PRONOSTIC
Toutes les causes de vt>rlige, locales ou générales, pourront reapcclivement produire toutes les variétés de vertige, et la vai'iélé de symptôme est plus direcleuicnt liée au tei'rain ]ia!liogéni(|ue, c'est-à-dire à la l'ormule individuelle d'irradiation et de l'éaclion cenli'ale, ipi'à la vai'iélé étiologi(iue.
Tout ceci s'applifpie avant tout au vertige habituel et non au verligequi apparaîtra au début d'une otite, d'une infection, d'une affection aiguë, d'une intoxication ou d'une crise quelconque. Le début violent d'un vertige et son intensité feront penseï- à l'hémorrhagie labyrinlliique, surtout s'il y a d'autres symptômes labyrinthiques ; mais l'hypothèse de vertige deMénière pourra être néanmoins rejetée (juand on trouvera dans la caisse ou dans le conduit des causes de compression brusque du labyrinthe, ou s'il s'agit d'un épileptique. Le sens de la chute ou de l'impulsion, quand il est constant, la nature des mouvements actifs quand ils observent certains caractères de régularité dans un plan déterminé, devront également éveiller l'idée d'un trouble vestibulaire direct; mais, ici encore, rien ne nous prouvera qu'il ne s'agit pas d'un trouble nucléaire intéressant les centres de façon cà faire surgir la réaction ordinaire à l'irritation périphérique.
Pronostic.
Le vertige ne se traitant pas directement, au moins Jusqu'aujourd'hui, le pronostic varie naturellement avec l'accessibilité et la curabilité de la cause déterminante. Il peut disparaître spontanément, subitement en quelque sorte, soit chez un goutteux dont la localisation diathésique change d'organe, soit quand l'irritation périphérique disparaît d'elle-même, soit quand la rupture de compensation labyrinthique se trouve efiacée par la disparition subite de sa cause. L'excès de tension des liquides
de l'oreille iiUei'iie pourra disparaître à la suite d'une mélrorrhagie, d'une éfHslaxis, d'une héuiorrhagie quelconque. Le vertige de la ménopause réservera de ces surprises. Il peut disparaître à la longue par l'atrophie spontanée des papilles vestibulaires, sous la compression constante des liquides endolympliatiques, ou enco]-e quand les éléments nerveu.\ de ces papilles, ou les conducteurs, ou les cellules des centres sont peu à peu étouiïés par là sclérose périphérique ou centrale. Enfin une foule de causes circumauriculaires peuvent rétablir soit la perméabilité des trompes, soit la mobilité des articles oscillants de la caisse, etc. Quand il y a traitement direct, celui-ci peut avoir pour résultat de modifier l'étal des parties tympaniques et tubaires, de diminuer l'envahissement du processus scléreux, d'abaisser la pression vasculaire et l'exagération des excrétions de l'oreille interne, de corriger la lésion ou le trouble déterminant la réaction vertigineuse, de combattre la diathèse, de réduire l'excitabilité des centres et de restreindre l'irradiabilité internucléaire; dans ce cas, le pronostic vaut ce que vaut la thérapeutique.
En général, le vertige paroxystique ou intermittent est d'un meilleur pronostic que le vertige permanent. Celui-ci n'a guère pour issue que l'atrophie spontanée ou provoquée de l'organe qui en est la cause.
Comme signification clinique, le vertige annonce en général aussi une élévation de la pression céphalique, et l'on doit s'attendre ^voy. Vertige brightique) à des troubles vasculaires et endolhéliaux, reproduisant autour des centres encéphaliques les causes de compression ou d'intoxication dues à la trop grande et trop incorrecte perméabilité des filtres endothéliaux. Chez les sujets à grande susceptibilité bulbaire, le vertige peut provoquer une foule d'irradiations des plus pénibles qui pourront disparaître avec lui. Les troubles irradiés assombrissent le pronostic bien plus que le vertige lui-même.