‹ Versailles et les trianonsChapitre 27 sur 136 · REZ-D:>CHAUSSEE · texte numérisé non relu

REZ-D:>CHAUSSEE

Après avoir traversé un vestibule orné de bustes (79, plan II) (66. Notice du Musée), on entre dans une suite de galeries de peintures situées du côté du jardin. Ces salles, jusqu'au vestibule Napoléon, formaient, sous Louis XIV, l'appartement du duc et de la duchesse de Bourbon.

Ciialcries de l'Empire.

Salle (80, pi. II) (67. Notice du Musée). — Au milieu de cette salle est une statue en marbre (1472) représentant l'héroïque Viala, par Mathieu Meusnier. 1481. Mort de Marceau, par Couder. 1482. Le général Augereau au pont d'Arcole, par Thévenin (1796). 1483. Bataille d'Arcole, par Bâcler d'Albe.

Salle (81, pi. II). — 1493. Paix de Léoben, par Le T hier e{lSOb).

Salle (82 , pi. II). — 1496. Bonaparte devant les Pyramides, par Gros. 149 7. Révolte du Caire, par Girodet (ces deux tableaux ont été exposés au salon de 1810). 1498. Bonaparte pardonnant aux révoltés du Caire, par Guérin (salon de 1808).

Salle (83, pi. II). — 1500. Consulat de la république Cisalpine, par Monsiau (1808).

Salle (84, pi. II). — - 1503. Napoléon recevant le sénatus-consulte qui le proclame empereur, par Rouget. Ce tableau, transporté il y a quelques années à Saint-Cloud, et remplacé alors par une mauvaise tapisserie d'après la Peste de Jaffa, par Gros., a été récemment replacé dans cette salle.

Salle (85, pi. II). — 1507. Napoléon reçu par le prince de Bade, par Berlin. 1511. Combat de Landsberg, par Bellangé.

Vestibule Napoléon (86, pi. II). — Statues de la famille Napoléon. 1520. Réduction de la statue en bronze, par Seurre, placée autrefois sur la colonne de la place Vendôme et maintenant à Courbevoie. .

Salle (87, pi. II). — Cette salle et les suivantes, jusqu'à la salle de Marengo, formaient un appartement dont la disposition et la destination furent souvent changées. Sous Louis XIV, elles étaient habitées par le prince et la princesse de Condé ; sous Louis XVI, l'aile tout entière était affectée aux enfants de France. 1546. Honneur au courage malheureux, par Debret. 1 547. Ney remet au 76*' de ligne ses drapeaux retrouvés àinspruck, parJ/e]/nier (salon de 1808). 1548. Combat de Guntersdorf, par Féron (1837).

Salle (88, pi. II).— 1549. Napoléon reçoit les clefs de Vienne, par Girodet (1808). 1550. Napoléon donnant l'ordre avant la bataille d'Austerlitz,par Carie

Vernet (1808). — 1551. Entrevue de Napoléon et de François II, par Gros (1812).

Salle (89, pi. II). — 1552. Entrée de Napoléon à Berlin, par Mcynier (1810).

Salle (90, pi. II). — 1555. Napoléon reçoit la reine de Prusse à Tilsitt, par Gosse,

Salle (91, pi. II). — 1558. Mariage du prince Jérôme, par Regnault (1810). 1559. Napoléon devant Madrid, par Carie Vernet (1810). 1560. Capitulation de Madrid, par Gros (1810).

Salle (92, pi. II). — 1565. Mariage de Napoléon et de Marie-Louise, par Rouget (1836).

Salle de Marengo (93, pi. II). — 1566. Passage du grand Saint-Bernard par l'armée française, par Ch. Thévenin. 1567. Le premier consul franchissant le Saint-Bernard, célèbre tableau de David (1805). Il ne s'agit pas ici évidemment de la vraisemblance historique. L'artiste a saisi seulement la poétique de son sujet. Napoléon voulut être représenté calme sur un cheval fougueux. 0^, c'est sur un mulet tenu par un guide, ainsi que l'a représenté M. Paul Delaroche, qu'il a franchi le Saint -Bernard; Il y a quatre répétitions du tableau de David. 1568. Bataille de Marengo, par Carie Vernet. 1569. Mort de Desaix à Marengo, i3ar Regnault, 1570. Convention d'Alexandrie, par Drolling (1837).

Au sortir de cette salle on se trouve dans la quatrième galerie de sculptures, à droite de laquelle est Vescalier de Monsieur (94, pi. II, et 62, pi. III). En descendant quelques marches, on trouve, sur

le palier en face, l'entrée des salles des Marines, qui sont ordinairement fermées au public.

Salles des Marines.

(95, plan IL) — (65. Notice du Musée.)

