FRESQUE
L'Amour! Parfois il dort, jeune, farouche et nu.
Auprès de lui, le fer que sa main a tenu
Gît sur la terre rude ou brille en l'herbe grasse ,
Parfois aussi, sur le chemin où Psyché passe,
Astucieux et solitaire, il apparaît ;
Parfois encore il rôde à travers la forôt
Où son pas presque ailé foule la feuille morte,
A moins qu'il n'aille, pèlerin, de porte en porte,
La coquille à l'épaule et le bourdon aux doig-ts.
Tour à tour, couronné comme les fils de rois
Ou pauvre ainsi que ceux qui demiindent l'aumôno,
A travers le printemps comme à travers l'automne,
Humble ou fier, suppliant ou brusque, tour à tour
Fourbe ou tendre, furlif ou grave — étant l'Amour.
Ce qu'il cherche, ce qu'il désire, ce qu'il veut.
POÈMES DIVBnS SI
Que son rcj^^aril soit un regard d'ombre ou de feu, (Ju'il implore à voix basse ou qu'il parle à voix haute, Qu'il porte une colombe ou qu'il tienne une rose, CjO qu'il lui faut — étant l'Amour — c'est, ô Psj-ché, C'est votre geste, sur soo sommeil nu, penché!
S2 VESTIOIA FLAMMES