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ternaire, * il en reste toujours quelque chose, ajoule-t-îl ' ; il faut que le premier hémistiche se termine par un son plein ». Il eal constant que V. Hugo fit <Je plus en plus usage de cette sorte «Je vers, dont, soit dit en passant, l'importance au point de vue de révolution rythmique était apparue, comme ou le voit, de très honne heure, avant les Châtiments et les * ontemplations, bien avant les travaux de Becq de Fouquières en (]uî on voit quelquefois, tantôt [mur lui en faire honneur, tantôt pour h.- lui reprocher comme une hérésie, le premier qui aît considéré le ternaire comme un vers distinct, caractéristique de le versification romantique.
Baudelaire s'en sert assez fréquemment.
0r 3 si l'on admel en principe que tout changemenl de mètre uoil être justifié par le sens, on se demandera quelle est la signification du vers ternaire chez Baudelaire.
Noua allons voir qu'en dépit de l'opinion répandue d'après laquelle Hugo seul se serait servi avec habileté cl d'une manière profitable du vers ternaire*, Baudelaire a su en tirer souvent un excellent parti et l'employer d T une façon originale.
Da irès M- Maurice Gramroont, qui reprend avec infiniut de science etrîe talent les théories de Becq de Fouquières **'» les précisant et en les complétant % l'emploi du trimètre ou ternaire romantique, succédant, à une série detétramètres, convient :
'" A (a sentation d'un mouvement rapide^ au physique
"i moral ; 2* A (expression d'une synthèse, conclusion ou résumé
■ f,, '-< d'une questî tu d'une situation, spécialement sous
la forme d'une énumératten à 3 termes:
.-' " x Hu ft |, tf „ priais srul poète qui un ail (;iit un cmplni judi-
ciiii" n<s i»i*r L'idée -i e* primer , •■ (M GmmiaiînL, tarin sur le l'en ■/•■■- / o»fuH romoJie*, WU3, p. 19J )
VEIISÏFICATIUN ET MrïlUi.UT
mesures anapestique* (eflet a*- lent, souvent
très beuretrx) :
\ (i in,, ,■„ — ,/, : {'espg — et Us t*enfon — * i
r<ws marcha — *n — te révetf —
/.. Puissant — desœnflW — rfa — t t - pnsii
Mon corar connut un oi&6AU — c&Mgeûit — teul
t'tisutt — UAroinenJ — fi ï-tiiow — dta cerdapd;
Lr IWMK — re rutil'tit — SOtli Ufl BfiSt 1 — Wn* ntt-<< f <:s
Çommt un an — je wwtord - ■ fin soi
Et Lentemeal montait — ta t fi-ti — m /•■
OaiM rWr doux — du matin, ondvleu iêe,
Et W'iirW'J - ce ne fut — qu'un si/ton
C'est le but de la vie h c'est le seul espoir
Qui, comme un éiixir, aoîus monte et nous enivre,
£t nous (fort — R6 Ii
.1 tratars — Eq tempe te H ta nei — ivre. ht
Bu dehors môme de ces emplois de choix, le vers classique, binaire ou quaternaire, Fait le fond du style poétique de Baudelaire. Il en constitue la trame ordinaire.
Cependant cette prédilection n'exclut nullement l'emploi de l'alexandrin ternaire ou Irin r-in-, encore appelé vers romantique. * Ce vers admirable est d'un emploi tout nouveau, écrit \Y. Téoiat, en 1841, sur le ton de l'enthousiasme'.. Cette Forme est magnifique.... C'est à V. Hugo & qui revient, nous le croyons» l'honneur de la découverte..-. ii Et il cite comme exemple ce vers «lu Bal de Pffôiel de Ville :
Les ileurs au Iront, — la boue aux pieds, — la haine au cœur.
Bien que la césure «le l'hémistiche soit supprimée dans le
L W, Ténint, Prosodie de CËcuie moderne* p. 75.
DE 011. HAnii:iAUlK.
ternaire, « il en reste toujours quoique chose, ajoute-t-4] ; i) faut que le premier hémistiche se termine par un son plein n.
Il est constant rjuc V. Hugo fit de plus en plus usage de cette sorte de vers, dont, soit dit en passant, l'importance au [•oint île vue 'le révolution rythmique était apparue, comme on le voit, de très lionne heure, avant les ChâtimvnU et les Contemplations ) bien a va ni les travaux uV Becq de Fooqûièrea en qui on voit quelquefois, tantôt pour lui en faire honneur, tantôt pour le lui reprocher comme une hérésie. Je premier qui ait considéré le ternaire comme un vers distinct, caractéristique Je la versification romantique.
Baudelaire s'en sert assez fréquemment.
Or, si Ion admet en principe que tout changement de mètre doit être justifié par le sens, on se demandera quelle esl la signification du vers ternaire chez Baudelaire.
Nous allons voir qu'un dépit de l'opinion répandue d'après laquelle Hugo seul se serait servi avec habileté et d'une manière profitable du vers ternaire 4 , Baudelaire a su en tirer souvent un excellent parti et l'employer d'une façon originale,
D'après M. Maurice Grain mon I, qui reprend avec inliiument déficience etde talent les théories de Becq de Fouquières en les précisant et en les complétant \ l'emploi du trimètre ou ternaire romantique, succédant à une série de téiramêlrea, convient :
! a ÀUt représentation d'un roouveaienl rapide t su physique ou au moral ;
*2" A l'expression d'une synthèse, conclusion ou résumé rapide s d'une question ou d'une situation, spécialement sous la forme d'une énuinération à 'J temn