‹ Versailles et les trianonsChapitre 28 sur 136 · PARTIE CENTRALE DU PALAIS · texte numérisé non relu

PARTIE CENTRALE DU PALAIS

RÉZ-DE-CHAUSSÉE.

1" Vestibule d'entrée (77, plan II). — Bustes en marbre : 852. Voltaire, par Houdon (1782). 855. Diderot, par Houdon. 854. Rousseau, par Bayer.

2" Vestibule (76, plan II), servant au besoin de passage pour les voitures entre la cour Royale et le parterre du Midi. — Bustes et statues.

3e Vestibule (75, plan II). — Bustes et statues.

On entre de là dans les salles des Amiraux, des Connétables et des Maréchaux (F. plan II). — Une partie de ces salles formèrent successivement le logement du grand Dauphin, fils de Louis XIV, et, après sa mort, du duc et de la duchesse de Berri, puis du Dauphin, fils de Louis XV, etc.

Salle des Amiraux.

(F. plan I[.)

Cette collection des portraits des amiraux de France commence en 1270, à Florent de Varennes, amiral sous saint Louis, et finit au duc d'Angoulême, fils de Charles X. - '

Salle (les Coiinctables.

(K. plan IL)

Dans le principe, le connétable (cornes stabuli) était le grand écuyer du souverain II y eut, sous l'ancienne monarchie, trente-neuf connétables, depuis le onzième siècle jusqu'au dix-septième; le dernier fut Lesdiguières, sous Louis XIII, qui supprima cette charge en 1627. Louis XIV ne rétablit pas la connétablie, quoiqu'on eût fait espérer à Turenne qu'elle serait rétablie en sa faveur.

Parmi les plus illustres connétables, on remar que (n° 945) du Guesclin, qui se défendit d'accepter l'épée de connétable, dit Froissart, alléguant

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qu'il était venu de trop pauvre noblesse, et qui, pourtant, donna à cette dignité suprême un nouvel éclat; (n° 946) Olivier de Glisson, le boucher des Anglais; (n" 954) Anne de Montmorency, si terrible aux huguenots, tué à la bataille de Saint- Denis.

Napoléon fit revivre cette dignité pour un de ses frères, Louis, depuis roi de Hollande.

Salles des maréchaux.

(97, plan TI )

Il y a eu jusqu'ici plus de trois cents maréchaux de France. Quatorze salles leur sont consacrées : elles sont divisées en deux séries par la galerie de Louis XIIL II n'a pas été possible, comme on le pense bien, de se procurer les portraits de tous ces guerriers. Des écussons, portant le nom et les titres des absents, complètent ce long catalogue du maréchalat. Le premier maréchal date du douzième siècle.

Parmi tous ces noms, dont plusieurs sont devenus ou demeurés obscurs, les illustrations abondent. Ce sont les rudes compagnons des rois de France aux époques féodales; ce sont : sous Louis XIV, Gatinat, Villars, Turenne ! A la mort de ce dernier, on nomma huit maréchaux pour le remplacer : la monnaie de M. de Turenne! L'augmentation du nombre des maréchaux s'explique par l'accroissement de l'armée, qui, vers la fin du

règne de Louis XIV, s'éleva à 450 000 hommes. A côté de ces grands noms, d'autres illustrations d'un genre tout différent rappellent, ou de tragiques souvenirs, comme Yitry, capitaine des gardes, nommé maréchal pour avoir tué Concini; ou la faveur des cours, comme ce Concini lui-même, maréchal d'Ancre, et comme Villeroi.

Sous le règne de Louis XV, on retrouve les mêmes contrastes. A côté du maréchal de Saxe, le glorieux vainqueur de Fontenoy, figure Soubise, le vaincu de Rosbach.

Viennent ensuite les maréchaux de notre siècle, ceux du premier Empire, presque tous sortis des rangs du peuple; ceux de la Restauration, noms plus illustres, pour la plupart, par leurs ancêtres que par leurs victoires, et parmi lesquels figure un étranger, le prince de Hohenlohe; enfin, ceux du nouvel Empire.

De la septième salle des Maréchaux, on passe dans la salle des Rois de France.

Salle des Rois de France.

(98, plan IL) — (33. Notice du Musée.)

Cette salle contient la collection des portraits des rois de France, la réduction en bronze de la statue d'Henri IV, par Lemot, qui se voit sur le pont Neuf, et le buste en bronze de Louis XII, par L. de Mugiano. Là se trouve l'entrée des salles des Résidences rovales.

Salles des Résidences royales.

(99, plan II.) — (34-37. Notice du Musée.)

Ces salles, au nombre de quatre, renferment des vues curieuses des anciens châteaux royaux. 741. Château de Marly. 743. Château de Saint- Cloud, vers 1700. 744. Château de Meudon. 763. Château de Saint-Germain. — Le visiteur de Versailles comparera avec intérêt les anciennes vues du château avec sa physionomie nouvelle; entre autres : état de Versailles en 1722, état vers 1788, état vers 1664. Il y verra des châteaux qui n'existent plus, comme : 740, celui de Clagny. Le Parisien, en contemplant, dans des tableaux du seizième et du dix-septième siècle, le palais de la Cité , la tour de Nesle , le vieux Louvre et le pont Neuf, qui alors méritait son nom, aura peine â y reconnaître ce Paris que chaque siècle vient transformer et rajeunir. Le n° 787, peint par Hubert Robert, présente une vue curieuse des démolitions des maisons du pont au Change et du quai des Morfondus, pour démasquer une des façades du Palais de Justice.

Vestibule de Louis XIII.

(100, plan IL) — (32. Notice du Musée.)

