JARDIN
Jardin des Fleurs.
Ce jardin, si intéressant pour les amateurs d'horticulture, a été créé, en 1850, par M. Charpentier. On y voit plusieurs arbres remarquables :
Jardin du petit Trianon.
un magnifique chêne pyramidal; un beau chéneyeuse {quercus ilex) ; un chêne noir (quercus toza) ; un pin Montezuma ; un jeune pin gigantesque {pirms Lamhertiana), arbre qui, lorsqu'il a acquis toute sa croissance, atteint 100 mètres de hauteur. A peu de distance se trouve un arbre de la Cali-
fornie {Wellingtonia gigantea)^ qui, en Amérique, atteint 150 mètres. Citons encore le taxodium semper virens (Californie) ; un chêne à feuilles d'œgilops (Grèce) ; un chêne de Gibraltar^ ou faux liège. Dans une allée située derrière l'orangerie, on remarque un chêne-liège^ d'un beau développement, arbre très-rare dans nos climats.
Parmi les fleurs qui ont valu son nom à cet agréable jardin, nous citerons particulièrement une riche collection de rhododendrons^ &' azalées et et d'autres plantes de terre de bruyère.
En dehors du parc actuel de Versailles et des jardins des Trianons, de chaque côté du grand canal, s'étendent de vastes bosquets plantés de beaux arbres et percés de larges avenues. Ces bosquets, qui faisaient partie du parc primitif, sont aujourd'hui assez mal entretenus et surtout très-négligés de la foule. Ils offrent cependant d'agréables promenades et de beaux ombrages.
Vallée des Matelots^ la première à gauche si l'on sort du parc par la grille de la Ménagerie près du bassin d'Apollon, conduit, en croisant la route de Saint-Cyr et le chemin de fer de Bretagne, aux bois de Satory (15 minutes environ) . — Vallée de la Beine et Vallée des Paons (la deuxième et la troisième du même côté) se dirigent toutes deux vers Saint-Cyr
(1 heure ou 1" heure 10 minutes) en passant, l'une à l'est, l'autre au nord et à l'ouest de la ferme de la Ménagerie,
A l'extrémité ouest du grand canal, la plus éloignée de Versailles, s'ouvre une large avenue, aboutissant 200 ou 300 mètres plus loin à un vaste rond-point (107 mètres d'altitude) d'où rayonnent dix routes ouvertes à travers bois, et d'où l'on découvre une très-belle vue sur le canal et le château de Versailles, qui domine au loin (3 kilomètres) le parc et les jardins. — De ce rond-pojnt, situé près du hameau de Gally^ on peut gagner, en 10 ou 12 minutes. Vallée de Noisy, qui, partant de l'extrémité du canal la plus rapprochée de Versailles, longe les jardins du grand Trianon et conduit en 45 minutes (depuis la grille du bassin d'Apollon) aux villages de Bailly ou de Noisy, sur la lisière sud de la forêt de Marly (F. les Environs de Paris illustrés, par Adolphe Joanne).
Les bois de Satory, traversés par le chemin de fer de l'Ouest, et beaucoup plus longs que larges, sont agréablement accidentés. Si l'on sort de Versailles par la porte de Satory, qui se trouve à l'extrémité de la rue de ce nom, et si l'on gravit la route qui croise à peu de distance le chemin de fer, on ne tarde pas à atteindre (5 minutes depuis la porte) le carrefour du bois de Satory, situé au sommet de la colline. De ce carrefour part à droite la route de Chevreuse, à droite de laquelle- descendent jusqu'à la plaine de Versailles les bois de
Satory proprement dits ; à gauche s''étend le plateau qui sert d'hippodrome et sur lequel des camps ont été plusieurs fois établis et des revues passées.
Une assez vaste étendue de bois comprise entre ce plateau, Versailles et la route de Yersailles à Bue et à Jouy, a été transformée en promenade. On y découvre de jolis points de vue. A l'extrémité est de l'hippodrome, on peut longer, en le dominant sur la buite du bois Gobe^H^ le chemin de fer de l'Ouest, ou aller descendre à la porte du Cerf-Volant, sur la route de Versailles à Bue (7. les Environs de Paris illustrés). En tournant à droite, quand on a franchi le seuil de cette porte, on descendrait à Bue et à Jouy; en tournant à gauche, on regagnerait Versailles.
De l'autre côté de la route de Bue s'étend le bois des Gonards, l'une des plus agréables promenades des environs de Versailles. Malheureusement ce bois, entouré de murs, est fermé par des portes dont il n'est pas toujours facile de se procurer la clef. Nous devons donc nous borner à en signaler aux amateurs les beaux arbres et les charmantes allées.
Versailles peut être le point de départ de nombreuses excursions aussi agréables qu'intéressantes. Les bois des Fausses-Reposes, Ville-d'Avray, les bois de Viroflay et de Chaville. de Butard, Bougival, Louveciennes, Marly et Saint-Germain, Saint- Cyr et Grignon, Bue, Jouy-en-Josas, Bièvre, etc.,
méritent une visite, soit pour leurs sites charmants, soit pour les souvenirs historiques qu'ils rappellent. .
Si Ton veut gagner le bois des Fausses-Reposes, il faut monter l'avenue de Saint-Cloud et traverser le Grand-Montreuil. On laisse à gauche une route qui conduit par l'ancien prieuré de Jardy à Yaucresson, et l'on descend une petite côte avant d'arriver aux jolis étangs de Ville - d'Avray qui se trouvent à l'entrée de ces bois.
Si l'on veut se rendre dans les bois de Viroflay et de Chaville, on prend la belle avenue de Paris qui, longue de plus de 2 kilomètres, aboutit au champ de courses de Porchefontaine, près de Viroflay. De là une route, qui forme le prolongement de l'avenue de Paris, conduit à Chaville à travers bois, par le Chêne de la Vierge et le rond d'Ursine.
Pour ces promenades, ainsi que pour les routes de Versailles à Saint- Germain et à Marly, à Saint- Cyr et à Grignon, à Bue, etc. V. les Environs de Paris illustrés j par Adolphe Joanne.
9982. — IMPRIMERIE GENERALE DE CH. LAHURE Rue de Fleurus, 9, à Paris