Vestigia flammae; poèmes
Ainsi qu'une fumée au vent qui la rabat. Ma vie autour de moi répand une odeur acre Et Je sens se sécher la sueur du combat.
C'est le moment venu où plus d'un se consacre. Selon qu'il a vécu, pour mémoire de soi, Lçi statue orgueilleuse ou le vil simulacre ;
VKSTIGIA FLAMMiE
C'est l'heure solennelle où chacun se revoit Debout en son destin, au terme de la rouie Où va son pied d'esclave ou son talon de roi,
Où chacun dans l'écho se prolonge et s'écoute Et compte avec reçjret le nom.bre de ses Jours Quand son pas s'alourdit et quand son dos se voûte.
Tel, de ses durs exploits, dans l'ombre, entend toujours Retentir Jîèrement les fanfares lointaines Et songe, le front haut, à ses belles amours ;
Tel autre n'a rien pu saisir en ses mains vaines ; Sa bouche, de tout fruit, conserve un goût amer Et son sang épaissi s'épuise dans ses veines.
C'est près de lui qui, las de son passé désert,
S'est assis lourdement parmi le sable aride
Et qui pleure dans l'ombre en regardant la mer.
POÈMB8 DIVERS 0
One je viendrai, ce soir, sur la grève perfide
Où déferle le Jlot qui n'a pas de saison,
Reposer dans ma main mon front que le temps ride.
Nulle voile d'espoir ne luit à l'horizon ; Nulle proue écumante et toutes rames hautes Ne m'appellera plus vers l'or de la Toison.
Je ne partirai plus vers les caps et les côtes.
Que m'importe la cendre ofi son tison s'éteint /
Mon foyer n'attend plus de Dieuxqui soient ses hôtes .
J'augure d'aujourd'hui ce que sera demain l'A je suis fatigué d'être ce que nous sommes. Sachant ce que fat vivre et combien vivre est vain,
Quand on n'est rien déplus que l'un d'entre les hommes.
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