‹ Vertige [electronic resource]Chapitre 55 sur 76 · XXII. Vertige hystérique · texte numérisé non relu

XXII. Vertige hystérique

Si l'on se contente, comme il arrive dans un examen hâtif, pour affirmer l'hystérie, de l'anesthésie pharyngée, si fréquente en dehors de cette affection, et des anesthésies locales, on s'expose évidemment à bien des mécomptes. Le vertige, labyrinthique ou cérébral, s'accompagne parfois d'anesthésies passagères, particulièrement pharyngées, et ces anesthésies locales peuvent se maintenir chez certains individus qu'aucun autre stigmate ne peut faire supposer hystériques. Nous avons observé un cas d'anesthésie de l'épaule et de l'avant-bras associé à des crises vertigineuses, que nous pouvions provoquer à volonté par la douche tubaire.

Néanmoins, le vertige chez les hystériques et le vertige hystérique existent, et rien n'est plus acceptable que l'idée du vertige à propos de troubles sensoriels, sensitifs, moteurs ou vasculaires. Quel que soit le vertige observé chez l'hystérique, il ne pourra qu'affecter une des formes que nous avons énumérées précédemment. Les absences ne sont généralement qu'une suspension momentanée de l'orientation subjective et se rencontrent, dans nombre de cas de vertige, chez des sujets ne présentant aucune tare hystériforme.

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