‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 35 sur 95 · NUIT · texte numérisé non relu

NUIT

« Sombres nuits de sommeil, de ténèbre et d'abtme Où l'être tout entier en soi s'ensevelit, Sombres nuits où l'esprit cède au poids qui l'opprime, Sombres nuits de néant, de silence et d'oubli !

t 0 vous qui, sans éclair, sans songe et sans mémoire, En votre obscur désert où tout est elTncé, N'ôles plus que do l'ombre indifférente et noire Evanouissez-vous au gouflFre du passé !

H Mais loi, ô chère nuit lumineuse et secrète Dont mon cœur garde encore un battement divin, O toi qui me donnas l'heure où le temps s'arrête, 0 toi qui me donnas son corps jusqu'au matin.

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« Toi par qui j'ai connu le bonheur ineffable De sentir en mes bras palpiter sa beauté, Nuit enchantée, ô nuit divinement durable. Sois vivante à jamais en ton éternité ! »

CE qu'ils M'ont dit 05

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