XXI. Vertige épileptique
C'est du vertige cérébral, bulbaire, oculaire, labyrinthique, pneumogastrique, etc. Quand il précède une attaque,
VERTIGE ÉPILEPTIQUE
quand il coïncide avec une violente congestion céphalique ou labyrinthique, ou avec une anémie due à un spasme généralisé des petits vaisseaux, quand il s'accompagne d'une contraction énergique des masticateurs et sans doute aussi des muscles tympaniques, de nystagmus, de convulsions oculaires, d'une aura bulbaire manifeste, bien fin celui qui affirmerait la nature exacte du vertige observé.
D'autre part, les brightiques que nous avons observés et les vertigineux exclusivement labyrinthiques pouvaient, eux aussi, avoir des absences, des auras bulbo-cérébelleuses ou bulbo-cérébrales ; combien, sans doute, de soi-disant épileptiques atteints de petit mal ne sont que des urémiques méconnus, sans albuminurie, ou simplement des malades dont l'endothélium labyrinthique ou sous-arachnoïdien ne filtre pas plus correctement que l'endothélium rénal, ou filtre trop copieusement? Nous n'avons jamais observé d'automatisme ambulatoire chez des vertigineux labyrinthiques, mais plusieurs fois des absences partielles manifestes ont disparu rapidement sous l'influence du régime lacté.
« Que l'attaque de vertige éveille la crise épileptique chez l'épileptique vrai, affligé, par exemple, d'une lésion auriculaire, sommes-nous suffisamment armés de critériums cliniques pour faire la part de causalité du vertige vis-à-vis de la crise épileptique ou inversement? Un cas donné, examiné avec beaucoup de prudence, nous montrerait peut-être la méthode particulière à ce cas et pourrait nous permettre d'établir un diagnostic, mais nous ne pourrions songer à fixer une critique absolue.
La forme du vertige ne signifie rien absolument, et affirmer que le vertige chez un épileptique est un vertige épileptique parce qu'il varie avec l'état comitial du malade, ne fera pas, pensons-nous, faire un pas à la question. Le vertige labyrinthique ne peut être nié même en l'absence de tout signe auriculaire. D'ailleurs, en quoi consiste le trouble fugace, la lésion momentanée de l'attaque épileptique? En quoi, quelle qu'elle soit, ne pourrait-elle pas trouver un substratum suffisant dans l'appareil labyrin-
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thique tout entier, pour que la critique différentielle n'ait même pas de raison d'être ?
Le traitement seul pourra renseigner utilement, dans certains cas simples.