LES LARMES
« Mon cœur, vous m'avez fait souffrir toutes les sortes De tourments. J'ai connu par vous les heures mortes Où rien ne vivait plus que votre battement Implacable, féroce, absurde et véhément, Où, la sueur au front et la cendre à la bouche, On meurt de se sentir solitaire et farouche. Vous m'avez fait rougir du néant de mes jours Et vous m'avez mené par d'immondes détours, Traîtreusement, jusques au goût des choses viles. A l'or, j'ai préféré les vulgaires argiles Où j'ai bu l'amertume et le sombre regret. Rappclez>vous ce temps sinistre, ô coeur secret, Rappelez-vous ce temps, rappelez-vous ces choses ; Les jours afiPrcux, les jours haïs, les jours moroses,
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Vous qui saig'niez en moi, goutte à goutte, pendant Que je riais avec un faux rire impudent. Ah ! comme j'ai souffert de vous, insatiable, Cœur org-ueilleux, cœur acharné, cœur misérable ! Et pourtant je vous aime, hélas! car aujourd'hui C'est vous, lorsque mon pas vers elle m'eut conduit Qui, haletant soudain au fond de ma poitrine, M'emplissez tout entier d'une angoisse divine Et dans un long et pur sanglot mystérieux, Faites monter ces douces larmes à mes yeux. »
CE QU'ILS m'ont dit 80