély 6t Bosquet, par Horace Vernel.
2« salle (21, plan III). — 1941. Le maréchal Ney soutient l'arrière-garde de la grande armée pendant la retraite de Russie, par Fro/i. (Sans n°.) Rentrée de l'armée d'Italie à Paris, en 1859, par Eug. Ginain. 1967, 1968. Bataille de Traktir et Prise de Sébastopol, par V. Jumel. 1963. Attaque de la redoute Selinghinsk (Ouvrages-Blancs), par Fontaine. (Sans n°.) Bataille de l'Aima, par H. Bellangé.
3" salle (22, plan III), dite salle de la Smahla. — 2031. Siège de Rome en 1849, par Horace Vernet (salon de 1852); les tons bleus prédominent dans cette peinture, exécutée avec un nombre de couleurs très-restreint. 2030. Vue curieuse de la ville de Rome pendant le siège, par MM. Tfi. Jung et Gobault. 2028. Bataille dlsly, par H. Vernet (salons de 1846 et de 1855). 2027. Prise de la Smahla, par /g même (cette toile, de 21 mètres 39 centimètres de longueur, a été exposée aux salons de 1845 et de 1855). (Sans n^) Les Sœurs de charité sur le champ de bataille, par Eug. Appert.
4* salle (23, plan III), dite salle de Constantine. — 2021, 2022, 2023. Siège de Constantine. 2024. Attaque du fort de Saint- Jean-d'Ulloa. 2026. L'armée française occupe le Téniah de Mouzaïa. 2018. Combat de l'Habrah. 2016. Attaque de la citadelle d'Anvers. Tous ces tableaux sont dus au pinceau d'Horace Vernet»
b'' salle (23, plan III}, dite salle de Crimée.— 1955. Débarquement de l'armée française à Old-Port (Crimée), ^diV Barrlas. 1959. Bataille d'Inkermann,
par G. Doré, 1971. La Courtine de MalakofT, par Yvon, 1973-1993. Opérations du siège de Sébastopol, par Durand-Brager. (Sans n".) Batailles de Magenta et de Solferino, par Yvon. 1994. Congrès de Paris, par Edouard Dubvfe. 1999, 1946 ter, 1946 quater. Portraits des maréchaux Canrobert, Nie! et Mac-Mahon, par H. Vernet.
6« salle (25, plan III). — 1954. Ouverture des Chambres et proclamation de la Charte en 1814, par Aug. Vinchon. 1952. Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents, le 18 brumaire, par Fr. Bouchot. 1953. Installation du Conseil d'État, par Couder. 1950. Serment du .Teu-de-Paume, par le même. 1951. Fédération nationale au champ de Mars, 14 juillet 1790, par le même.
Au sujet de ce tableau, M. de Montalivet raconte l'anecdote suivante : « M. Couder avait conçu sa composition d'une manière animée et pittoresque. Quand son tableau était presque achevé, Louis-Philippe le vit : « C'est une « belle peinture, dit-il, mais ce n'est pas la fédération de « 1 790. Vous vous êtes trompé d'époque, monsieur Couder ; « en 90, la minorité n'était pas encore devenue maîtresse « de la révolution. Le désordre était sur le second plan; « pourquoi l'avoir mis au premier? Tous ces gens-là « semblent vouloir escalader le trône.... Où sont les cent « trente mille acteurs de cette grande scène ?... J'y étais, « monsieur Couder.... Voilà la vérité de votre sujet; « abordez-le franchement et recommencez votre tableau. » On comprend le désespoir de l'artiste, la lutte qu'il soutint avec le roi, au nom des difficultés d'exécution que devaient offrir le froid aspect de la foule se pressant sur l'estrade, et la monotonie de ces lignes immenses se dé-
VBRSAILLES. 4
ployant parallèlement dans toute retendue du champ de Mars. L'ancien duc de Chartres, fidèle au témoignage historique de ses souvenirs personnels, fut inébranlable et persista. Cependant le directeur des musées intervint pour faire observer que le prix du tableau avait été fixé à 25000 francs, et qu'il était presque terminé : « Eh « bien ! dit le roi, Montalivet donnera 25 000 francs de « plus ; c'est une rature un peu chère, mais je la dois à « l'histoire. »
7« salle (26, plan III). — 1935. Enrôlements volontaires en 1792, par Aug. Vinchon. 1949. Le Parlement casse le testament de Louis XIV, par Alaux. 19(i8. Bataille d'Ivry, par C/i. Sleuben. 1946. Fondation du Collège royal par François I", par Delorme.
Les salles précédentes servaient* autrefois de logements à des seigneurs de la cour. — Au sortir de ces salles, on rentre dans la galerie de sculptures; près de la porte, on voit à droite : 1913, la statue du comte de Beaujolais, par Pradier (salon de 1839) ; et à gauche : 1920, le maréchal Bugeaud, par Dumont; un peu plus à gauche, en face de l'escalier : 1915, la statue du duc d'Orléans, par Pradier (salon de 184 6). Achevant de parcourir, à droite, la galerie de sculptures, on trouve à l'extrémité, n° 1854, la statue si populaire de Jeanne d'Arc, par la princesse 3îarie d'Orléans, fille de Louis-Philippe, née en 1813, mariée au prince de Wurtemberg et morte à vingt-six ans.
A l'extrémité de la galerie, tournant à gauche, on ar-
rive sur un palier, où s'ouvre., à gauche, la deuxième galerie de VHistoire de France, que nous visiterons tout à l'heure : à droite un escalier (38, plan III}, conduit à Vattique du nord.