JARDINS
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sur la Pièce d’eau des Suisses
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Bassins des Miioits.
C'est du parc qu’il faut considérer le palais de Versailles, pour juger de la grandeur et de la majesté de cette immense construction. Sur un soubassement percé de cent vingt-cinq ouvertures, s’élève un ordre ionique formant le premier étage, supportant lui-même un attique corinthien et une balustrade ornée de trophées. Les trois corps de logis, le bâtiment principal et les deux ailes forment, depuis qu’ils ont été réunis , la plus immense façade qu’on connaisse. Pour donner un peu de jeu et de mouvement à ces lignes continues d’ouvertures, Mansart a construit une suite de péristyles de distance en distance, supportant chacun autant de statues qu’ils avaient de colonnes.
Après ce dernier regard au palais , nous entrons dans les jardins, dont les eaux et les aménagements ne sont pas une des moins surprenantes merveilles de ce séjour royal. On sait que la création du parc de Versailles, avec ses bosquets, ses bassins et ses eaux jaillissantes, appartient presque exclusivement au règne de Louis XIV. 11 consacrait personnellement quelques heures chaque jour à surveiller et diriger les travaux du parc : *< Louis XIV, rapporte Saint-Simon, était n peu sensible au froid et au chaud, meme à la pluie ; il n’y avait que des tenq->s “ extrêmes qui rempêchassent de sortir trois les jours. Ces sorties n’avaient que
Rien n étonne comme le rare bonheur qui a toujours guidé les choix de Louis XIV, mettant toujours à propos un homme de génie sous sa main. Le Nôtre a été le jardinier du grand règne. On lui doit les jardins deClagny, de Chantilly, de Saint- Cloud, de Meudon, de Sceaux, des Tuileries; mais son œuvre capitale, ce sont les embellissements du parc de Versailles, dont il traça le plan et dirigea l’exécution Louis XIV aimait non-seu1euient la truelle, mais le înaçon. Tout le monde sait, en cllet, lataveur constante dont il hojiora jusque dans scs derniers jours la brusque
« trois objets : courir le cerf au moins une fois par semaine à Marly où à Fon» “ tainebleau; tirer dans les parcs (et lioinme en France ne tirait aussi juste, si « adroitement ni de si bonne grâce; il y allait surtout les dimanches et fêtes qu’il “ ne voulait pas de grandes chasses et qu’il n’avait pas d’ouvriers ); les autres jours, voir travailler dans ses jardins et ses bâtiments. Quelquefois il se promenait “ dans ses jardins de Versailles etdeTrianon, où lui seul était couvert. « Lorsque Louis XIV eut conçu le j^rojet d’embellir les jardins de Versailles, il confia tout d’abord l’exécution de ce projet à Le Nôtre, l’inventeur de l’art des jardins.
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