Ces salles, sous Louis XVI, faisaient partie du pavillon habité par le comte de Provence (Louis XVIII), et nommé, en conséquence, pavillon de Monsieur ou de Provence. Elles sont au nombre de cinq. La majeure partie des tableaux de marine qui y sont réunis ont été exécutés par Gudin. 1437. Combat de la frégate française la Bayonnaise contre la frégate anglaise l'Embuscade (1798), par Crépin (salon de 1801). 1440. Capitulation obtenue àPoAdichéry, 1803, par H. Bellangé (1854). 1407. Combat duTexel, ^àr Eug. Isabey (salon de 1839).

En sortant des salles des Marines, on voit plus bas le vestibule de l'escalier de Provence (96. pi. Il), où sont des statues et dos bustes de Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, etc.

De là on passe dans les salles des-Tombeaux, situées sur la cour de la surintendance, au-dessous de Tétage du rez-de-chaussée (F. au bas du plan II), parce que, de ce côté, le sol est beaucoup plus bas que du côté du jardin. Sur cette cour, les étages de l'aile du sud se succèdent ainsi : P rez-de-chaussée (salle des Tombeaux); â'* au-dessus, rez-de-chaussée proprement dit, par rapport au niveau du parterre (quatrième galerie

de sculptures du plan II) ; 3° premier étage (troisième galerie de sculptures, du plan III, adossée à la galerie des Batailles) ; 4** galeries de l'attique (portraits) , second étage sur le jardin , troisième sur la cour.

Galerie et Salles des Tombeaux.

(Plan IL) — (60-64. Notice du Musée.)

La galerie des tombeaux, qui servait autrefois de dégagement et de couloir pour les offices, cuisines et fourrières de l'aile du sud, occupe toute la longueur de cette aile, sur la cour de la surintendance. Du côté des jardins, elle est bordée de salles obscures qui servent encore de fourrière. Elle renferme un très-grand nombre de statues tombales , moulées en plâtre sur les originaux. Nous en signalons seulement quelques-unes : 1289 et 1290. François II, duc de Bretagne, et Marguerite de Foix, par Michel Colombe. 1268 et 1269. Jean sans Peur, duc de Bourgogne, et Marguerite de Bavière (d'après les tombeaux de Dijon}. 1280. Agnès Sorel (d'après le tombeau de Loches). 1283 et 1284. Charles le Téméraire, et Marie de Bourgogne (d'après les tombeaux de Bruges). 1293. Tombeau des fils de Charles VIII (l'original est dans la cathédrale de Tours). 1297, 1298 et 1299. Marguerite de Bourbon, Philibert II, duc de Savoie , et Marguerite d'Autriche par Conrad Meyt (d'après les tombeaux de l'église de

Brou, à Bourg). 1302, Chabot, par Jean Cousin (d'après la statue du Louvre).

A l'extrémité de la galerie, du côté de l'orangerie, une suite de vestibules renferment aussi des statues et des bustes en marbre ou en plâtre. 1335. Le grand Gondé, par Coysevox. 1339. Le duc d'Enghien, par Bosio. 1340. Louis XVIII, par Romagnesi. 1345. Louis-Philippe, par Dumont. 1346. Marie- Amélie, par Bosio.

Enfin plusieurs autres vestibules, dont l'un s'ouvre au pied de l'escalier de Provence, sont disposés en retour d'équerre, sous le pavillon de Monsieur. En face de cet escalier, est un modèle en plâtre du monument expiatoire que la Restauration avait projeté d'ériger à Louis XVI, sur la place de la Concorde, à l'endroit même où il périt. La statue du roi est de Cortot; aux angles du monument quatre autres statues figurent la Justice, la Piété, la Bienfaisance et la Modération. — Dans le vestibule suivant : 1365. Mausolée de Philippe le Beau, archiduc d'Autriche, roi de Castille, et de sa femme Jeanne la Folle (moulé en plâtre, d'après l'original placé dans la chapelle royale de TAnge-Gardien à Grenade). 1366. Tombeau de Diane de Poitiers, en marbre, provenant de la chapelle extérieure du château d'Anet. Au-dessus du tombeau, Diane est représentée à genoux.

Remontant l'escalier de Monsieur, on parcourt à droite la galerie de sculptures adossée aux galeries de l'Empire.

Quatrième galerie de Sculptures.

(Plan III.) — (8i. Notice du Musée.)

On voit dans cette galerie les statues des personnages et des généraux célèbres, depuis le commencement de la Révolution jusqu'en 1814. — 1584. Hoche, par Milhomme (1808), est représenté assis, vêtu à l'antique. 1593. Le général Leclerc, par Dupaty (1812), est représenté nu, en Achille.

Ici Ton a complètement achevé de parcourir les différents étages de Taile du sud. Parvenu à Fextrémité de la galerie de sculptures, on y trouve Vescalier des Princes (97, plan II, et 61, plan III) ; puis, traversant le vestibule (78, plan II) qui sert d'entrée pour aller dans les jardins, on entre en face, sous ce vestibule, dans les salles du rez-de-chaussée (partie centrale du palais), les seules qui restent encore à visiter.

C'est par ce vestibule, au fond de la cour des Princes, qu'est l'entrée du rez-de-chaussée du centre du palais.. On n'y entre pas du côté du vestibule de la chapelle.

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