STANCES
c Amour, qui fut mon maître, a pris votre visage Afin de m'upparaître ainsi que je vous vois, Et j'ai prâté 1 oreille à son divin langage En lui recoonaissaut le sonde votre voix ;
« Et voici maintenant que toute ma sngesse S'en va comme un manteau déchiré par le vent Et qu'une éblouissante et terrible allégresse Me brûle de sa flamme et de son feu vivant ;
« Mes mains qui ne tressaient que la pAle couronne Que pose le regret au front du souvenir Ont cueilli dans l'éclat de leur pourpre d'automne Les feuilles de l'espoir et la fleur du désir.
86 VESTIOIA FLAMME
« Qu'importe, je le sais, cette heure est éphémère, Car le plus beau destin est cruel maif;*Té lui, Même quand il emprunte une voix printanière Pour nous parler d'aurore alors que vient la nuit,
« Et quand vous partirez et que ma vie obscure Sera plus sombre encor de cet éclair trop court, N'écoutez pas crier le sang- de ma blessure, Si je pleure dans l'ombre en maudissant l'amour,
« Car votre chère voix et votre cher visag-e Un instant m'ont sauvé du temps injurieux. Et c'est un dieu qui m'a, debout au noir rivag-e. Parlé par votre bouche et souri par vos yeux. »
CB qu'ils m'ont dit 87