UNE FEMME PARLE
« Je n'ai plus à l'offrir, la maîtresse farouche. Les plaisirs de mon corps et ses jeunes secrets, Une saveur de cendre est au fruit de ma bouche El c'est d'un triste amour que lu l'enivrerais.
c Je n'ai plus pour charmer tes désirs trop avides Ma jeunesse éclatante et mes yeux d'autrefois ; Le printemps ne rit plus sur mes lèvres rapides. L'été ne chante plus aux sources do ma voix ;
« Cependant, si Ion cœur où le passé résonne Accorde quelque prix aux souvenirs lointains, Peut-être, en mon fidèle et patient automne, Encor trouverais-lu l'écho de nos matins ?
72 VF.STIGIA Ph\UUJÉ
« Mais si ce cœur cruel a le cruel courante De rester insensible k ces vœux insensés, Une dernière fois g-oûle sur mon visag-e Le sel amer des pleurs que par toi j'ai versés. »
ea Qu'iw M'oiiT DIT 73