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ilo la versification française en cherchant dans la rime ellemême ses principaux moyens comiques ».
En elîet il es! permis ni*- croire que le succès de ces « uoe&se, k l'origine simples ji-ux d'esprit, eut sur le développement ultérieur «lu poète une influence prépondérante. Dans i' en semble desora œuvre, les Odes funambulesque un caractère essentiel. Là, c'est lien, indubitablement, L'ioai» tendu des rencontres de mots mises par la rime ullra-riehe en une lumière éclatante qui constitue le comique :
puisque tout ce qiii cause
Dit que ta crobe I m offerte s,ine cause
A Delacroix*...
Puisque bous les étoiles
l/tinivH rs u'rst Pas otnrombré des loiles Que fait Véniel ',...
De ce que, dans ces pièces où son incroyaïile. facilité se jouait des difficultés, le comique résultait de la rime, et de la ritne uniquement, I h de Banville en vint insensiblement à conclure, influencé d'ailleurs parles idées qui flottaient dans l'air autour de lui, et par une généralisation imprudente, que
était la rime qui faisait la poésie, théorie qu'il devait développer plus tard toul au long dans son Petit traité. de poésie çaise (1872).
Mais, bien muni, te dogme de la pi me riche avait trouvé son théoricien en Willielm Téniat, dont Le livre* Pro&odie de I* Ecole moderne^ paraît ea 1844, appuvé d'une LeUré*Av&nlpropos de Victor Hugo et d'une Préface d'Emile Descharaps. Pour quiconque veut étudier révolution subie ù cette époque par la forme poétique, ces! l'ouvrage capital. Assez longtemps
i. Rommotut Couture l i — On pourra consulter, pouf l
seroeoi des rimes de Banville : II. Grein, ra. dt
• te, Kil-I, |yw.
4 VERSIFICATION et MÉTRlQnK
après (!863), Ducoadut, se proposant «le réfuter celui qo 4 il appelle * le professeur romantique b, écrira en pro terrai l'on > 'étonnait de nons voir attaquer un livre
déjà vieux de vingt ans, nous répondrions que, depuis sa publication, aucune autre œuvre analogue n'a paru: nous discutons, non quelques pages oubliées d'un auteur disparu, mais un système bien vivant, bien actuel, mis en pratique chaque jour * ».
Or W. Ténint, après avoir défini ta rime riche \ déclare que, « une fois le métier acquis, la rime riche vient en aide au poète 1 », que « les vers se font par la rime ' », et linalein'iii que i la rime est te seul générateur du vers français 5 ». Quant aux rimes irup riches qui reproduisent trois ou quatre syllabes, s*il recommande de tes éviter, i ce n'esl pas que de telles rimes, rencontrées p;»r hasard, ne soient gracieuses », c'est seulement parce que l'abuser sérail fatigant*.
Toutes théories dont on trouve la démonstration dans son ouvrage ei dont ou pourra aller chercher le oomplel développement ilans le Petit Traité de Th. de Banville.
(Tes! pour en faciliter l'application pratique queNapoléon Landais et Marré composent leur Dictionnaire des rîmex françaises \ C'est. « un ouvrage neuf, disent-Us dans leur Avertis- Bernent, parce que les Dictionnaires antérieurs n'indiquaienl que les rimes suffisantes, tandis que celui-ci classe les mots en tenant compte de la consonne d'appui qui fait la rime riche ■- El leur Dictionnaire est précédé d'un petit Traité de Versifi-
lucDudut, I: Ion claaaiqw '.ntique,
\*UZ f p. L"5, 2. - La rime riHi# g n le sait, dans la parfaite conformité de la
yliaUe pour le vers i8i et des deux dernières, en comptant
li pyllabe sotirdej pour k i vers rérniniû. ■ W. Ténint, Prosodie de ■ moderne, p. flO, ■S. lit, p. 89.