LES STROPHES
Indépendamment des sonnets, au nombre de 7o ( et dont il B6TS question plus loin, l'œuvre poétique de Baudelaire, y i omprifl des pièces des Epaves^ se répartit ainsi qu'il suit, au point de vue des combinaisons atrophiées ;
Pièces ni rime- pliiies. ,»,..*.., * iK ) .
Pièces en rîmes croisées .......... :i ]
Pièces en s t replies Lit? i! vers . . , , , . i J -2
— 4 — rimes plates. . . * îî- \
— 4 — rimes croisées, .,„..- 8B f
— 4 — limes erabrattéec ...... 19 i 34
— 4 — rimes < pofeéfca et embPssaéCB, 1 /
— fi - ... . I f
Il résulte <le ce tableau que, sur 92 pièces, 21 seulement échappent à la disposition en strophes. Bien entendu, ne sont pas considérées comme écrites en strophes des pièces où un simple artifice typographique établit des divisions irrégulières, d'après le sens, entre les diiïérents développements (pièceS, 11, 21, 25, 26, 58, 78, 108, 109, 119, 124, 127, 110).
On remarquera que dans ces pièces Baudelaire préfère de beaucoup les rimes plates aux rimes croisées (18 pièces en
ies plates contre 3 en rimes croisées).
CH. U;Ui|JELAME.
strophes de % ei de 3 &m. — Il n'y a pas lieu de s'y attarder longtemps. On trouve chez Haudelaire deux sortes da distiques, Dana la pièce 144, Âbel et Cmn t ils sont assemblés deux à ileux, formant ainsi une suite de quatrains à rimes croisées. Le sens, une antithèse sans cesse répétée (Race d'ÂbeL*. Race de Caïn,..). marque suffisamment l'individualité de chaque distique, mais l'impression produite est d'une monotonie peu agréable. La pièce 145, tes Litanies de Satan, est constituée par une série de distiques en rimes plates, sans unité par conséquent au point de vue métrique, ce qui nécessité l'emploi d'un vers refrain pour les séparer.
Il suffira de mentionner pnur mémoire les stances latines mono rira es de 3 vers des Francisco f/m laudes (62), et un court essai de Terza rima servanl d'épilogue au recueil des Epaves*
Strophes de I velrs. — Les pièces en strophes de 4 vers sont «li beaucoup les plus nombreuses (54 sur 92). Sur ce nombre il y en a 3, écrites en rimes [dates (49, 51, 1*29), qui peuvent difficilement, au point de vue métrique, être considérées comme écrites en strophes, attendu que le poêle eût aussi bien pu en grouper les vers par 2, par G, par 8, etc., que par i; d'autant plus que, même au point de vue du sens, l'arrêt de la pli rase ne coïncide pas toujours avec la fin «lu quatrain,
DeUJS autres pièces, écrites également en rimes plates (o3 T 412), sont cependant dans un cas tout différent, parce que l'unité de la strophe y est constituée par la présence d'un second mètre, On a le dessin suivant :
Pour la pièce 83 : 12-12-8-12.
— It2 : 7-7- 7-4.
dessin qui Se répète de stroplie en strophe.
Quant aux autres pièces en strophes de i Vers, elles sont écrites en rirhes croisées ou embrassées.
YEliSÎFUiATiuN ET MéTI
La plupart, -!'. bodI écrites on ri nus masées: *ur <c nôffîbua, 7 sont hétémmétriques* Elles ne doaueiri lii aucune observation particulière.
Baudelaire a souvent aussi employa la rime ?tn brassée (19 pièces) qui, autre qu'elle donne à la strophe plus d'unie en même 'temps que plue «le variété, permet peut tcceo-
luer davantage une idée ou une image an la plaçant a la rime <ln dernier vers, détachée des doux rimes plates qui précèdent. Toute» ces pièces Boni isométriquoa (9 en alexandrins, 9 bd octosyllabes. I en heptaayll&bes^,
En générât, dans ers strophes, Baudelaire suif 1 usage qui \rw\ que l 1 ordre de succession desrimesmasculineset féminines change d'uu cpiakaùn à l'autre d'après le dessin at-dessous :
M I I Mi - F M. M F — MFFM
etc.
Dans une seule pièce; la Préface en vera du recueil, une autre disposition e&4 adoptée, l'ordre des rimes restant l«' même dans Loua tes quatrains :