‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 34 sur 95 · PROMENADE D'ÉTÉ · texte numérisé non relu

PROMENADE D'ÉTÉ

« Il a plu. Tout le bois sent l'averse et l'été,

Le feuillage s'ég-oulte avec tranquillité

Dans le silence clair et frais que trouble à peine

Un pas lointain que l'on entend sans que survienne

Personne et qui s'en va, se détourne et décroît...

I^ ciel cncor humide est tout bleu par endroit ;

Le lac, avec son ile, est là, verte et fleurie ;

Entre les arbres on disting^ueune prairie

El le kiosque y dresse, à sa pointe, là-haut.

Son proHl à la fois rustique et rococo.

L'heure passe. Je vais devant moi et je pense

A vous et je maudis le voyag^e el l'absence.

Je suis seul et ce jour finira loin de vous.

Alors qu'importe qu'il ait été calme et doux,

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Que le ciel soit profond et bleu par éclaircie, Que le lac soit charmant, que l'île soit fleurie, Qu'un cyg-ne se repose à son bord arrêté. Et que vous soyez belle et que ce soit Tété ! »

OB QU'ILS M'ONT OIT 93

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