MÊME SUJET. - DANGER DES CHARGES
• J'ai appris que Notre-Seigneur vous continue toujours ses grâces en permettant que vous soyez toujours dans vos infirmités, et que quelquefois elles soient plus grandes, comme je crois qu'elles sont présentement. Vous voyez bien que la voie par laquelle Dieu veut que vous alliez à lui est le chemin royal de la croix. Je ne doute point que vous ne vous y laissiez conduire bien gaiment et volontiers pour y faire sa sainte volonté, aussi bien que j'espère que vous avez l'ait, lorsque sa Providence vous a chargée du soin de votre petite famille.... C'est notre ignorance qui nous lait croire que c'est un honneur et un plaisir. Si nous savions ce que c'est que la charge de Sœur Servante, oh! que nous nous verrions humiliées quand on nous la donnerait, nous considérant être le fardeau de la maison, et ayant besoin que toutes nous supportent ; nous voyant aussi obligées à servir en tous les offices de la maison par nos soins, à être de bon exemple en toutes choses; et, si nous faisons bien, à n'avoir que le reste des autres, et les tenir toutes dans notre cœur ! Essayons, ma chère Sœur, d'être dans ces saintes pratiques. Aimons mieux les volontés de nos Sœurs que les nôtres, quand elles ne sont pas contraires à la très-sainte volonté de Dieu (A la Sœur Charlotte, à Richelieu). »