ASSONANCES
1° Voyelles palatales : claires (e, è, eu fermé) ou aiguës
Mais |,o poursuis en vain le Dieu inii se retire
I/itfftistible nuï'L ^"tablai son empire.
La remarquable prédominance, surtout dans le second vers, du son aigu i, soutenu par la voyelle claire é, correspond à l'expression, non pas île l'obscurité de la nuit, mais dune angoisse et d'un désespoir aigus.
Sosie inexorable, ironique ci. ratai
ir.
Même effet, accentué encore par la rencontre des deux premiers /en hiatus : agacement extrême, exaspération.
Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte I S2
un UH U î è M 1 a
Ici la douleur aiguë de l'adieu est tempérée et voilée de
t. Revues des Langues romanes, 1903 ; Des son* considérés comme moyens iVes pression.
(S VERSIFICATION KÎ MÉTRIQUE
tristesse par la présence des nasales on, an t et de la voyelle
grave nu.
Un paysage clair, ensoleillé, lumineux sera évoqué par un vers €Ù dominent les noies claires :
Au pava parlumr que le soleil caresse..,
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De même la bienfaisance allègre el joyeuse du vin se traduit par un cliant où les notes claires, représentées par les voyelles palatales placées à la rîmfi fit A la plupart des accents l-miques ou rythmiques, remportent sur les notes graves ou
sombres J :
On soir L'Ame du vin chantait dans Isa bouteille i
ta • r
Hoou : '" i< b pousse, i*t ctun
Sous ma prison de i*rr* - i s cires vermeilles
Lu chanl pteïn &6 lumière i ! de fraternité.
De même encore Vfli/mne « ;i la 1res chère, à la très belle », où Baudelaire avait besoin d'exprimer toute l'allégresse enthousiaste qui Fai&ail déborder son cœur est écrit en sons
clairs ;
■ À la très chferfij a la très belle,
Oui remplit mou rœiir de clarté:
A l'ange* à l'idole immortelle,
Salut nu immortalité :
Toutes les rimes notamment, non pas de cette seule Btropbe s niais de la pièce entière, sont en palatales : è, >\ è, ë; — i 9 '.', i 9 è; — b, i 3 K, i; — r% é n i, é; — è, ê t è; e\
2° Nasales; voyelles graves et voyelles sombres.
La résonance voilée des nasales ( in [£«], an, un, on) évoquera