‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 11 sur 95 · FRESQUE · texte numérisé non relu

FRESQUE

L'Amour! Parfois il dort, jeune, farouche et nu.

Auprès de lui, le fer que sa main a tenu

Gît sur la terre rude ou brille en l'herbe grasse ,

Parfois aussi, sur le chemin où Psyché passe,

Astucieux et solitaire, il apparaît ;

Parfois encore il rôde à travers la forôt

Où son pas presque ailé foule la feuille morte,

A moins qu'il n'aille, pèlerin, de porte en porte,

La coquille à l'épaule et le bourdon aux doig-ts.

Tour à tour, couronné comme les fils de rois

Ou pauvre ainsi que ceux qui demiindent l'aumôno,

A travers le printemps comme à travers l'automne,

Humble ou fier, suppliant ou brusque, tour à tour

Fourbe ou tendre, furlif ou grave — étant l'Amour.

Ce qu'il cherche, ce qu'il désire, ce qu'il veut.

POÈMES DIVBnS SI

Que son rcj^^aril soit un regard d'ombre ou de feu, (Ju'il implore à voix basse ou qu'il parle à voix haute, Qu'il porte une colombe ou qu'il tienne une rose, CjO qu'il lui faut — étant l'Amour — c'est, ô Psj-ché, C'est votre geste, sur soo sommeil nu, penché!

S2 VESTIOIA FLAMMES

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