‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 12 sur 95 · IN MEMORIAM · texte numérisé non relu

IN MEMORIAM

Je n'aime pas, ce soir, ce soleil qui se couche En cette cendre grise où s'éteint l'horizon ; Le crépuscule amer laisse au fond de la bouche L'âpre goût que les pleurs mêlent à son frisson.

Je n'aime pas l'odeur de ces roses qu'on cueille Et qu'on tresse en couronne et qu'on noue en bouquets, Ni le parfum que laisse à la main qu'elle endeuille La violette née à l'ombre des cyprès.

Il y aura demain sur la colline verte Une tombe nouvelle avec un nom nouveau. Car la mort a soufflé sur la fleur entrouverte Et l'orag-e pesant a brisé l'arbrisseau.

POÈMSS OrVEBS 8S

Si ton poids est It^ger h ceux que Tâgo accable Et qui virent le jour et le soir trop souvent, Je te trouve bien lourde, ù terre inexorable, Quand tu pèses ainsi sur le corps d'un enfant !

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