On revient des salles précédentes, dans la salle des Rois de France (98, plan II; 33, Notice du Mitsée), et, en traversant le vestibule de Louis XIII,

qui donne sur la cour de Marbre, on entre dans les salles des Tableaux-Plans.

Salles des Tableaux.-PlaDs.

(101, plan II.) — (27. Notice du Musée.)

Ces salles, au nombre de quatre, dont trois sont habituellement fermées, contiennent des tableaux qui complètent cette grande histoire militaire de notre pays : ce sont les plans d'un grand nombre de combats, depuis le n" 607, levée du siège de l'île de Ré, en 1627, sous Louis XIII, jusqu'au n° 581, vue générale de la bataille d'Isly (1844). Les dix tableaux de la première salle (101, pi. II; 30, Notice du Musée) étaient autrefois placés dans la galerie du château de Richelieu.

La dernière salle (27, Notice du Musée) formant l'angle d'un des pavillons du château primitif de Louis XIII, faisait partie de la salle des gardes pour l'appartement particulier du roi, auquel conduisait l'escalier n" 111, désigné sous le nom d'escalier du Roi. »■ Louis XV venait de descendre cet escalier et de sortir de cette salle, dit la Notice du Musée, pour monter en voiture, lorsqu'il fut frappé par Damiens, le 5 janvier 1757, à six heures du soir. » Peu de temps après, le garde des sceaux Machault, saisissant l'assassin dans la salle des gardes, lui fit tenailler les jambes en présence du chancelier de Lamoignon et de Bouille, ministre des affaires étrangères, par deux gardes du

corps armés de pinces rougies au feu, qui s'offrirent à faire ainsi Tofiice du bourreau. ^ C'est donc ici que commença cette série d'effroyables tortures auxquelles fut soumis l'assassin.

On revient de là, en traversant le vestibule (100, plan II), dans la galerie de Louis XIII.

Galerie de Louis XIII.

Cette galerie est ornée des statues de ce prince et de la reine, sa femme, Anne d'Autriche, et en outre de plusieurs tableaux. — 1066. Bataille de Rocroi, par Schnetz (salon de 1822).

On passe dans les sept dernières salles des Maréchaux.

Salles des Maréchaux.

(De 102 à 108, plan II.)

Ces sept salles sont la continuation des salles des Maréchaux que nous avons visitées précédemment. Elles contiennent les portraits des maréchaux depuis le maréchal de La Ferté (1651) jusqu'à nos jours.

Salle (102, plan II; 52, Notice du Musée). — C'était dans le principe le cabinet des bains; elle devint en 16S4 une pièce de l'appartement de Mme de Montespan.

Salles (103 et 104, plan II; 53 et 54, Notice du Musée). Elles firent partie de l'appartement des bains, qui fut habité par les filles de Louis XV. }

Salle (105, plan II). — 1 129. Augereau, par Robert Lefebvre. 1133. Lannes, par Perrin,

Salle (106, plan II). — Ce vestibule était divisé en trois parties. — 1155. Le duc de Bellune, par Gros. 1157. Oudinot, par Robert Lefebvre. 1159. Suchet, par P. Guérin. 1160. Gouvion-Saint-Gyr, et 1167, Molitor, par H. Vernet. 1168. Maison, par L. Cogniet. 1169. Duperré, ij^ar Court.

Salle (107, plan II). — Chambre à coucher de Mme de Pompadour. 1173. Lobau, par Ary Scheffer. 1174. Truguet, par P. Guérin. 1176. Valée, par Court. 1179, Drouet; 1180. Bugeaud; 1181, Reille, par Larivière.

Salle (108, plan II). — Cabinet de Mme de Pompadour. — On y a réuni les portraits de plusieurs maréchaux et amiraux du nouvel Empire.

Salle des Guerriers célèbres*

(1 09, plan II.) — (59. Notice du Musée.)

Cette salle, la dernière qu'il nous reste à visi^ ter, contient les portraits des guerriers qui se sont illustrés par leurs faits d'armes, sans avoir été revêtus des dignités de connétable ou de maréchal. On peut remarquer que la plupart de ces ^ guerriers célèbres ont déjà été représentés dans d'autres salles , et que ces classifications sont assez peu rigoureuses.

Autrefois coupée en deux, cette salle servait d'antichambre à l'appartement de Mme de Pompa-

dour. — 1213. Joubert, par Bouchot. 1214. Hoche, par Ary Scheffer.

On arrive ici au pied de Vescalier des Ambassadeurs (110, plan II), détruit sous Louis XV et reconstruit sous Louis-Philippe, et Ton peut parcourir une suite de vestibules de sculptures (112, plan II), contenant les bustes des officiers généraux tués en combattant pour la France. De là, prenant V arcade du Nord (113, plan II; 25, Notice du Musée), passage pouvant, au besoin, servir de communication pour les voitures entre la cour Royale et les jardins, on traverse les derniers vestibules des sculptures (114, plan II), et l'on sort par le vestibule (115, plan II). On n'entre jamais de ce côté.

Ces petits appartements, situés au premier étage, forment deux divisions : Tune, à droite de la cour Royale, près de la cour de Marbre, Composée des appartements particuliers du roi ; l'autre, à gauche de la même cour, composée de l'appartement particulier de Marie-Antoinette et de celui de Mme de Maintenon. Trop difficiles à surveiller ils ne sont pas ouverts au public, comme le sont les grandes salles ; mais on peut obtenir la permission de les visiter avec un gardien [V. la note de la page 39).

Nous commencerons par visiter les petits appartements du côté droit ou. du nord (de a hj, plan III). On y entre par la salle du Conseil {V. page 70) qui précède la chambre à coucher de Loilis XIV.

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