Versions latines commentées pour les classes de troisième, seconde et première. Livre du maître. Cinquième édition
Ceci est un travail de bonne foi et nous le recommandons comme tel à l’indulgence de nos collègues. Beaucoup d’entre eux trouveront sans doute que nous sommes allé bien loin dans nos explications et que nous pouvions, sur bien des points, nous en remettre à leur science et à leur expérience. Notre excuse sera que, composant un livre de ce genre, nous étions obligé de le faire aussi complet que possible et de répondre à toutes les questions posées aux élèves dans le volume correspondant.
Nous ne croyons pas avoir omis une seule difficulté sans l’élucider et l’on sait qu’il en surgit à chaque pas dans les textes anciens. Nous avons dû choisir parfois entre différentes explications proposées par les traducteurs ou commentateurs. Nous ne sommes pas entrés à ce' propos dans de longues discussions. S’il faut convaincre les élèves — et très nettement — que les langues ne sont pas des instruments parfaits et infaillibles, que les textes latins ne sont pas toujours établis d’une façon incontestable et que nous ne savons pas tout de l’antiquité, il est dangereux par contre de leur laisser supposer que ces obscurités sont fréquentes et de nature à désespérer ceux qui font métier de les interpréter.
Nous aurions voulu pouvoir donner en note des traductions littérales plus nombreuses encore. Nous estimons qu’un texte n’est bien compris que si »l’on peut rendre compte de tous les détails. Traduire du premier coup élégamment, c’est traduire superficiellement et laisser l’élève devant un texte qui reste fermé pour lui, parce qu’il n’en a pas la clé: cette clé, c’est la tra-
préface
duotiôù littérale. tJn morceau étudié par l'élève la plumé à la main, doit être ensuite regardé de très près. La curiosité de V&& ye * été éveillée sur les difficultés aveo lesquelles il a dû lutter: il serait maladroit de ne pas la satisfaire complètement.
En multipliant les renvois, nous aurions pu abréger un peu cet ouvrage, mais nous avons pensé qu’en nous répétant nous dispensions nos collègues de recherches toujours ennuyeuses qui fo&t perdre un tempe précieux.