‹ Versification et métrique de Ch. BaudelaireChapitre 11 sur 47 · I. 111, article dur Bau · texte numérisé non relu

I. 111, article dur Bau

Cfl- ItAriiEHIRE.

surannée de l'inversion, déjà signalée, s>.\plique souvent par le souci delà césure régulière Don moins qu* pat le souci de

la rime riche. C'esL souvent par le jeu de l'inversion, et par les transpositions de mois qu'elle permet, que lis [unîtes de virtuosité modérée parviennent à roiR'ilier le rytfjriu; et la syntaxe*

La césure régulière observée, la liberté du poêle reste entière pour le placement «les accents secondaires. Entière, pas tout à fait On sait qu'il est admis que deux toniques ne peuvent se suivre sans eboquor l'oreille, et que le heurt de deux accents, sorte d'hiatus rythmique, doit être évité autant que le lieurl de deux sons. Par conséquent, nï la S*, ni la 1 1 e syllabe ne doivent recevoir d'accent.

Pourtant il y a dans Baudelaire, comme dans presque tous les poètes, un bon nombre d'infractions à cette règle

Les unes ne sont qu'apparentes- Ce sont eelies où soit Les 5" H f'»' 1 syllabe», soit les II e et 12* appartiennent à des expressions dont les divers éléments su ni teflnnenf liés ensemble par te sens et la prononciation quelles peuvent filre considérées comme ne formant qu'un seul mot métrique :

Ali ! que je ifui-ji' mis ims luul un nœud Je ri pères : i

OÙ je bum* à to*ty« trait* le vin du souvenir,. ,, 34

VLvanti j'aiuu > [nvitartas corbeaux..., 7t

A; /-vous donc pu efoire, hypocrites sttrprâ 88

Envole-toi bien foin de osa miasmes atorbi : :t

A travers La i Eté i e e dans uo i fûxmp ■ I !38

Cha fi' Devm auxquels tu '"' ''''"'■'* ■f i ' 1 ' 1, H

El ton lire lirnmt*- l« |»Il'UI's ini'un ne V&U pas,*.. S

Comme pour l'htatn», celte Faute théorique* si faute, il y a, peut être commise fort à propos, de façon à produire par le battement des deux ac up suc coup des effets de

relief trfes heureux, effets qu'on trouve assez fréquemment chez Baudelaire ' ;

I, » Il y n "les eu où la seconde lève en cont&cj prend n ment emphatique, écrase te Me m*

FICATIÛN ET MÊTRiOirE

Des chemins singuliers, à lui-même ineorn

Où les purs Esprits seul* peut-eLre étaient venus. 17

Cachant le soleil rare et mimant les liHn- 15

Récolteru-tu for des voûtes azur- 7

Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois, ï

Je les planterai tous dans ton cœur pantelant.... 56 Les considérait tous avec compassion...

'lu. BOtta les gâtons secs» s'accoupler les vipères.... III

Il nous verse un jour noir plus triste que les puits.... BO

Et depuis les pieds fTttU jusqu'à les noires tresses,. ■■ 33

Il est des parfums fraie comme des chairs d'enfant.... 4

Décrépit, poudreux, sale, abject, visqueux, fôlê.... i:.

Me sauvant de tout piège et Je tout péché grave,... t't

Vers le ciel ironique et cruellement bleu..,. US

Se tenait h la barre el. coupait le (lot noir.... 15

Le fils audacieux qui railla son front blanc ' .... 15

Dans certains cas même, une ponctuation, un arrêt de la voix entre la 5 fl et la 6* syllabe, entre la II e et la 12* peut augmenter encore le relief en détachant davantage un mot de

valeur tout en atténuant sensiblement pour l'orcillr l r.hor, des accents consécutifs - :

atone* En tels cas, la rencontre même peut produire des effets inattendus, grandioses* superbes dam tettl apparente irrégularité. - (Clair Tisseur, Modestes observations, p, lui.) I. Cf. dans divers |*ofctes :

. . . . , . . Charme in uni

Qui lis hé au seuil de Marguerite.

Glissa curnmo un vaut frais sous lus porliquus sombras.

■ni peut nous voir fous, quand sur terre il regarde.

Semble un grand oiseau dur qui gratta an loin sa proie.

l'ail iiùtar dans sa main

Lu* deniers d'mrgeal clair qu'il rapparia du Rome,

| L.U'K.UjJ,. I

tlluco.;

| lluitrii.i.1

(Uehedia.)

1 lÎAr.INC.) (MllSSKT,.)

(Lamaiitixx.) illcco.)

(ÎIC DO.)

2. • La pause, en séparant les deux lèves, remplit l'office d'une atone. *

î,* sang «la vos rois crit et n'ose point écouté. La siècle qui l'a vu s'en est appelé grand.

Je méprisais l'insecte ot j-o me trouva.

il entendit La voix qui lui répondait : A.jri On s'endormait dix mille, on se réveillait cent.

(Clair Tisseur, Modestes observations, p. i03,)

DE ni. BAUDELAIRE,

Tantôt sotinera l'heure "«'i le divin Hasard,...

Qù iouL te dira : JbTeurs, vieux lâche, il est Lrop Lard M ftiT

Par les quatre eûtes d'où soufflent, les haleines

Du vent, tous les guerriers de chaque tribus, tous»... 8b

Bien entendu, en Oe qui concerne la 5* syllabe, Tîncori-orlion, ou reflet, selon le cas, est bien moindre dans le vers ternaire, qui n'a pas d'accent rythmique a la G" syllabe, et où l'accent rythmique de la 5" syllabe ne rencontre devant lui qu une simple tonique :

-lin citarmâ — suit Les jupons — comme un chien. ±2

Comme le rythme binaire de l'alexandrin classique convient naturellement à l'expression d'une antithèse ou d'une alternative, Baudelaire n'a pas manqué de l'utiliser toutes les fois qu'il a en îles idées de ce genre à exprimer :

La douleur cruj fascine — - j t le plaisir qui tue.„. f 15

Tan tût pleines de cris, — tantôt pleines de plein 136

Trafiquant à ma lace

L'un de son vieil honneur, — Tau lit de sa beauté J t*2<)

La volupté m'appelle — et l'amour me couronne.... il

Sous un clinuurde flamme — ou sous un soleil blanc... *7

Sors-tu du gouffre uoir> — ou descends-tu désastre • 23

Parcourant les lYn-ris — ou battu ni i<-> haliiers.-.. 6Q

Noua offrant leur à tour.

De terribles plaisirs -■ et d'affreuses douceurs..., 137

Il adapte non moins bien le même rythme binaire, avec sa subdivision quaternaire, à une expression plus analytique

des mêmes idées :

. . Préférerait au somme

louleur — à lu mort — et. l'enfer — au néant;

ou â un mouvement régulier marqué par la succession de

U Cf. Uiikm :

U t'avions imi, mûltti, \i ne serait pas uioft.

■lu Ckriii beau.)

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Ou

Il i.

El .

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Dans ce voix oïUin augmente] valeur to des accenl

atone. En Lel grandi

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