CHATEAUBRIAND A JULIETTE
« Juliette, un doig-t souple a sculpté dans l'argile Ce visag'e charmant qui de moi fut aimé Et si pur que le temps, devant lui désarmé, En respecta la grâce éternelle et fragile;
Car lui qui détruit tout d'une aile trop agile Epargne quelquefois la fleur qui l'a charmé, C'est ainsi que survit le prestige enfermé Dans un vers amoureux de Dante ou de Virgile.
Juliette, à jamais durera ta mémoire,
Car ton nom à jamais me suivra dans la gloire;
Celle du grand René s'éclaire à ta beauté,
Et le siècle futur en voyant ton visage Y mêlera toujours la fulgurante image Du dieu qui t'emporta dans l'immortalité î »
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