A UNE MALADE
« Ma bien-aimée Sœur, j'adore de tout mon cœur l'ordre de la divine Providence sur la disposition qui semble qu'elle veuille faire de votre vie. Si c'est la très-sainte volonté de Dieu de retirer votre âme, son saint nom en soit béni ! Il sait le regret que j'ai de ne pouvoir vous assister eu ce dernier acte d'amour que je crois que vous ferez de donner votre âme très-volontiers au Père éternel, avec désir qu'elle honore i'instant de la mort de son Fils. Notre bonne Sœur Elisabeth vous va assurer de l'affection de toutes nos Sœurs, et du désir que
vous vous souveniez d'elles dans le ciel, quand Dieu vous aura fait miséricorde ; notre Sœur Anne-Marie particulièrement, qui dit avoir grand regret de ne vous pouvoir rendre les derniers services. Souvenez-vous donc, ma très-chère • Sœur, des besoins de la pauvre Compagnie en laquelle Dieu ' vous a appelée. Servez-lui d'avocate auprès de sa bonté, à ce qu'il lui plaise accomplir ses desseins sur elle. Et si sa bonté le vous permet., priez nos bons anges de nous aider. Bonsoir, ' ma très-chère Sœur, je supplie de tout mon cœur Jésus crucifié vous bénir de toutes les vertus qu'il a pratiquées sur la croix. »
XXÏ